Conseil d'État, 2 mai 1958, n° 32.401 32.402 32.507 34.562
CE 2 mai 1958

Arguments

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  • Rejeté
    Illégalité des décrets et arrêtés

    La cour a jugé que le gouvernement avait le droit de réduire les contingents de production d'alcool et de mettre fin aux contrats en cours, sans violer les droits des distillateurs.

  • Rejeté
    Droit à indemnisation

    La cour a estimé que les décrets ne suppriment pas le droit à indemnité pour les préjudices subis, mais qu'ils établissent un régime d'indemnisation forfaitaire.

  • Rejeté
    Fixation des années de référence

    La cour a jugé que le gouvernement avait le droit de fixer les années de référence sans qu'aucune condition ne soit requise.

  • Rejeté
    Détournement de pouvoir

    La cour a conclu que le détournement de pouvoir allégué n'était pas établi.

Résumé par Doctrine IA

Le Conseil d'État, saisi en premier ressort, a rejeté les requêtes de la Distillerie de Magnac-Laval qui demandait l'annulation pour excès de pouvoir de plusieurs arrêtés et décrets relatifs à la réduction des droits en alcools divers et à l'indemnisation des distilleries. La distillerie invoquait l'illégalité du décret du 9 août 1953, arguant que le gouvernement avait porté atteinte à la protection des biens en mettant fin aux marchés en cours, en violation de l'article 7 de la loi du 11 juillet 1953. Le Conseil a jugé que les droits de production d'alcool ne constituaient pas des biens au sens de cet article et que le gouvernement pouvait légalement réorganiser la production d'alcool et mettre fin aux contrats, sous réserve des droits à indemnité. Sur le moyen de l'indemnisation forfaitaire, le Conseil a estimé que les décrets attaqués étaient conformes à l'article 4 du décret du 9 août 1953 et que les distilleries n'avaient pas droit à indemnité en l'absence de texte spécifique. Concernant les années de référence pour le calcul de l'indemnité, le Conseil a jugé que le gouvernement pouvait légalement les fixer aux campagnes 1950-1951 et 1951-1952. Enfin, sur les moyens relatifs à l'illégalité du décret du 9 août 1953 et à la violation de l'article 363 du Code général des impôts, le Conseil a confirmé la légalité de la fin des marchés de fourniture d'alcool à l'État et la conformité des arrêtés pris pour l'application des dispositions du Code général des impôts. Aucun détournement de pouvoir n'a été établi, et les requêtes ont été rejetées.

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Commentaires24

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1Oui au pouvoir de résiliation d’un accord-cadre à bons de commande en cas d’augmentation des prix !
weka.fr · 23 janvier 2025

2Le recours contre la résiliation unilatérale
Fallait pas faire du droit · 18 janvier 2025

3Commande publique : lâche l’affaire, on y arrive plus, je résilie 💔😒
actualitesdudroitpublic.fr · 25 mars 2024
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Sur la décision

Référence :
CE, 2 mai 1958, n° 32.401 32.402 32.507 34.562
Juridiction : Conseil d'État
Numéro : 32.401 32.402 32.507 34.562

Sur les parties

Texte intégral

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