Conseil d'Etat, Assemblée, du 30 novembre 2001, 219562, publié au recueil Lebon
TA Paris 7 juillet 1993
>
CAA Paris
Annulation 25 janvier 2000
>
CE
Annulation 30 novembre 2001

Arguments

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  • Accepté
    Erreur de droit sur la responsabilité de l'Etat

    La cour a estimé que la responsabilité de l'Etat pour les fautes de la Commission bancaire ne peut être engagée qu'en cas de faute lourde, et que la cour administrative d'appel a donc commis une erreur de droit.

  • Rejeté
    Responsabilité de l'Etat pour les fautes de la Commission bancaire

    La cour a jugé que la responsabilité de l'Etat ne peut être engagée qu'en cas de faute lourde, et que les conditions pour établir cette responsabilité n'étaient pas remplies dans ce cas.

Résumé par Doctrine IA

Le Conseil d'État a été saisi en cassation après un arrêt de la cour administrative d'appel de Paris qui avait annulé les jugements du tribunal administratif de Paris rejetant les demandes d'indemnisation de MM. X…, Y… et autres suite à des fautes lourdes commises par la Commission bancaire dans l'exercice de sa mission de surveillance des établissements de crédit. Le Conseil d'État casse partiellement l'arrêt de la cour administrative d'appel en considérant que la responsabilité de l'État ne peut être engagée que en cas de faute lourde de la Commission bancaire. Il estime que la Commission bancaire n'a pas commis de faute lourde en ne diligentant pas de contrôle sur place entre mai 1987 et avril 1989, mais a commis une faute lourde en ne fixant pas de délais contraignants pour l'augmentation de capital de la Saudi Lebanese Bank et en ne regroupant pas les créances de cette banque sur l'Union nationale S.A.L. et le groupe Kairouz. Le Conseil d'État condamne donc l'État à indemniser les requérants à hauteur de 10% du préjudice subi.

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Résumé de la juridiction

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Sur la décision

Référence :
CE, ass., 30 nov. 2001, n° 219562, Lebon
Juridiction : Conseil d'État
Numéro : 219562
Importance : Publié au recueil Lebon
Type de recours : Recours en cassation
Décision précédente : Cour administrative d'appel de Paris, 25 janvier 2000
Textes appliqués :
Code civil 1154

Code de justice administrative L821-2

Loi 84-46 1984-01-24 art. 37, art. 39, art. 40, art. 42 à 44, art. 45

Dispositif : Annulation condamnation de l'Etat
Identifiant Légifrance : CETATEXT000008024215
Identifiant européen : ECLI:FR:CEASS:2001:219562.20011130

Sur les parties

Texte intégral

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