Arrêt Perreux, Conseil d'État, Assemblée, 30 octobre 2009, 298348, Publié au recueil Lebon
CE
Désistement 30 octobre 2009

Arguments

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  • Rejeté
    Erreur de droit dans la nomination

    La cour a estimé que la décision de nommer M me B reposait sur des motifs objectifs liés aux capacités et mérites des candidates, et non sur des considérations discriminatoires.

Résumé par Doctrine IA

Le Conseil d'État, saisi en premier ressort, a rejeté la requête de Mme Emmanuelle A, épouse C, qui demandait l'annulation pour excès de pouvoir du décret du 24 août 2006 la nommant vice-présidente chargée de l'application des peines au tribunal de grande instance de Périgueux et de l'arrêté du 29 août 2006 nommant Mme Eva B, épouse D, chargée de formation à l'École nationale de la magistrature. Mme A s'est désistée de ses conclusions contre le décret la concernant, et ses autres conclusions contre le décret ont été jugées irrecevables, car le décret n'incluait pas la nomination de Mme B à l'administration centrale. Toutefois, ses conclusions contre l'arrêté du 29 août 2006 ont été jugées recevables. Mme A invoquait une discrimination en raison de son engagement syndical, s'appuyant sur l'article 10 de la directive 2000/78/CE du Conseil du 27 novembre 2000, mais le Conseil d'État a jugé que les dispositions de cet article n'avaient pas d'effet direct devant la juridiction administrative française. Le Conseil a estimé que, bien que Mme A ait présenté des éléments faisant présumer une discrimination, le choix de Mme B reposait sur des motifs objectifs étrangers à toute discrimination, en se basant sur les évaluations professionnelles et les critères préalablement fixés pour le poste. Par conséquent, la décision n'était pas entachée d'erreur de droit ni d'erreur manifeste d'appréciation. Les conclusions de Mme A tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.

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Résumé de la juridiction

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Sur la décision

Référence :
CE, ass., 30 oct. 2009, n° 298348, Lebon
Juridiction : Conseil d'État
Numéro : 298348
Importance : Publié au recueil Lebon
Type de recours : Excès de pouvoir
Précédents jurisprudentiels : [RJ1] Rappr., s'agissant de la portée du principe constitutionnel des droits de la défense, Cons. Const., 12 janvier 2002, n° 2001-455 DC, paragraphe 89.,,[RJ2] Cf., sur la possibilité de se prévaloir d'une directive contre toute mesure réglementaire rentrant dans son champ d'application, 7 décembre 1984, Fédération française des sociétés de protection de la nature, n°s 41971 41972, p. 410
sur la nécessité d'abroger des dispositions réglementaires contraires à une directive, Assemblée, 3 février 1989, Compagnie Alitalia, n° 74052, p. 44
s'agissant de dispositions réglementaires fondées sur une loi incompatible avec une directive, Assemblée, 28 février 1992, SA Rothmans International France, n° 56776, p. 80
pour un cas de méconnaissance d'une directive en tant que le droit national ne prévoit pas une règle, Assemblée, 30 octobre 1996, SA Cabinet Revert et Badelon, n° 45126, p. 397
pour la méconnaissance des objectifs d'une directive par une règle non écrite, Assemblée, 6 février 1998, Tête et Association de sauvegarde de l'Ouest Lyonnais, n°s 138777 147424 147425, p 30., ,[RJ3] Ab. jur., sur le caractère inopérant d'un moyen tiré de la méconnaissance d'une directive soulevé par un particulier à l'encontre d'une décision individuelle, Assemblée, 22 décembre 1978, Ministre de l'intérieur c/ Cohn-Bendit, n° 11604, p. 524. Cf., s'agissant de l'applicabilité directe d'une directive, CJCE, 4 décembre 1974, Van Duyn c/ Home Office, aff. 41/74
28 octobre 1975, Rutili, aff. 75/36. Rappr., pour un cas d'application directe d'une directive, 10 avril 2002, SARL IMI, n° 219715, T. p. 647-665-708. Cf., s'agissant des critères de la reconnaissance de l'effet direct d'une directive non transposée, CJCE, 5 avril 1979, Ministère public c/ Ratti, aff. 148/78
Cons. Const., 10 juin 2004, n° 2004-496 DC
Cons. Const., 27 juillet 2006, n° 2006-540 DC.
Identifiant Légifrance : CETATEXT000021219388
Identifiant européen : ECLI:FR:CEASS:2009:298348.20091030

Sur les parties

Texte intégral

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