Conseil d'État, 3ème et 8ème sous-sections réunies, 21 novembre 2012, 347223
TA Paris 3 juillet 2008
>
CAA Paris
Réformation 31 décembre 2010
>
CE
Réformation 19 juillet 2011
>
CE
Rejet 21 novembre 2012

Arguments

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  • Rejeté
    Incompatibilité des dispositions fiscales avec la liberté de circulation des capitaux

    La cour a jugé que ces dispositions n'étaient pas contraires à la liberté de circulation des capitaux, car elles ne remettent pas en cause cette liberté.

  • Rejeté
    Application du traité franco-suisse

    La cour a estimé que les stipulations du traité ne visaient pas à aligner le traitement fiscal des ressortissants français s'installant en Suisse avec ceux s'installant dans un État membre de l'UE.

  • Rejeté
    Violation des droits acquis et de la confiance légitime

    La cour a jugé que les contribuables ne pouvaient pas se prévaloir d'une espérance légitime de ne pas être imposés sur les plus-values latentes au moment du transfert de leur domicile fiscal.

Résumé par Doctrine IA

Le Conseil d'État a été saisi en cassation par M. et Mme A… contre un arrêt de la cour administrative d'appel de Paris ayant rejeté leur demande de réduction d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour l'année 1998. Les requérants invoquaient l'incompatibilité des dispositions de l'article 167 bis du code général des impôts avec la liberté de circulation des capitaux (article 56 du traité CE) et des conventions fiscales. Le Conseil d'État rejette leur pourvoi, considérant que les dispositions fiscales contestées ne portent pas atteinte à cette liberté et que les conventions invoquées ne s'appliquent pas dans leur cas. Il confirme ainsi la légalité de l'imposition contestée.

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Résumé de la juridiction

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Sur la décision

Référence :
CE, 3e et 8e ss-sect. réunies, 21 nov. 2012, n° 347223, Lebon T.
Juridiction : Conseil d'État
Numéro : 347223
Importance : Mentionné aux tables du recueil Lebon
Type de recours : Plein contentieux
Décision précédente : Conseil d'État, 19 juillet 2011
Précédents jurisprudentiels : A comparer :
CE, 10 novembre 2004, de Lasteyrie du Saillant, n° 211341, p. 424.,,[RJ2]
, pour l'incompatibilité de ces dispositions avec la liberté d'établissement, CJCE, 11 mars 2004, de Lasteyrie du Saillant, aff. C-9/02
A rapprocher :
., pour la reconnaissance d'une espérance légitime de bénéficier d'un crédit d'impôt, constitutive d'un bien au sens de ces stipulations, CE, Plénière fiscale, 9 mai 2012, Ministre du budget, des comptes publics et de la fonction publique c/ société EPI, n° 308996, à publier au Recueil.
Identifiant Légifrance : CETATEXT000026664235
Identifiant européen : ECLI:FR:CESSR:2012:347223.20121121

Sur les parties

Texte intégral

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Conseil d'État, 3ème et 8ème sous-sections réunies, 21 novembre 2012, 347223