Conseil d'État, 2ème et 7ème sous-sections réunies, 30 janvier 2012, 344992, Publié au recueil Lebon
TA Montreuil
Rejet 18 novembre 2010
>
CE
Annulation 30 janvier 2012

Arguments

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  • Accepté
    Erreur de droit dans l'appréciation des risques

    La cour a jugé que le tribunal administratif a commis une erreur de droit en ne recherchant pas si des éléments circonstanciés justifiaient l'opposition à la déclaration préalable.

  • Accepté
    Absence de risque pour la salubrité ou la sécurité publiques

    La cour a constaté qu'il n'existait aucun élément prouvant que l'installation de l'antenne porterait atteinte à la salubrité ou à la sécurité publiques.

  • Accepté
    Droit au remboursement des frais de justice

    La cour a décidé de mettre à la charge de la commune de Noisy-le-Grand le versement d'une somme à la SOCIETE ORANGE FRANCE au titre des frais exposés.

Résumé par Doctrine IA

Le Conseil d'État, saisi en cassation, a annulé le jugement du tribunal administratif de Montreuil ainsi que l'arrêté du maire de Noisy-le-Grand qui avait refusé la déclaration préalable de la SOCIETE ORANGE FRANCE pour l'installation d'une antenne de téléphonie mobile. Le maire avait invoqué l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme et le principe de précaution de l'article 5 de la Charte de l'environnement. Le Conseil d'État a jugé que le tribunal administratif avait commis une erreur de droit en se fondant uniquement sur des risques incertains sans éléments circonstanciés, en l'état des connaissances scientifiques, pour justifier l'opposition à la déclaration préalable. Il a également estimé que l'installation de l'antenne ne portait pas atteinte à la salubrité ou à la sécurité publiques et que le maire ne pouvait donc pas se fonder sur l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme. En conséquence, l'arrêté du maire a été annulé et la commune de Noisy-le-Grand a été condamnée à verser 3 000 euros à la SOCIETE ORANGE FRANCE au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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Résumé de la juridiction

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Sur la décision

Référence :
CE, 2e et 7e ss-sect. réunies, 30 janv. 2012, n° 344992, Lebon
Juridiction : Conseil d'État
Numéro : 344992
Importance : Publié au recueil Lebon
Type de recours : Excès de pouvoir
Décision précédente : Tribunal administratif de Montreuil, 18 novembre 2010, N° 0904360
Précédents jurisprudentiels : [RJ1] Comp., s'agissant de la rédaction antérieure du considérant de principe et du contrôle restreint exercé par le juge lorsque l'administration estime qu'il n'y a pas lieu de faire jouer le principe de précaution, CE, 19 juillet 2010, Association du quartier Les Hauts de Choiseul, n° 328687, p. 333.
Identifiant Légifrance : CETATEXT000025284561
Identifiant européen : ECLI:FR:CESSR:2012:344992.20120130

Sur les parties

Texte intégral

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