Conseil d'État, 3ème, 8ème, 9ème et 10ème chambres réunies, 5 décembre 2016, 398859, Publié au recueil Lebon
TA Montreuil
Non-lieu à statuer 20 juin 2013
>
TA Montreuil
Rejet 4 juillet 2013
>
CAA Versailles
Rejet 18 février 2016
>
CE
Annulation 5 décembre 2016
>
CAA Versailles
Annulation 24 juillet 2018
>
CAA Versailles
Rejet 24 juillet 2018
>
CE
Annulation 13 novembre 2020

Arguments

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  • Accepté
    Erreur de droit sur l'intangibilité du bilan d'ouverture

    Le Conseil d'État a jugé que la cour a effectivement commis une erreur de droit en prenant en compte le caractère délibérément irrégulier de l'omission de déduction fiscale des provisions, ce qui justifie l'annulation de l'arrêt.

  • Accepté
    Droit à réparation des frais de justice

    Le Conseil d'État a décidé que, dans les circonstances de l'affaire, l'État devait verser une somme à la société Orange au titre des frais de justice.

Résumé par Doctrine IA

Le Conseil d'État, saisi en cassation, a annulé l'arrêt de la cour administrative d'appel de Versailles qui avait rejeté l'appel de la société Orange contre le jugement du tribunal administratif de Montreuil refusant la décharge ou la réduction des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et des intérêts de retard pour les exercices 2005 et 2006. La société Orange contestait la réintégration par l'administration fiscale d'une provision pour dépréciation des titres de la société Cogecom, non déduite fiscalement lors de sa constitution mais dont la reprise aurait dû augmenter le résultat fiscal de 2005 suite à la dissolution de Cogecom. Le Conseil d'État a jugé que la cour avait commis une erreur de droit en considérant que l'administration pouvait corriger le bilan d'ouverture de l'exercice 2005, premier exercice non prescrit, en se fondant sur le caractère délibérément irrégulier de l'omission de déduction fiscale des provisions, alors que les dispositions de l'article 38, 4 bis du code général des impôts interdisent une telle correction sauf exceptions non applicables en l'espèce. L'affaire est renvoyée à la cour administrative d'appel de Versailles et l'État est condamné à verser 3 000 euros à la société Orange au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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Résumé de la juridiction

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Sur la décision

Référence :
CE, 3e, 8e, 9e et 10e ch. réunies, 5 déc. 2016, n° 398859, Lebon
Juridiction : Conseil d'État
Numéro : 398859
Importance : Publié au recueil Lebon
Type de recours : Plein contentieux
Décision précédente : Cour administrative d'appel de Versailles, 18 février 2016, N° 13VE02491
Précédents jurisprudentiels : Confère :
CE, Plénière fiscale, 23 décembre 2013, Min. c/ SAS Foncière du Rond-Point, n° 346018 p. 337.,,[RJ2]
Identifiant Légifrance : CETATEXT000033828560
Identifiant européen : ECLI:FR:CECHR:2016:398859.20161205

Sur les parties

Texte intégral

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Conseil d'État, 3ème, 8ème, 9ème et 10ème chambres réunies, 5 décembre 2016, 398859, Publié au recueil Lebon