Conseil d'État, 8ème - 3ème chambres réunies, 5 mars 2018, 400329, Inédit au recueil Lebon
TA Nice
Rejet 12 octobre 2012
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CAA Marseille
Réformation 25 mars 2016
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CE 15 décembre 2016
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CE
Annulation 5 mars 2018

Arguments

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  • Rejeté
    Domiciliation fiscale en France

    La cour a jugé que les requérants, bien qu'étant domiciliés à Monaco, étaient fiscalement domiciliés en France en raison de la nature de leurs revenus.

  • Accepté
    Restriction à la libre circulation des capitaux

    La cour a reconnu que les prélèvements sociaux ne constituaient pas une restriction prohibée par le traité, justifiant ainsi l'annulation de la décharge accordée.

Résumé par Doctrine IA

Le Conseil d'État a été saisi en cassation par M. et Mme A... ainsi que par le ministre des finances et des comptes publics, suite à un arrêt de la cour administrative d'appel de Marseille concernant l'assujettissement des époux A... à des contributions sociales sur leurs revenus du patrimoine pour les années 2007 et 2008. Les époux A..., résidant à Monaco, contestaient ces impositions en invoquant notamment les traités européens et les conventions fiscales.

Le Conseil d'État rejette le pourvoi des époux A..., considérant que leur domiciliation fiscale en France est établie au regard de leurs intérêts économiques, et que les conventions fiscales et de sécurité sociale invoquées ne font pas obstacle à leur assujettissement. Il estime également que les règlements européens sur la sécurité sociale ne s'appliquent pas à Monaco, qui n'est pas membre de l'Union européenne.

Cependant, le Conseil d'État casse partiellement l'arrêt de la cour administrative d'appel à la demande du ministre. Il juge que la cour a commis une erreur de droit en considérant que le prélèvement social et sa contribution additionnelle pour 2007 constituaient une restriction prohibée à la libre circulation des capitaux. Le Conseil d'État annule donc l'arrêt en ce qu'il déchargeait les époux A... de ces impositions pour 2007.

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Sur la décision

Référence :
CE, 8e - 3e ch. réunies, 5 mars 2018, n° 400329
Juridiction : Conseil d'État
Numéro : 400329
Importance : Inédit au recueil Lebon
Type de recours : Plein contentieux
Décision précédente : Cour administrative d'appel de Marseille, 25 mars 2016, N° 13MA00537
Identifiant Légifrance : CETATEXT000036673247
Identifiant européen : ECLI:FR:CECHR:2018:400329.20180305

Sur les parties

Texte intégral

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