Conseil d'État, 1ère chambre, 6 juillet 2023, 464999, Inédit au recueil Lebon
TA Montreuil 5 mai 2021
>
CAA Paris
Annulation 14 avril 2022
>
CE
Rejet 6 juillet 2023

Arguments

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  • Accepté
    Illégalité de la décision de préemption

    La cour a jugé que l'établissement n'avait pas justifié de la réalité d'un projet d'action ou d'opération d'aménagement au moment de l'exercice de son droit de préemption, rendant ainsi la décision illégale.

  • Accepté
    Lien de causalité entre l'illégalité et le préjudice

    La cour a constaté qu'il existait un lien de causalité direct entre l'illégalité de la préemption et le préjudice financier subi par la société, justifiant ainsi l'octroi de dommages intérêts.

  • Rejeté
    Erreur de droit dans l'appréciation de la décision de préemption

    La cour a estimé que l'établissement n'avait pas démontré la légalité de sa décision de préemption, et n'a donc pas commis d'erreur de droit.

  • Rejeté
    Partie perdante dans l'instance

    La cour a jugé que la société Saint-Denis 1 n'était pas la partie perdante dans cette instance, rendant ainsi la demande irrecevable.

Résumé par Doctrine IA

Le Conseil d'État a été saisi en cassation par l'établissement public territorial Plaine Commune contre un arrêt de la cour administrative d'appel de Paris, qui avait annulé un jugement du tribunal administratif et condamné Plaine Commune à verser 40 000 euros à la société Saint-Denis 1 pour l'illégalité de sa décision de préemption. Plaine Commune invoquait l'absence de projet d'aménagement conforme aux articles L. 210-1 et L. 300-1 du code de l'urbanisme. Le Conseil d'État rejette le pourvoi, considérant que la cour n'a pas commis d'erreur de droit en constatant l'absence de justification d'un projet à la date de la préemption. Il n'impose pas de frais à la société Saint-Denis 1, qui n'est pas la partie perdante.

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Sur la décision

Référence :
CE, 1re chs, 6 juil. 2023, n° 464999
Juridiction : Conseil d'État
Numéro : 464999
Importance : Inédit au recueil Lebon
Type de recours : Excès de pouvoir
Décision précédente : Cour administrative d'appel de Paris, 14 avril 2022, N° 21PA03489
Dispositif : Rejet
Date de dernière mise à jour : 25 avril 2024
Identifiant Légifrance : CETATEXT000047799225
Identifiant européen : ECLI:FR:CECHS:2023:464999.20230706
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Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. DÉCRET n°2014-1750 du 30 décembre 2014
  2. Code de justice administrative
  3. Code de l'urbanisme
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