Conseil d'État, 10ème - 9ème chambres réunies, 29 novembre 2024, 483102
CE
Rejet 29 novembre 2024

Arguments

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  • Accepté
    Incompétence du Conseil d'Etat pour connaître de la demande

    La cour a estimé que la décision de classement et le refus de déclassement ne constituent pas des actes réglementaires et ne sont pas des décisions individuelles, ce qui rend la demande irrecevable.

  • Accepté
    Absence de qualité pour agir

    La cour a jugé que M. A, n'étant pas propriétaire des biens concernés, n'avait pas d'intérêt légitime à demander l'annulation du refus de déclassement.

  • Accepté
    Incompétence du Conseil d'Etat pour ordonner un décret

    La cour a confirmé que le Conseil d'Etat n'a pas le pouvoir d'ordonner un décret de déclassement, ce qui rend la demande irrecevable.

  • Rejeté
    Demande de frais de justice

    La cour a jugé que l'Etat n'étant pas la partie perdante dans cette instance, il n'y a pas lieu de mettre une somme à sa charge.

Résumé par Doctrine IA

Le Conseil d'État a été saisi en premier ressort par M. B A, contestant la décision du Premier ministre du 11 août 2023 qui rejetait sa demande d'abrogation du classement au titre des monuments historiques des anges musiciens de la basilique Saint-Nicolas de Nantes. M. A invoquait le fait que ces sculptures, déposées lors de travaux et remplacées par des copies, auraient perdu leur intérêt patrimonial.

Le Conseil d'État rappelle que le déclassement d'un immeuble classé ne peut être prononcé que par décret en Conseil d'État sur proposition de l'autorité administrative ou du propriétaire, et celui d'objets mobiliers par décision de l'autorité administrative d'office ou à la demande du propriétaire. Il précise que la basilique et ses ornements, dont les anges musiciens, sont la propriété de la commune de Nantes depuis la loi de 1905 et relèvent de son domaine public.

En conséquence, le Conseil d'État juge que M. A, n'étant propriétaire d'aucun des biens concernés et ne justifiant d'aucun autre intérêt pour agir, ses conclusions sont entachées d'une irrecevabilité manifeste. La requête est donc rejetée, et les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que des sommes soient mises à la charge de l'État.

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Résumé de la juridiction

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Sur la décision

Référence :
CE, 10-9 chr, 29 nov. 2024, n° 483102, Lebon T.
Juridiction : Conseil d'État
Numéro : 483102
Importance : Mentionné aux tables du recueil Lebon
Type de recours : Excès de pouvoir
Date de dernière mise à jour : 12 décembre 2024
Identifiant Légifrance : CETATEXT000050690170
Identifiant européen : ECLI:FR:CECHR:2024:483102.20241129
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