CJUE, n° C-649/18, Arrêt de la Cour, A contre Daniel B e.a, 1er octobre 2020
TCOM Paris 23 septembre 2016
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TCOM Paris 13 janvier 2017
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TCOM Paris 11 juillet 2017
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CA Paris 28 septembre 2018
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CJUE, Demande (JO) 15 octobre 2018
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CJUE, Conclusions de l'avocat général 27 février 2020
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CJUE, Arrêt 1 octobre 2020
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CJUE, Arrêt (sommaire) 1 octobre 2020
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CA Paris
Infirmation partielle 17 septembre 2021

Arguments

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  • Accepté
    Application des articles R. 4235–22 et R. 4235–64 du code de la santé publique

    La cour a jugé que les articles du code de la santé publique s'appliquent aux sociétés établies dans d'autres États membres qui vendent des médicaments par Internet aux patients français, justifiant ainsi la décision du tribunal de commerce.

  • Accepté
    Protection de la dignité de la profession de pharmacien

    La cour a estimé que la réglementation nationale visant à protéger la dignité de la profession de pharmacien est justifiée par la nécessité de préserver la confiance du public envers les professionnels de santé.

  • Accepté
    Prévention de la consommation abusive de médicaments

    La cour a jugé que les restrictions à la publicité pour la vente de médicaments en ligne sont justifiées par l'objectif de protection de la santé publique.

  • Accepté
    Protection de la santé publique

    La cour a estimé que cette mesure est apte à protéger la santé des patients en permettant au pharmacien de mieux connaître l'état de santé du patient avant la délivrance de médicaments.

  • Rejeté
    Risque de concentration de la commercialisation des médicaments

    La cour a jugé que l'interdiction du référencement payant n'est pas justifiée sans preuves suffisantes démontrant son impact sur la santé publique.

Résumé par Doctrine IA

La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) a statué sur un litige opposant la société néerlandaise A, exploitant une pharmacie en ligne ciblant la clientèle française, à des pharmaciens et associations professionnelles français (Daniel B e.a.), concernant la promotion de la vente en ligne de médicaments non soumis à prescription. La question juridique centrale porte sur la conformité de la réglementation française avec le droit de l'Union, notamment la directive 2000/31/CE sur le commerce électronique, en ce qui concerne les restrictions imposées à la publicité, aux offres promotionnelles, au remplissage d'un questionnaire de santé en ligne et au référencement payant. La CJUE a jugé que la directive ne s'oppose pas à l'application de la réglementation française interdisant certaines formes de publicité et de promotion jugées contraires à la dignité de la profession de pharmacien ou incitant à la consommation abusive de médicaments, à condition que ces interdictions soient suffisamment encadrées et ciblées. La Cour a également confirmé la légitimité de l'obligation d'insérer un questionnaire de santé dans le processus de commande en ligne pour protéger la santé publique. En revanche, elle s'oppose à l'interdiction du référencement payant à moins qu'il ne soit établi que cette mesure est nécessaire pour protéger la santé publique.

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Sur la décision

Référence :
CJUE, Cour, 1er oct. 2020, C-649/18
Numéro(s) : C-649/18
Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 1er octobre 2020.#A contre Daniel B e.a.#Demande de décision préjudicielle, introduite par la cour d'appel de Paris.#Renvoi préjudiciel – Médicaments à usage humain non soumis à prescription médicale obligatoire – Vente en ligne – Publicité pour le site Internet d’une officine de pharmacie – Limitations – Interdictions de rabais en cas de commande dépassant une certaine quantité et de recours au référencement payant – Obligation de faire remplir un questionnaire de santé par le patient avant la validation de sa première commande sur le site Internet – Protection de la santé publique – Directive 2000/31/CE – Commerce électronique – Article 2, sous a) – Service de la société de l’information – Article 2, sous h) – Domaine coordonné – Article 3 – Principe du pays d’origine – Dérogations – Justification – Protection de la santé publique – Protection de la dignité de la profession de pharmacien – Prévention de la consommation abusive de médicaments.#Affaire C-649/18.
Date de dépôt : 15 octobre 2018
Décision précédente : Cour d'appel de Paris, 28 septembre 2018, N° 219
Solution : Renvoi préjudiciel
Identifiant CELEX : 62018CJ0649
Identifiant européen : ECLI:EU:C:2020:764
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Sur les parties

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