Commentaire • 0
Sur la décision
| Référence : | CJUE, Cour, 15 avr. 2025, C-285/25 |
|---|---|
| Numéro(s) : | C-285/25 |
| Affaire C-285/25, Lurdos: Demande de décision préjudicielle présentée par la Gyulai Törvényszék (Hongrie) le 15 avril 2025 – R-I e.a./D-I e.a. | |
| Date de dépôt : | 15 avril 2025 |
| Identifiant CELEX : | 62025CN0285 |
Texte intégral
Journal officiel
de l’Union européenne
FR
Série C
|
C/2025/5070 |
29.9.2025 |
Demande de décision préjudicielle présentée par la Gyulai Törvényszék (Hongrie) le 15 avril 2025 – R-I e.a./D-I e.a.
(Affaire C-285/25, Lurdos (1) )
(C/2025/5070)
Langue de procédure: le hongrois
Juridiction de renvoi
Gyulai Törvényszék
Parties à la procédure au principal
Parties requérantes: R-I, R-II, R-III, R-VI, R-VII, R-VIII.
Parties défenderesses: D-I., D-II., D-III., D-IV., D-V., D-VI., D-VII., D-VIII., D-IX., D-X., D-XI., D-XII., D-XIII., D-XIV., D-XV.
Questions préjudicielles
|
1) |
Faut-il interpréter l’article 10 de la directive 2014/104/UE (2), l’article 101 TFUE et le principe d’effectivité en ce sens que ceux-ci s’opposent à la réglementation d’un État membre qui, en ce qui concerne les actions en dommages et intérêts pour les infractions aux dispositions du droit de la concurrence de l’Union, prévoit un délai de prescription de cinq ans commençant à courir à partir du moment où survient le dommage, que la personne lésée ait ou non connaissance de ce dommage et de l’identité de la personne tenue de le réparer, ou encore du fait que le comportement en cause est constitutif d’une infraction au droit de la concurrence, et sans qu’il soit nécessaire que l’infraction ait pris fin, sachant en outre que, en ce qui concerne les actions en dommages et intérêts consécutives à la constatation d’une infraction par une autorité de la concurrence («follow-on actions»), selon une interprétation contraignante pour les juridictions, la prescription est suspendue tant que la personne lésée n’a pas connaissance de toutes les circonstances pertinentes concernant l’infraction, au motif qu’elle est de ce fait empêchée de faire valoir sa prétention, et ce, jusqu’à la date de publication au Journal officiel de l’Union européenne de la décision constatant l’infraction (ou en tout cas au moins du résumé de cette décision), date à partir de laquelle il est possible de faire valoir une créance fondée sur cette infraction dans le délai d’un an, même si le délai de prescription a déjà expiré ou si le délai restant est inférieur à un an? |
|
2) |
Faut-il interpréter l’article 10 de la directive 2014/104 en ce sens que celui-ci s’oppose à la réglementation d’un État membre décrite ci-dessus, au motif que celle-ci ne prévoit pas, dans le cas d’une action en dommages et intérêts introduite après l’entrée en vigueur des dispositions transposant cette directive en droit national, mais en lien avec une infraction au droit de la concurrence ayant pris fin avant l’entrée en vigueur de ladite directive, la suspension du délai de prescription pendant au moins un an à compter de la date à laquelle la décision constatant cette infraction est devenue définitive, dès lors que le délai de prescription applicable à cette action en vertu des règles antérieures n’a pas expiré avant l’écoulement du délai de transposition de la directive? |
|
3) |
Au vu, de surcroît, de l’article 267 TFUE, une disposition nationale en vertu de laquelle le juge est lié par une décision rendue par une juridiction suprême dans l’intérêt d’une interprétation uniforme du droit, même s’il estime que, compte tenu de l’interprétation de la Cour, les appréciations de fond qui figurent dans une telle décision ne garantissent pas l’effectivité du droit de l’Union et la sauvegarde des droits conférés aux justiciables, est-elle contraire au droit de l’Union, de sorte que le juge peut en écarter l’application? |
(1) Le nom de la présente affaire est un nom fictif. Il ne correspond au nom réel d’aucune partie à la procédure.
(2) Directive 2014/104/UE du Parlement européen et du Conseil, du 26 novembre 2014, relative à certaines règles régissant les actions en dommages et intérêts en droit national pour les infractions aux dispositions du droit de la concurrence des États membres et de l’Union européenne (JO 2014, L 349, p. 1).
ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2025/5070/oj
ISSN 1977-0936 (electronic edition)
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Compétence juridictionnelle ·
- Droit international privé ·
- Action en matière civile ·
- Solvabilité financière ·
- Allemagne ·
- Autriche ·
- Procédure d’insolvabilité ·
- Règlement (ue) ·
- Administrateur judiciaire ·
- Vérification ·
- Interprète ·
- Masse ·
- Règlement ·
- Créance
- Mandat d'arrêt européen ·
- Voie d'exécution ·
- Emprisonnement ·
- Décision-cadre ·
- Etats membres ·
- Droit national ·
- Union européenne ·
- Bulgarie ·
- Reconnaissance ·
- Mandat ·
- Peine privative ·
- Juridiction ·
- Certificat
- Principe de sécurité juridique ·
- Principe de proportionnalité ·
- Égalité de traitement ·
- Prélèvement agricole ·
- Produits laitiers ·
- Livraison ·
- Produit laitier ·
- Règlement ·
- Associé ·
- Exploitation agricole ·
- Sécurité juridique ·
- Commission ·
- Question préjudicielle ·
- Producteur ·
- Proportionnalité ·
- Journal officiel
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Information du consommateur ·
- Transformation alimentaire ·
- Certification biologique ·
- Produit biologique ·
- Étiquetage ·
- Règlement (ue) ·
- Calcium ·
- Denrée alimentaire ·
- Algue ·
- Consommation ·
- Parlement européen ·
- Question préjudicielle ·
- Journal officiel
- Principe de proportionnalité ·
- Astreinte ·
- Sanction ·
- Commission européenne ·
- République de pologne ·
- Règlement (ue) ·
- Euratom ·
- Sanction pécuniaire ·
- Ordonnance ·
- Compensation ·
- Exécution ·
- Règlement
- Principe de proportionnalité ·
- Astreinte ·
- Sanction ·
- Commission européenne ·
- République de pologne ·
- Règlement (ue) ·
- Euratom ·
- Sanction pécuniaire ·
- Ordonnance ·
- Compensation ·
- Exécution ·
- Règlement
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Nationalité des personnes morales ·
- Collecte de l'impôt ·
- Groupe de sociétés ·
- Déduction fiscale ·
- Double imposition ·
- État membre UE ·
- Droit fiscal ·
- Société mère ·
- Filiale ·
- Intégration fiscale ·
- Etats membres ·
- Société générale ·
- Constituer ·
- Imposition ·
- Avantage ·
- Résultat ·
- Budget
- Mesure restrictive de l'UE ·
- Sanction internationale ·
- Sanction économique ·
- Prix d'achat ·
- Fournisseur ·
- Livraison ·
- Paiement ·
- Règlement (ue) ·
- Interprète ·
- Interdiction ·
- Demande de remboursement ·
- Acompte ·
- Ukraine ·
- Prix de vente ·
- Vente ·
- Russie
- Aide à la restructuration ·
- Contrôle des aides d'État ·
- Entreprise en difficulté ·
- Maladie à coronavirus ·
- Aide aux entreprises ·
- Transport aérien ·
- Aide de l'État ·
- Épidémie ·
- Erreur de droit ·
- Aide ·
- Ligne ·
- République portugaise ·
- Interprétation ·
- Pourvoi ·
- Entreprises en difficulté ·
- Commission européenne ·
- Motivation ·
- Grief
Sur les mêmes thèmes • 3
- Libre circulation des capitaux ·
- Augmentation des prix ·
- Dommages et intérêts ·
- Droit à la propriété ·
- Valeur économique ·
- Terre agricole ·
- Usufruit ·
- Radiation ·
- Union européenne ·
- Hongrie ·
- Droits fondamentaux ·
- Charte ·
- Valeur vénale ·
- Etats membres ·
- Rétablissement
- Nationalité des personnes morales ·
- Collecte de l'impôt ·
- Groupe de sociétés ·
- Déduction fiscale ·
- Double imposition ·
- État membre UE ·
- Droit fiscal ·
- Société mère ·
- Filiale ·
- Intégration fiscale ·
- Etats membres ·
- Constituer ·
- Imposition ·
- Avantage ·
- Résultat ·
- Consolidation ·
- Conseil d'etat
- Nationalité des personnes morales ·
- Collecte de l'impôt ·
- Groupe de sociétés ·
- Déduction fiscale ·
- Double imposition ·
- État membre UE ·
- Droit fiscal ·
- Société mère ·
- Filiale ·
- Intégration fiscale ·
- Etats membres ·
- Société générale ·
- Constituer ·
- Imposition ·
- Avantage ·
- Résultat ·
- Consolidation
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.