Rejet 5 avril 2026
Commentaire • 0
Sur la décision
| Référence : | TA Mayotte, 5 avr. 2026, n° 2601350 |
|---|---|
| Juridiction : | Tribunal administratif de Mayotte |
| Numéro : | 2601350 |
| Type de recours : | Plein contentieux |
| Dispositif : | Rejet |
| Date de dernière mise à jour : | 5 mai 2026 |
Sur les parties
| Avocat(s) : |
|---|
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 5 avril 2026, Mme C… A… B… demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-2 du code de justice administrative :
1°) de lui désigner un avocat commis d’office et de lui accorder l’aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d’ordonner la suspension de l’exécution de l’arrêté n° 8062/2026 du 4 avril 2026 du préfet de Mayotte portant obligation de quitter le territoire français sans délai et interdiction de retour sur le territoire français en tant qu’il lui fait obligation de quitter sans délai le territoire français ;
3°) d’enjoindre au préfet de Mayotte de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de huit jours, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
4°) le cas échéant, d’enjoindre au préfet de Mayotte d’organiser et financer son retour sur le territoire de Mayotte dans un délai de huit jours à compter de la notification de la présente ordonnance, sous astreinte de trois cents euros par jour de retard.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention internationale des droits de l’enfant ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits humains et des libertés fondamentales ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Jégard, pour statuer sur les demandes en référé en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions fondées sur l’article L. 521-2 du code de justice administrative :
Aux termes de l’article L. 521-2 du code de justice administrative : « Saisi d’une demande en ce sens justifiée par l’urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d’une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d’un service public aurait porté, dans l’exercice d’un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ». Aux termes de l’article L. 522-1 dudit code : « Le juge des référés statue au terme d’une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu’il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d’y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l’heure de l’audience publique (…) ». L’article L. 522-3 du même code dispose : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d’urgence ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu’il y ait lieu d’appliquer les deux premiers alinéas de l’article L. 522-1 ».
Mme C… A… B…, ressortissante comorienne née en 1983 aux Comores, soutient que l’arrêté en litige porte une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale et à l’intérêt supérieur de son enfant dès lors qu’elle serait parent d’un enfant français, elle n’assortit ses allégations d’aucune précision ni d’aucune pièce. Dans ces conditions, elle n’est manifestement pas fondée à soutenir que l’arrêté contesté porterait une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale.
Il y a lieu, par suite, de rejeter les conclusions aux fins de suspensions présentées par Mme A… B…, par application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative. Par voie de conséquence, les conclusions aux fins d’injonction ne peuvent qu’être rejetées également.
Sur la demande d’admission provisoire à l’aide juridictionnelle :
Aux termes de l’article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique : « Dans les cas d’urgence (…) l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle peut être prononcée (…) par la juridiction compétente ou son président. / (…) ». Toutefois, l’article 7 de cette loi énonce : « L’aide juridictionnelle est accordée à la personne dont l’action n’apparaît pas, manifestement, irrecevable, dénuée de fondement ou abusive (…) ».
Il résulte de ces dispositions que, la requête de Mme A… B… étant manifestement dénuée de fondement, sa demande d’admission provisoire au bénéfice de l’aide juridictionnelle doit être rejetée.
O R D O N N E :
Article 1er : Mme A… B… n’est pas admise provisoirement au bénéfice de l’aide juridictionnelle.
Article 2 : La requête de Mme A… B… est rejetée.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C… A… B….
Copie en sera transmise au préfet de Mayotte, à la ministre des outre-mer et au ministre de l’intérieur en application de l’article R. 751-8 du code de justice administrative.
Fait à Mamoudzou, le 5 avril 2026.
Le juge des référés,
X. JÉGARD
La République mande et ordonne au préfet de Mayotte en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Justice administrative ·
- Carte de séjour ·
- Droit d'asile ·
- Séjour des étrangers ·
- Vie privée ·
- Exécution d'office ·
- Convention européenne ·
- Sauvegarde ·
- Territoire français ·
- Pays
- Sécurité sociale ·
- Justice administrative ·
- Contentieux ·
- Commissaire de justice ·
- Juridiction administrative ·
- Tribunal judiciaire ·
- Assurance maladie ·
- Soin médical ·
- Maladie ·
- Compétence
- Canard ·
- Déclaration ·
- Dépôt ·
- Environnement ·
- Installation classée ·
- Élevage ·
- Eau résiduaire ·
- Preuve ·
- Site ·
- Protection
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Justice administrative ·
- Déclaration préalable ·
- Commune ·
- Commissaire de justice ·
- Maire ·
- Sociétés ·
- Astreinte ·
- Four ·
- Désistement d'instance ·
- Acte
- Territoire français ·
- Droit d'asile ·
- Séjour des étrangers ·
- Enfant ·
- Autorité publique ·
- Menaces ·
- Dépositaire ·
- Vie privée ·
- Interdiction ·
- Titre
- Logement-foyer ·
- Hébergement ·
- Astreinte ·
- Structure ·
- Médiation ·
- Urgence ·
- Habitation ·
- Commission ·
- Construction ·
- Île-de-france
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Dette ·
- Prime ·
- Allocations familiales ·
- Activité ·
- Sécurité sociale ·
- Indemnités journalieres ·
- Bonne foi ·
- Foyer ·
- Justice administrative ·
- Sécurité
- Justice administrative ·
- Commissaire de justice ·
- Route ·
- Infraction ·
- Permis de conduire ·
- Légalité externe ·
- Inopérant ·
- Recours contentieux ·
- Capital ·
- Pin
- Permis de conduire ·
- Justice administrative ·
- Route ·
- Alcool ·
- Suspension ·
- Durée ·
- Commissaire de justice ·
- Concentration ·
- Vérification ·
- L'etat
Sur les mêmes thèmes • 3
- Vie privée ·
- Admission exceptionnelle ·
- Résidence ·
- Certificat ·
- Justice administrative ·
- Droit d'asile ·
- Séjour des étrangers ·
- Erreur ·
- Mentions ·
- Délivrance
- Tribunaux administratifs ·
- Justice administrative ·
- Arrêté municipal ·
- Commune ·
- Habitation ·
- Maire ·
- Immeuble ·
- Remembrement ·
- Monuments ·
- Changement de destination
- Justice administrative ·
- Armée ·
- Commissaire de justice ·
- Militaire ·
- Voies de recours ·
- Notification ·
- Recours contentieux ·
- Terme ·
- Pension de réversion ·
- Réversion
Textes cités dans la décision
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.