Rejet 7 septembre 2020
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Sur la décision
| Référence : | TA Montreuil, 7 sept. 2020, n° 2009082 |
|---|---|
| Juridiction : | Tribunal administratif de Montreuil |
| Numéro : | 2009082 |
Texte intégral
TRIBUNAL ADMINISTRATIF
DE MONTREUIL
N° 2009082 RÉPUBLIQUE FRANÇAISE _____________
M. X R.
_____________ AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS
Mme Y
Juge des référés Le Tribunal administratif de […], _____________
Ordonnance du 7 septembre 2020 La juge des référés, _____________
54-035-03 C
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 2 septembre 2020, M. X R. demande au juge des référés, saisi sur le fondement de a c e L. 521-2 du code de justice administrative :
1°) de suspendre exécution de l a d 27 août 2020 par lequel le préfet de la Seine-Saint- Denis a rendu obligatoire le port du masque, à compter du 28 août 2020 pour les personnes âgées de onze ans et plus, sur la voie publique et dans les espaces ouverts au public du département de la Seine-Saint-Denis ;
2°) en tout état de cause, de suspendre exécution de cet arrêté ce e e réfet de la Seine-Saint-Denis le d e de e e e d e b a de d asque aux heures et lieux de fréquentation telle que le risque sanitaire, au regard notamment des atteintes aux libertés fondamentales en cause, apparaîtrait excessif ;
3°) d e d e a préfet de la Seine-Saint-De de d e a contesté en restreignant b ation du port du masque aux lieux et heures de fréquentation telle que le risque sanitaire, au regard notamment des atteintes aux libertés fondamentales en cause, apparaîtrait excessif ;
4 ) d e d e a préfet de la Seine-Saint-Denis de rendre publics les motifs de fait sur e e a e e d ea de e a a e e d ea d a e e aux libertés fondamentales en cause.
Il soutient que :
- a c d e a e ce e e e ;
-l e c de a e e a e e a e e a e e e a e a be d a e e
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venir et au droit de chacun au respect de la liberté personnelle ; l b a d d a e est susceptible de constituer une barrière économique aux déplacements, en particulier pour les plus démunis et un frein aux déplacements pour les personnes souffrant de troubles respiratoires comme lui. Les exception b a d d a e e . Il est porté atteinte à d a e be e e e dès lors que l b a d d a e a probablement un impact sur la santé, notamment morale, des habitants de Seine-Saint-De e c e ca e ; la mesure porte ainsi en elle-même une atteinte grave aux libertés fondamentales et e d e a accrue e a de e e b e de e e a conduisant au port du masque en permanence, sauf dans le logement ;
- a e e ac d a manifeste ;
- il e e ac d e a ce, e d d a de motivation ;
- il a un caractère non strictement proportionné et approprié dès lors que ne sont pas justifiés les risques sanitaires effectivement encourus sur les voies et les espaces publics en tout lieu et à toute heure du département ; a e e d a e c e la fréquentation effective en Seine- Saint-Denis telle que les règles de distanciation physique ne pourraient être respectées ; a e prend pas en compte le discernement de e e e ec a d a e a c e ca d irrespect de b a d du masque ; l b ec de e d e b e a e e a , à le supposer recherché, a e c e du caractère strictement proportionné et approprié que doit revêtir la mesure de police ;
- b a a e du port du masque nuit à la bonne compréhension de la nécessité des mesures « barrières » e e de c e e adhésion de la population aux mesures réellement nécessaires.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 septembre 2020, le préfet de la Seine-Saint-Denis conclut au rejet de la requête et demande, à titre subsidiaire, le a e de a pris par le préfet de la Seine-Saint-Denis n° P093-20200831 du 31 août 2020.
Il soutient que :
- à titre principal, la requête es ece ab e, a du 27 aout 2020 dont la suspension est demandée ayant été abrogé ;
- e ce e a ca ac e e e e ce d e be da e a e e ac e e pas avérée ;
- à titre subsidiaire, a d 31 a 2020 e a a a d 27 a 2020 ab est suffisamment motivé ; il est nécessaire et proportionné aux risques sanitaires encourus par la population de la Seine-Saint-Denis e e b e d e e ; la juridiction administrative est incompétente pour se prononcer sur les amendes.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- la loi n°2020-860 du 10 juillet 2020 ;
- le décret n° 2020-860 du 10 juillet 2020, modifié en dernier lieu par le décret n°2020-1096 du 28 août 2020 ;
- le code de justice administrative.
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Le président du tribunal a désigné Mme Y, vice-présidente, pour statuer sur les référés.
Le a e e e a e e d de a d e ce.
Ont été entendus a c de a d e ce b e, tenue le 4 septembre 2020 à 15H30 en présence de Mme Ruffe, greffière d a d e ce :
- le rapport de Mme Y, vice-présidente,
- les observations orales de M. R., requérant, qui e e a e e e a rendue ece ab e a e e de a d 31 a 2020 ab ea a d 27 a dès lors que b a de d a e demeure et que a e e a be da e a e se poursuit ; il demande au juge des référés, outre le maintien de ses conclusions initiales, de regarder ses conclusions comme tendant également, de e, à suspendre e c de a d 31 a 2020 et à e d e ad a on, de le modifier. M. R. reprend les moyens et éléments exposés dans sa requête a de e de a de . Il soutient que e ce est caractérisée en raison de la gravi de a e e e a be de c c a , notamment au regard de ses difficultés respiratoires e a e, de la gêne occasionnée dans sa vie quotidienne et du caractère oppressant, tant physiquement que moralement, causé par le port du masque obligatoire ; il fait valoir en outre que la différence de traitement entre les marcheurs, obligés au port du masque, et les adeptes de la course à pied e a e e a c e d a ; il affirme que ad a a e a d élément de nature à démontrer que la mesure est justifiée et strictement proportionnée au risque encouru en tout temps et en tout lieu du département ;
- le représentant du préfet de la Seine-Saint-Denis, a d d ec e a de A e ce a e d I e-de-France, qui développent les éléments contenus dans la requête, insistent sur la nécessité et le caractère proportionné de la mesure par rapport au risque sanitaire et au contexte épidémique, en mettant en avant la reprise de d e a ec e circulation active du virus covid-19, les données épidémiologiques actuelles et e , e a de e e de la mesure de police en tout temps et tout lieu du territoire liées notamment e e de d territoire, a e d a e e c a tes les communes, aux facteurs de vulnérabilité spécifiques à la Seine-Saint-De , a ce d e c e ce a a e da b ec de ec de a a b e de e e b e de a a de Se e-Saint-Denis, une démarche sélective ne e e a a de c b e e a e a e a a d c de ce d a , ac a a e e a dans le département a e , à c ec de la mesure de port du masque dans des zones localisées prise précédemment, à c e ce e b pour les habitants d e a c e a c -zones, b c
a ac e a a e de ce e e e e ec e e .
La c e de c a c e e de a d e ce b e à 16H45.
Considérant ce qui suit:
1. Par un arrêté du 27 août 2020, le préfet de la Seine-Saint-Denis a imposé le port du masque, à compter du 28 août 2020 à 8 heures, aux personnes d a e ans, se trouvant sur les voies publiques ou les espaces ouverts au public du département de la Seine-Saint-Denis.
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En sont exceptés les e e c c a e de c e a c e , les professionnels qui en sont dispensés et les personnes en situation de handicap munie d ce ca d cal a de ce e d a e e e e e e e e a a e de a e e la propagation du virus. Par un arrêté du 31 août 2020, le préfet de la Seine-Saint-Denis a abrogé cet arrêté et imposé le port du masque à compter du 1er septembre 2020 à 8 heures pour les personnes d a e ans, se trouvant sur les voies publiques ou les espaces ouverts au public du département, dans les mêmes conditions, la dispense de b a d d a e étant toutefois étendue aux personnes pratiquant la course à pied et le cyclisme.
2. Par sa requête, présentée e de e de a c e L. 521-2 du code de justice administrative, M. R. demande au juge des référés de e d e e c de arrêté du 27 août 2020 précité, en tout état de cause, de suspendre e c de cet arrêté ce e e préfet de la Seine-Saint-Denis e d e e e de e e d e b a d d a e a heures et lieux de fréquentation telle que le risque sanitaire, au regard notamment des atteintes aux libertés fondamentales, apparaîtrait excessif e d e d e a e de d e a e ce sens. L de a d e ce b e, M. R., tout en déclarant maintenir ses conclusions initiales, demande également au juge des référés de suspendre, dans les mêmes conditions, e c de arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 31 août 2020 et d e d e a e de le modifier.
3. S a préfectoral du 27 août 2020 a cessé de produire ses effets en raison de son ab a a a d 31 a t 2020, ce dernier est de même portée que le précédent dès lors
e b a d d a e e e e de a Se e-Saint-Denis à partir du 1er septembre 2020. Par suite, la requête doit être regardée c e d e c e a d 31 a 2020.
Sur les circonstances et le cadre juridique :
4. L’émergence d’un nouveau coronavirus, responsable de la maladie à coronavirus 2019 ou covid-19 e a c e e c a e , a a e d e ce de santé publique de portée internationale par l’Organisation mondiale de la santé le 30 janvier 2020, puis de pandémie le 11 mars 2020. La propagation du virus sur le territoire français a conduit le ministre des solidarités et de la santé puis le Premier ministre à prendre, à compter du 4 mars 2020, des mesures de plus en plus strictes destinées à réduire les risques de contagion. Le a e , a a c e 4 de a d 23 a 2020 d’ e ce a e ace ' d e de covid-19, a déclaré l’état d’urgence sanitaire pour une durée de deux mois à compter du 24 a 2020, , a a c e 1e de a d 11 a 2020 ea ' a d’ e ce a a e e c a e d , a ce a d e ce a a e a 10 e 2020 c . A de de a a a a e, e e e a e ad e a décret ont assoupli progressivement les sujétions imposées afin de faire face à l’épidémie.
5. E e d I de a c e 1e de a d 9 e 2020 a isant la sortie de l’état d’urgence sanitaire, du 11 juillet 2020 au 30 octobre 2020 inclus, le Premier ministre peut, par décret pris sur le rapport du ministre chargé de la santé, dans l’intérêt de la santé publique et aux seules fins de lutter contre la propagation de l’épidémie de covid-19, réglementer la circulation des personnes. En vertu du deuxième alinéa du II du même article, lorsque ces mesures doivent
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s’appliquer dans un champ géographique qui n’excède pas le territoire d’un département, le Premier ministre peut habiliter le représentant de l’Etat dans le département à les décider lui- même, après avis, rendu public, du directeur général de l’agence régionale de santé. Ces mesures, selon le III de cet article, « sont strictement proportionnées aux risques sanitaires encourus et appropriées aux circonstances de temps et de lieu. Il y est mis fin sans délai lorsqu’elles ne sont plus nécessaires . Le IV d e a c e c e e e e e a e ' b e , de a e e administratif, des recours présentés, instruits et jugés selon les procédures prévues aux articles L. 521-1 et L. 521-2 du code de justice administrative. Enfin, il résulte du VII du même article que a a de ce e e e a e b e d e a e de d a a a re de 135 euros, e , e ca de c d e da e e , d e a e de de c e c a e , e ca de a de e e da d a de e e , de d e e e e de 3 750 e d a e de a e de a e e c e a e de a a d a . A e e d II de a c e 1e d d c e d 10 e 2020 e c a e e e a e nécessaires pour faire face à l’épidémie de covid-19 dans les territoires sortis de l’état d’urgence sanitaire et dans ceux où il a été prorogé : « Dans les cas où le port du masque n’est pas prescrit par le présent décret, le préfet de département est habilité à le rendre obligatoire, sauf dans les locaux d’habitation, lorsque les circonstances locales l’exigent ». Il e de a e e 1 de ce d c e e e a e d a d e a ca ac e ec e e a a c e 30-0 E de a e e IV a c de a de .
6. Il appartient ainsi aux autorités de police compétentes de prendre, en vue de sauvegarder la santé de la population, toutes dispositions de nature à prévenir ou à limiter les effets de d e de c d-19. Ce e e , e e e e e c ce de d e be fondamentaux doivent, dans cette mesure, être nécessaires, adaptées et strictement e b ec de a e a de de a a b e e e e .
7. Aux termes de l’article L. 521-2 du code de justice administrative : « Sai i d e dema de e ce e j ifi e a l ge ce, le j ge de éférés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la a ega de d e libe f dame ale la elle e e e m ale de d i blic ga i me de d i i cha g de la ge i d e ice blic a ai , da l e e cice d de e oirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ».
8. P a ca de a c e L.521-2 du code de justice administrative, le droit au respect de a be d a e e e et du droit de chacun au respect de sa liberté personnelle qui implique e a c e e e subir de c a e e c da ce e e a a e a de de d e b c e e ec de d d a , c e de be da e a es au sens des dispositions de cet article. E e a c e, e c e d a e c ue pas une liberté fondamentale au sens de ces dispositions.
Sur la c d e a e e ce d e a e e a e e a e e e a e de libertés fondamentales :
9. La c c a ce e a contesté e a e ac d e a ce de a a e a d de a c e L.211-2 d c de de e a e e e b c e ad a e a de
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nature à caractériser une atteinte grave à la liber d a e e e a d a e ec de a liberté personnelle dont se prévaut M. R..
10. I e de c , e a e de documents versés aux débats et déclarations
a d e ce, que les données épidémiologiques montrent une fo e ec de ce ce de d e sur le territoire de la Seine-Saint-Denis a d a e e c a e e , par décret du 28 août 2020, de ce département dans la liste des zones de circulation active du virus dans lesquelles la loi du 9 juillet 2020 permet au préfet de département de prendre des mesures plus contraignantes. A e e a d c de ce du virus correspondant au nombre total de nouveaux cas pour 100 000 habitants était pour la Seine-Saint-Denis de 50 pour 100 000 habitants à la mi-août, qui correspond au e d a e e, ce taux est passé à 84,8 au 31 août et se situe actuellement à 94 pour 100 000. De même le taux de positivité qui rend compte de la part de tests positifs obtenus sur le nombre total de tests réalisés sur sept jours glissant e a 7% e 31 a 2020 c e seulement 4,92% le 17 août 2020. Par ailleurs, le taux de passage au service des urgences liées à la covid-19 est de 6,7% en Seine-Saint-Denis contre 4,4% en région Ile-de-France et le nombre d hospitalisations pourra acc e . Ainsi que le met en exergue une note épidémiologique émanant de Santé publique France du 27 août 2020 a a e d e e I e-de- France, le contexte de fin des vacances scolaires et universitaires fait porter un risque d a ravation des données alors que la population des jeunes et ceux sans facteurs de gravité et la population des personnes plus âgées et plus fragiles ne sont pas étanches, une augmentation du nombre de personnes infectées parmi les premiers impactant les derniers. Selon ce même document, les jeunes dans la tranche 20-30 ans se singularisent par un niveau de circulation du
a e e e da e a e c a e d e e e e b e e e département de la Seine-Saint-De , e a d c de ce da ce e a c e d e a sine 180 pour 100 000 habitants. Cette situation impose dès lors aux pouvoirs publics de prendre des e e ada e c e a a a de d e e a d a recourir à des mesures plus contraignantes et aux conséquences sociales et économiques élevées.
11. D , c e e e e e b e de d e e e e ce d e d e a a a de a c d 19, e a e a e e ad a la communauté scientifique, en at des connaissances actuelles, que le masque constitue un moyen efficace pour réduire le risque de contamination par le SARS-CoV-2, hautement contagieux, et contenir cette pandémie et alors que le port du masque e a de nature, contrairement à ce qui est soutenu, à c e e a c e ce e e cac de e e dites barrières, le préfet de la Seine-Denis justifie de la nécessité et du caractère adapté de la mesure imposant le port du masque dans le département de la Seine-Saint-Denis.
12. Le ca ac e d e e e de ce a c e ce a e e e e a compte de ses conséquences pour les personnes concernées et de son caractère approprié pour a e d e e b d a . Sa c e a b , cessaires à sa bonne c a a ce e a c ec e a ca a e e e a e e e e ad e e, élément de son effectivité qui doivent, à ce titre, être prises en considération. Il en résulte que le e , d e e e e dans lesquels il rend obligatoire le port du masque, est en droit de délimiter des zones suffisamment larges pour englober de façon cohérente les points du territoire caractérisés par une forte densité de personnes ou une difficulté à assurer le respect de a d a ce e, de e e e e e e de e a a e connaissance de la règle applicable et ne soient pas incitées à enlever puis remettre leur masque à
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e e e a c d e e e. I e , de e, d e a e d a ca de ce e e de a e da e e b e d e e c e, e d e département, en considération des risques encourus dans les différentes zones couvertes par la e e ad e. I d , e , enir compte de la contrainte que représente, même si elle e e e e, e d a e a e ab a de c e c ce e , d e également respecter cette obligation dans les transports en commun et, le plus souvent, dans leur établissement scolaire ou universitaire ou sur leur lieu de travail.
13. Il e de c , e a e de a ie e de d e de INSEE versée au dossier, que le département de la Seine-Saint-Denis connaît une situation de particulière vulnérabilité, comme en témoigne le taux de surmortalité départementale causé par d e de C d-19, observé entre le 1er mars et le 27 avril 2020 par rapport à la même de de a e c de e, nettement supérieur aux départements limitrophes, puis ablissait à 128,9% (contre 65,4% pour la Seine et Marne ou 89,9% pour Paris ou 97,7% pour e Va d O e), le taux de surmortalité chez les plus de 65 ans atteignant même 144,6% (contre 110% e Va d O e e 102,1% e e e I e de France). Sur le plan démographique, le département de la Seine-Saint-Denis se caractérise par une forte proportion de jeunes dont le taux de cas positifs au covid-19 est particulièrement élevé et a augmenté continument. Par ailleurs, ce département connaît un grand nombre de personnes en situation de précarité économique, financière et sociale, et souffrant de comorbidité, telle le diabète, les cancers, les maladies respiratoires, les rendant particulièrement vulnérables à la contamination par le virus.
14. Il résulte également de c e la configuration du département est un facteur d a a a d e de propagation du virus dès lors que le département de la Seine-Saint- Denis est un territoire d e a b e e c e (236 km²), très fortement urbanisé, e de peuplés de France avec une de de a ab a à 6 878 habitants par km² contre en moyenne 105,1 en France. Par ailleurs, i e a c e , e a e des pièces versées au dossier, que la Seine-Saint-Denis est le département qui concentre le plus de personnes travaillant dans les métiers qui ont été les plus exposés au virus, tels les agents hospitaliers de la région d I e-de-France dont 16,2% sont issus du département de la Seine-Saint- Denis, les aides-soignants (15,4%), les caissiers ou vendeurs (18,7%) et les livreurs (21,6%). Il e a da a a e c e e e e e e c e plein air sont nombreux et que le télétravail est peu répandu. Il découle de ces caractéristiques que les flux de circulation et de déplacement sur les voies et espaces publics sont particulièrement importants e e b e des zones du territoire, les lieux ouverts au public pouvant être fréquentés d a be e a d à la nature des métiers exercés et jusque tard dans la nuit, rendant difficile le seul respect des mesures dite barrières sans port du masque obligatoire. En outre, le préfet de la Seine-Saint-Denis fait valoir, de a d e ce, e d c d a ca d c da a d 9 a 2020 imposant le port du masque dans certaines zones délimitées qui sont apparues peu c e b e e a e ec e d a de e a e d e b .
15. A , da e c c a ce de e ce, e e a de c , e a d a densité très forte du département et à ses ca ac e , e a a e e e ce a e zones au moins de son e e a e e e ce e de b a de d a e d c e, e e ec a e c de c e ce ce a e e ectivité de la mesure prise, ni
a a e a e e a e e e a e e be da e a e e e c a a ce a e de a e , e a e e e de c e d
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limité, de cette obligation.
16. I e e a be d e a e la fin de non-recevoir et la condition e a e ce, la requête de M. R. doit être rejetée, y compris ses conclusions aux fins d c e e de a d ca de a d 31 a 2020 et de communication des motifs de fait de cet arrêté.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. R. est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. X R. et au préfet de la Seine-Saint- Denis e a e de e .
Fait à […], le 7 septembre 2020.
Le juge des référés,
Signé
M. Y
La République mande et ordonne au mi i e de l i ie en ce qui le concerne et à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties i e , de i l e c i de la e e d ci i .
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Textes cités dans la décision
- LOI n°2020-856 du 9 juillet 2020
- Décret n°2020-860 du 10 juillet 2020
- Décret n°2020-1096 du 28 août 2020
- Code de justice administrative
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