Rejet 28 août 2025
Commentaire • 0
Sur la décision
| Référence : | TA Nîmes, 28 août 2025, n° 2503152 |
|---|---|
| Juridiction : | Tribunal administratif de Nîmes |
| Numéro : | 2503152 |
| Type de recours : | Excès de pouvoir |
| Dispositif : | Rejet irrecevabilité manifeste alinéa 4 |
| Date de dernière mise à jour : | 8 septembre 2025 |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 28 juillet 2025, M. et Mme A B, représentés par Me Beauvillard, demandent au tribunal :
1°) d’annuler l’arrêté du 2 décembre 2024 par lequel le maire de la commune de Cabrières d’Avignon a délivré un permis d’aménager n° PA 084025 24 S0001 à la société d’Etudes Azuréennes, ensemble la décision de rejet de son recours gracieux ;
2°) de mettre « à la charge des requérants » une somme de 3 500 euros au titre de l’article L.761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () « . Aux termes de l’article R. 612-1 du même code : » Lorsque des conclusions sont entachées d’une irrecevabilité susceptible d’être couverte après l’expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d’office cette irrecevabilité qu’après avoir invité leur auteur à les régulariser. () La demande de régularisation mentionne que, à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l’expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l’information prévue à l’article R. 611-7 ".
2. Aux termes de l’article R. 600-1 du code de l’urbanisme : « En cas de déféré du préfet ou de recours contentieux à l’encontre d’un certificat d’urbanisme, d’une décision de non-opposition à une déclaration préalable ou d’un permis de construire, d’aménager ou de démolir, le préfet ou l’auteur du recours est tenu, à peine d’irrecevabilité, de notifier son recours à l’auteur de la décision et au titulaire de l’autorisation. Cette notification doit également être effectuée dans les mêmes conditions en cas de demande tendant à l’annulation ou à la réformation d’une décision juridictionnelle concernant un certificat d’urbanisme, une décision de non-opposition à une déclaration préalable ou un permis de construire, d’aménager ou de démolir. L’auteur d’un recours administratif est également tenu de le notifier à peine d’irrecevabilité du recours contentieux qu’il pourrait intenter ultérieurement en cas de rejet du recours administratif. La notification prévue au précédent alinéa doit intervenir par lettre recommandée avec accusé de réception, dans un délai de quinze jours francs à compter du dépôt du déféré ou du recours. La notification du recours à l’auteur de la décision et, s’il y a lieu, au titulaire de l’autorisation est réputée accomplie à la date d’envoi de la lettre recommandée avec accusé de réception. Cette date est établie par le certificat de dépôt de la lettre recommandée auprès des services postaux ». Il résulte de ces dispositions, que l’auteur d’un recours contentieux à l’encontre d’un permis d’aménager est tenu, sous peine d’irrecevabilité, de notifier copie intégrale de sa requête à l’auteur de la décision ainsi qu’à son bénéficiaire dans un délai de quinze jours francs à compter du dépôt du recours.
3. Aux termes de l’article R. 611-8-6 du même code : « Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l’accusé de réception délivré par l’application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l’application, à l’issue de ce délai. Sauf demande contraire de leur part, les parties sont alertées de toute nouvelle communication ou notification par un message électronique envoyé à l’adresse choisie par elles. (). ».
4. Par lettre adressée le 28 juillet 2025 au moyen de l’application Télérecours, M. et Mme B ont été invités à justifier, dans un délai de quinze jours, avoir procédé aux formalités de notification de leur requête présentée au moyen de la même application, conformément aux dispositions de l’article R. 600-1 du code de l’urbanisme. Malgré cette invitation à régulariser, notifiée le même jour, les requérants n’ont pas, dans le délai de quinze jours qui leur était imparti, apporté la preuve de la notification de leur recours contentieux à l’auteur de la décision ainsi qu’au titulaire du permis d’aménager. Dans ces conditions, la requête de M. et Mme B qui n’a pas été notifiée dans les conditions définies par l’article R. 600-1 du code de l’urbanisme, est irrecevable et doit être rejetée en application du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. et Mme B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M.et Mme A B.
Fait à Nîmes, le 28 août 2025.
La présidente de la 1ère chambre,
C. BOYER
La République mande et ordonne le préfet de Vaucluse en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Tribunaux administratifs ·
- Justice administrative ·
- Décision implicite ·
- Compétence territoriale ·
- Lieu de résidence ·
- Compétence du tribunal ·
- Juridiction administrative ·
- Terme ·
- Conseil d'etat ·
- Litige
- Justice administrative ·
- Île-de-france ·
- Formation ·
- Région ·
- Commissaire de justice ·
- Maintien ·
- Ordonnance ·
- Désistement ·
- Juge des référés ·
- Délai
- Urbanisme ·
- Pays basque ·
- Communauté d’agglomération ·
- Délibération ·
- Plan ·
- Commune ·
- Développement durable ·
- Logement social ·
- Objectif ·
- Révision
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Justice administrative ·
- Réfugiés ·
- Territoire français ·
- Administration ·
- Expulsion du territoire ·
- Résidence ·
- Juge des référés ·
- Russie ·
- Légalité ·
- Parents
- Vie privée ·
- Aide juridictionnelle ·
- Justice administrative ·
- Titre ·
- Enfant ·
- Carte de séjour ·
- Refus ·
- Étranger ·
- Lien ·
- Territoire national
- Justice administrative ·
- Reprise d'ancienneté ·
- Recours contentieux ·
- Échelon ·
- Tribunaux administratifs ·
- Délai ·
- Commissaire de justice ·
- Régularisation ·
- Production ·
- Prise en compte
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Médiation ·
- Justice administrative ·
- Commission ·
- Juge des référés ·
- Hébergement ·
- Construction ·
- Droit au logement ·
- Bénéfice ·
- Tribunaux administratifs ·
- Légalité
- Justice administrative ·
- Commune ·
- Rejet ·
- Pouvoir adjudicateur ·
- Sociétés ·
- Mise en concurrence ·
- Référé précontractuel ·
- Offre irrégulière ·
- Marches ·
- Juge des référés
- Justice administrative ·
- Accord commercial ·
- Juge des référés ·
- Conseil d'etat ·
- Viande ·
- Technique ·
- Pays du mercosur ·
- Circulaire ·
- État ·
- Pesticide
Sur les mêmes thèmes • 3
- Armée ·
- Justice administrative ·
- Formation ·
- L'etat ·
- Mobilité ·
- Responsabilité limitée ·
- Ministère ·
- Défense ·
- Commissaire de justice ·
- Responsabilité
- Justice administrative ·
- Expert ·
- Sociétés ·
- Habitat ·
- Débours ·
- Parcelle ·
- Architecture ·
- Construction ·
- Commune ·
- Immeuble
- Territoire français ·
- Départ volontaire ·
- Aide juridictionnelle ·
- Justice administrative ·
- Délai ·
- Autorisation provisoire ·
- Illégalité ·
- Étranger ·
- Erreur ·
- Droit d'asile
Textes cités dans la décision
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.