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Sur la décision
| Référence : | TJ Bobigny, j l d ceseda, 6 mai 2025, n° 25/03908 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 25/03908 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Maintien de la mesure de placement en zone d'attente |
| Date de dernière mise à jour : | 24 septembre 2025 |
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Texte intégral
COUR D’APPEL DE [Localité 4]
ANNEXE DU TRIBUNAL JUDICIAIRE DE BOBIGNY
J.L.D. CESEDA
AFFAIRE N° RG 25/03908 – N° Portalis DB3S-W-B7J-3DGJ
MINUTE N° RG 25/03908 – N° Portalis DB3S-W-B7J-3DGJ
ORDONNANCE
sur demande de prolongation du maintien en zone d’attente
(ART L342-1 du CESEDA)
Le 06 Mai 2025,
Nous, Elodie PATS, magistrat du siège du tribunal judiciaire de BOBIGNY, assisté(e) de Adrien NICOLIER, Greffier
Vu les dispositions des articles L.342-1 à L.342-11 et R.342-1 à R.342-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile,
PARTIES :
REQUERANT :
Le directeur de la Police aux Frontières de l’aéroport [6]
représenté par Me Géraldine LESIEUR (CABINET), avocat au barreau de PARIS, avocat plaidant, vestiaire :
PERSONNE MAINTENUE EN ZONE D’ATTENTE :
Monsieur [J] [O]
né le 25 Juin 1985 à [Localité 3]
de nationalité Guinéenne
assisté(e) de Me Mhadjou DJAMAL ABDOU NASSUR, avocat au barreau de PARIS, avocat plaidant, avocat choisis
Monsieur le procureur de la République, préalablement avisé, n’est pas présent à l’audience.
DEROULEMENT DES DEBATS
A l’audience publique, le président a procédé au rappel de l’identité des parties.
Si exceptions de nullité
Suivant les conclusions de nullité qu’il a déposées avant tout débat au fond, Me Diaka CISSE, avocat plaidant, avocat de Monsieur [J] [O], a été entendu en sa plaidoirie ;
En réplique, Me Géraldine LESIEUR (CABINET), avocat plaidant représentant l’autorité administrative a été entendu en ses observations;
L’incident a été joint au fond ;
Monsieur [J] [O] a été entendu en ses explications ;
Me Géraldine LESIEUR (CABINET), avocat plaidant représentant l’autorité administrative a été entendu en sa plaidoirie ;
Me Diaka CISSE, avocat plaidant, avocat de Monsieur [J] [O], a été entendu en sa plaidoirie ;
Le défendeur a eu la parole en dernier,
MOTIVATIONS
Attendu que Monsieur [J] [O] non autorisé(e) à entrer sur le territoire français le 02/05/25 à 07:31 heures,
❑ demandeur d’asile le à heures,
ayant fait l’objet d’un refus d’entrée au titre de l’asile le à heures,
a suivant décision du Chef de Service de contrôle aux frontières ou d’un fonctionnaire désigné par lui, en date du 02/05/25 à 07:31 heures, été maintenu(e) dans la zone d’attente de l’aéroport de [5] pour une durée de quatre jours ;
Attendu qu’à l’issue de cette période la personne maintenue en zone d’attente n’a pas été admise et n’a pas pu être rapatriée ;
Attendu que par saisine du 06 Mai 2025 l’autorité administrative sollicite la prolongation du maintien de Monsieur [J] [O] en zone d’attente pour une durée de huit jours ;
Attendu qu’en application des dispositions de l’article L.342-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le maintien en zone d’attente au-delà de quatre jours à compter de la décision initiale peut être autorisé par le juge des libertés et de la détention « statuant sur l’exercice effectif des droits reconnus à l’étrangers » pour une durée qui ne peut être supérieure à huit jours ;
Attendu qu’en vertu de l’article L.342-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, l’autorité administrative expose dans sa saisine les raisons pour lesquelles l’étranger n’a pu être rapatrié ou, s’il a demandé l’asile, admis, et le délai nécessaire pour assurer son départ de la zone d’attente ;
Que l’existence de garanties de représentations de l’étranger n’est pas à elle seule susceptible de justifier le refus de prolongation de son maintien en zone d’attente ;
Attendu que si le juge judiciaire a la faculté de ne pas autoriser la prolongation du maintien en zone d’attente de l’étranger, il ne peut remettre en cause la décision administrative de refus d’entrer et doit s’assurer que celui-ci ne tente pas de pénétrer frauduleusement sur le territoire français et présente des garanties sur les conditions de son séjour mais également de départ du territoire français ;
Attendu qu’il ressort des pièces de la procédure que Monsieur [J] [O] s’est présenté aux contrôles à la frontière à son arrivée en provenance de Conakry ; qu’il disposait d’un visa d’une durée de 15 jours pour un séjour privé délivré par les autorités françaises le 18 03 2025 ; qu’il présentait une réservation d’hôtel à [Localité 4] laquelle était annulée ; qu’en outre, il présentait une billeterie pour [Localité 1] 2 jours plus tard de sorte que l’essentiel de son séjour était prévu en Belgique sous couvert d’un visa français, au mépris de l’article 5 du code des visas ; qu’il n’avait pas d’assurance médicale, pas d’hébergement valide et un viatique insuffisant (300 euros en espèces sans autres moyens de paiement) ; qu’en conséquence, l’accès au territoire lui a été refusé.
Que par suite, il se voyait remettre une réservation booking dans un dortoir à [Localité 4] du 03 au 15 05 2025, un tranfert d’argent Western union de 2000 euros, un billet SNCF [Localité 4]/[Localité 1] du 05 05 2025 avec un retour le 09 05 2025 et une assurance voyage du 03 au 20 05 2025.
Que le 04 05 2025, il refusait d’embarquer sur un vol à destination de Conakry ; qu’un nouveau vol est prévu le 07 05 2025 ;
Qu’à l’audience il déclare qu’il venait suite à un congé ; qu’il allait voir son frère et les enfants de ce dernier à [Localité 1] et également faire du tourisme à [Localité 4] ; puis dans un deuxième temps, il explique qu’il va passer tout son séjour à [Localité 4] et non plus à [Localité 1] car il a vu son frère en zone d’attente hier ; il déclare être marié depuis 2019 et père de deux enfants ;
Que les déclarations de l’intéressé apparaissent particulièrement confuses ; qu’il a modifié les modalités de son séjour depuis son projet initial qui consistait à se rendre à [Localité 1] pour voir son frère mais également par rapport à ses déclarations initiales à l’audience, aux termes desquelles il disait séjourner à [Localité 4] puis ensuite à [Localité 1] ; qu’il a déclaré avoir renoncé à se rendre à [Localité 1] pour visiter son frère puisque ce dernier est venu le visiter le 5 mai mais que dès le 3 mai, il réservait un dortoir à [Localité 4] pour la totalité de son séjour, étant précisé que sa réservation d’hôtel initiale a été annulée ; que l’attestation médicale qu’il présente n’est pas signée et qu’elle valable jusqu’au 20 mai alors qu’il déclare repartir le 15 mai ;
Attendu qu’au regard de l’ensemble de ces éléments, l’intéressé ne justifie pas ce jour de garanties suffisantes concernant les conditions de son séjour en France ; que le risque migratoire ne peut être écarté le concernant ;
Que dans ces conditions, il y a lieu de faire droit à la requête de l’administration et d’ordonner son maintien en zone d’attente pour une durée de huit jours.
PAR CES MOTIFS
Statuant publiquement en premier ressort, par décision assortie de l’exécution provisoire
Autorisons le maintien de Monsieur [J] [O] en zone d’attente de l’aéroport de [5] pour une durée de huit jours.
Fait à [Localité 7], le 06 Mai 2025 à heures
LE GREFFIER
LE PRÉSIDENT
NOTIFICATION DE L’ORDONNANCE
AUX PARTIES :
Reçu copie de la présente ordonnance et notification de ce qu’elle est susceptible d’appel devant le premier président de la cour d’appel de Paris dans un délai de 24 heures à compter de la présente ordonnance (déclaration motivée transmise par tous moyens au greffe du service des etrangers du premier président de la cour d’appel de Paris. Fax n° 01-44-32-78-05 ou mail
[Courriel 2]). Cet appel n’est pas suspensif de l’exécution de la mesure d’éloignement.
Information est donnée à l’intéressé(e) qu’il est maintenu(e) à disposition de la justice pendant un délai de 10 heures à compter de la notification de la présente ordonnance au procureur de la République, lorsqu’il est mis fin à son maintien en zone d’attente.
LE REPRÉSENTANT DE L’ADMINISTRATION
L’INTÉRESSÉ(E)
L’INTERPRÈTE
L’ADMINISTRATEUR AD’HOC
AU PROCUREUR DE LA REPUBLIQUE :
(De 9h00 à 12h00 et de 14h00 à 18h00)
La présente ordonnance mettant fin au maintien de l’étranger en zone d’attente
a été notifiée au procureur de la République, absent à l’audience, par voie dématérialisée,
le ..06 Mai 2025…… à ……….h………….
Le greffier
(De 12h00 à 14h00 et de 18h00 à 9h00)
Le procureur de la République, absent à l’audience, a été avisé de la présente ordonnance mettant fin au maintien de l’étranger en zone d’attente, par un appel téléphonique donné par le greffier au magistrat de permanence générale,
le ..06 Mai 2025…… à ……….h………….
Ce magistrat :
❑ a indiqué interjeter appel et demander au premier président de déclarer son recours suspensif
❑ a indiqué ne pas entendre user de ce droit, de sorte que l’intéressé peut être remis en liberté
❑ n’a pu être joint, un message lui ayant été laissé
Le greffier
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