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Sur la décision
| Référence : | TJ Boulogne-sur-Mer, jld, 14 juin 2025, n° 25/02518 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 25/02518 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Maintien de la mesure de rétention administrative |
| Date de dernière mise à jour : | 25 juin 2025 |
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Texte intégral
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Au nom du Peuple Français
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE BOULOGNE SUR MER
ORDONNANCE STATUANT SUR UNE DEMANDE DE PROLONGATION DE RETENTION
MINUTE: 25/ 893
Appel des causes le 14 Juin 2025 à 10h00 en visioconférence
Div\étrangers
N° étr\N° RG 25/02518 – N° Portalis DBZ3-W-B7J-76H7S
Nous, Monsieur [J] [S] [P], Président du Tribunal judiciaire de BOULOGNE SUR MER, juge chargé du contrôle des mesures restrictives et privatives de libertés en droit des étrangers, assisté de Madame Marie TIMMERMAN, Greffier, statuant en application des articles L.742-1, L.743-4, L.743-6 à L.743-8, L. 743-20 et L. 743-24 du Code de l’Entrée et du Séjour des Etrangers et du Droit d’Asile;
Vu l’article R. 213-12-2 du code de l’organisation judiciaire ;
En présence de Maître Antoine PATINIER représentant de M. LE PREFET DU PAS DE [Localité 1] ;
Vu le Code de l’Entrée et du Séjour des Etrangers et du Droit d’Asile notamment en ses articles L. 741-1 et suivants ;
Monsieur [T] [V] Alias [E] [U]
de nationalité Sierra léonaise
né le 11 Novembre 1975 à [Localité 3] (SIERRA LEONE),
a fait l’objet :
– d’un arrêté d’expulsion prononcé le 21 novembre 2013 par M. LE PREFET DE POLICE DE [Localité 5] notifié le 25 novembre 2013 par lettre recommandée avec accusé de réception ;
— d’un arrêté de placement en rétention administrative pour une durée de quatre jours, prononcé le 1er avril 2025 par M. PREFET DU PAS-DE-[Localité 1] , qui lui a été notifié le 1er avril 2025 à 15h10 .
Par requête du 13 Juin 2025, arrivée par courrier électronique à 11h43 M. LE PREFET DU PAS DE [Localité 1] invoquant devoir maintenir l’intéressé au-delà de QUATRE JOURS, prolongé par un délai de VINGT-SIX JOURS selon l’ordonnance du 05 avril 2025, prolongé par un délai de TRENTE JOURS selon l’ordonnance du 1er mai 2025, prolongé par un délai de QUINZE JOURS selon l’ordonnance du 30 mai 2025, demande l’autorisation de prolonger ce délai pour une durée de QUINZE JOURS maximum.
En application des articles L.743-9 et L. 743-24 du Code de l’Entrée et du Séjour des Etrangers et du Droit d’Asile il a été rappelé à l’intéressé, assisté de Me Hannah BEAUGENDRE, avocat au Barreau de BOULOGNE-SUR-MER et commis d’office, les droits qui lui sont reconnus pendant la rétention et a été informé des possibilités et des délais de recours contre toutes les décisions le concernant ; qu’il a été entendu en ses observations
L’intéressé déclare : Je souhaite être assisté d’un avocat. Je suis d’accord avec vous j’ai rien à dire.
Me Hannah BEAUGENDRE entendu en ses observations ; je considère qu’il n’y a pas de menace à l’ordre public. La dernière condamnation date de 2013. On peut considérer que Monsieur s’est remis dans le droit chemin. Il n’y a pas non plus d’obstruction. Il ne sait ni lire ni écrire, il ne peut pas remplir le formulaire. Il m’a dit qu’il leur avait fait savoir au CRA. Il n’y a pas obstruction. Je sollicite la levée de sa rétention.
L’avocat de la Préfecture entendu en ses observations ; sollicite la prolongation de la rétention administrative de l’intéressé sur deux moyens. Le premier est l’obstruction volontaire car li a refusé de renseigner le questionnaire soumis d’identification. Également sur le moyen de la menace à l’ordre public au regard de ses nombreuses condamnations.
MOTIFS
Selon l’article L. 742-5 du CESEDA, à titre exceptionnel, le magistrat du siège du tribunal judiciaire peut à nouveau être saisi aux fins de prolongation du maintien en rétention au-delà de la durée maximale de rétention prévue à l’article L. 742-4, lorsqu’une des situations suivantes apparait dans les quinze derniers jours:
1° L’étranger a fait obstruction à l’exécution d’office de la décision d’éloignement ;
2° L’étranger a présenté, dans le seul but de faire échec à la décision d’éloignement :
a) une demande de protection contre l’éloignement au titre du 5° de l’article L. 631-3 ;
b) ou une demande d’asile dans les conditions prévues aux articles L. 754-1 et L. 754-3 ;
3° La décision d’éloignement n’a pu être exécutée en raison du défaut de délivrance des documents de voyage par le consulat dont relève l’intéressé et qu’il est établi par l’autorité administrative compétente que cette délivrance doit intervenir à bref délai.
Le juge peut également être saisi en cas d’urgence absolue ou de menace pour l’ordre public.
L’étranger est maintenu en rétention jusqu’à ce que le juge ait statué.
Si le juge ordonne la prolongation de la rétention, celle-ci court à compter de l’expiration de la dernière période de rétention pour une nouvelle période d’une durée maximale de quinze jours.
Si l’une des circonstances mentionnées aux 1°, 2° ou 3° ou au septième alinéa du présent article survient au cours de la prolongation exceptionnelle ordonnée en application de l’avant-dernier alinéa, elle peut être renouvelée une fois, dans les mêmes conditions. La durée maximale de la rétention n’excède alors pas quatre-vingt-dix jours.
Le bulletin n°2 du casier judiciaire de Monsieur [E] porte trace de 11 condamnations notamment pour des faits d’infraction à la législation sur les stupéfiants et des faits d’entrée et de séjour irrégulier sur le territoire. Il a été condamné à différentes peines, notamment des peines d’emprisonnement ferme. La circonstance que la dernière condamnation prononcée l’ait été le 29 mars 2013 ne suffit pas à considérer que le risque de trouble à l’ordre public que représente l’intéressé a disparu ou s’est même simplement estompé.
Dès lors la préfecture démontre suffisamment que les circonstances de l’article L. 742-5 du CESEDA sont réunies et il convient, dès lors que l’intéressé ne présente pas de garanties suffisantes pour la mise à exécution de la mesure de reconduite à la frontière, des mesures de surveillance sont nécessaires d’accorder la prorogation demandée.
PAR CES MOTIFS
Autorisons l’autorité administrative à retenir Monsieur [T] [V] Alias [E] [U] dans les locaux ne relevant pas de l’Administration pénitentiaire pour une prolongation de rétention administrative d’une durée maximale de QUINZE JOURS à compter de l’échéance de la précédente période de prolongation de rétention administrative
NOTIFIONS sur le champ la présente ordonnance par mail au CRA pour remise à l’intéressé qui, en émargeant ci-après, atteste avoir reçu copie et avisons l’intéressé de la possibilité de faire appel, devant le Premier Président de la Cour d’Appel ou son délégué, de la présente ordonnance dans les vingt quatre heures de son prononcé ; l’informons que la déclaration d’appel doit être motivée et peut être transmise par tout moyen (notamment par mail via la boîte structurelle : [Courriel 4] ) au greffe de la Cour d’Appel de [Localité 2] (numéro de FAX du greffe de la Cour d’Appel: 03.27.93.28.01.) ; lui indiquons que seul l’appel formé par le ministère public peut être déclaré suspensif par le Premier Président de la Cour d’Appel ou son délégué.
L’avocat de la Préfecture, L’avocat, Le Greffier, Le Juge,
décision rendue à
Ordonnance transmise ce jour à M. LE PREFET DU PAS DE [Localité 1]
Ordonnance transmise au Tribunal administratif de LILLE
N° étr\N° RG 25/02518 – N° Portalis DBZ3-W-B7J-76H7S
En cas de remise en liberté : Ordonnance notifiée à Monsieur le procureur de la République à
Décision notifiée à … h…
L’intéressé, L’interprète,
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