Commentaire • 0
Sur la décision
| Référence : | TJ Boulogne-sur-Mer, jld, 12 avr. 2026, n° 26/01433 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 26/01433 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Maintien de la mesure de rétention administrative |
| Date de dernière mise à jour : | 21 avril 2026 |
| Lire la décision sur le site de la juridiction |
Texte intégral
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Au nom du Peuple Français
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE BOULOGNE SUR MER
ORDONNANCE STATUANT SUR UNE DEMANDE DE PROLONGATION DE RETENTION
Appel des causes le 12 Avril 2026 à 10h00 en visioconférence
Div\étrangers
N° étr\N° RG 26/01433 – N° Portalis DBZ3-W-B7K-76RSB
Nous, Madame BOIVIN Anne, Vice-Présidente au Tribunal judiciaire de BOULOGNE SUR MER, juge chargé du contrôle des mesures restrictives et privatives de libertés en droit des étrangers, assistée de Madame Mylène FAIT, Greffier, statuant en application des articles L.742-1, L.743-4, L.743-6 à L.743-8, L. 743-20 et L. 743-24 du Code de l’Entrée et du Séjour des Etrangers et du Droit d’Asile;
Vu l’article R. 213-12-2 du code de l’organisation judiciaire ;
En présence de Madame [Z] [C], interprète en langue italienne, serment préalablement prêté;
En présence de Maître Fabien STORME représentant de M. [X] [D] ;
Vu le Code de l’Entrée et du Séjour des Etrangers et du Droit d’Asile notamment en ses articles L. 741-1 et suivants ;
Monsieur [E] [U]
de nationalité Bosniaque
né le 16 Septembre 2004 à [Localité 1] (BOSNIE), a fait l’objet :
— d’une obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, fixant le pays de destination de la reconduite, lui faisant interdiction de retour sur le territoire français et d’un arrêté ordonnant son placement en rétention administrative pour une durée de quatre-vingt seize heures, prononcé le 14 mars 2026 par M. [X] [D] , qui lui a été notifié le 14 mars 2026 à 17h55.
Par requête du 11 Avril 2026, arrivée par courrier électronique à 10h17 M. [X] [D] invoquant devoir maintenir l’intéressé au-delà de quatre-vingt-seize heures, prolongé par un délai de VINGT-SIX JOURS selon l’ordonnance du 18 mars 2026, demande l’autorisation de prolonger ce délai pour une durée de TRENTE JOURS maximum.
En application des articles L.743-9 et L. 743-24 du Code de l’Entrée et du Séjour des Etrangers et du Droit d’Asile il a été rappelé à l’intéressé, assisté de Me Frédérique JACQUART, avocat au Barreau de BOULOGNE-SUR-MER et commis d’office, les droits qui lui sont reconnus pendant la rétention et a été informé des possibilités et des délais de recours contre toutes les décisions le concernant ; qu’il a été entendu en ses observations
L’intéressé déclare : Je souhaite être assisté d’un avocat. J’ai un procès à Lille le 14, au tribunal administratif. J’ai de la famille ici. Est ce qu’on va me reconnaître ?
Me [B] [M] entendu en ses observations : la procédure est régulière.
L’avocat de la Préfecture entendu en ses observations : Je sollicite la prolongation de la rétention administrative de l’intéressé
MOTIFS
Selon l’article L. 742-4 du CESEDA, le magistrat du siège du tribunal judiciaire peut, dans les mêmes conditions qu’à l’article L. 742-1, être à nouveau saisi aux fins de prolongation du maintien en rétention au-delà de trente jours, dans les cas suivants :
1° En cas d’urgence absolue ou de menace pour l’ordre public ;
2° Lorsque l’impossibilité d’exécuter la décision d’éloignement résulte de la perte ou de la destruction des documents de voyage de l’intéressé, de la dissimulation par celui-ci de son identité ou de l’obstruction volontaire faite à son éloignement ;
3° Lorsque la décision d’éloignement n’a pu être exécutée en raison :
a) du défaut de délivrance des documents de voyage par le consulat dont relève l’intéressé ou lorsque la délivrance des documents de voyage est intervenue trop tardivement pour procéder à l’exécution de la décision d’éloignement ;
b) de l’absence de moyens de transport.
L’étranger peut être maintenu à disposition de la justice dans les conditions prévues à l’article L. 742-2.
Si le juge ordonne la prolongation de la rétention, celle-ci court à compter de l’expiration de la précédente période de rétention et pour une nouvelle période d’une durée maximale de trente jours. La durée maximale de la rétention n’excède alors pas soixante jours.
La prolongation de la rétention peut être renouvelée une fois, dans les mêmes conditions. La durée maximale de la rétention n’excède alors pas quatre-vingt-dix jours.
Monsieur [U], ressortissant bosniaque, a été placé en rétention administrative le 16 mars 2026. Il a fait l’objet d’une première prolongation par le juge des libertés et de la détention le 18 mars 2026 confirmé par un arrêt de la Cour d’appel de [Localité 2] du 19 mars 2026.
Faute de document de voyage en cours de validité, une demande rendez-vous consulaire aux fins de reconnaissance par les autorités bosniaques a été faite le 14 mars 2026 à 16h57. Le 09 avril 2026, la préfecture du Pas-de-[Localité 3] relançait l’Unité Centrale d’Identification quant à l’avancée du dossier de Monsieur [U]. Le 10 avril 2026, l’UCI indiquait qu’ils étaient à ce jour encore en attente de reconnaissance et qu’ils reviendraient vers les autorités préfectorales dès qu’un retour des autorités consulaires de Bosnie-Herzégovine leur serait transmis.
Dès lors, il apparaît que les autorités françaises ont accompli l’ensemble des diligences requises. Dans l’attente de l’exécution du vol, il convient de prolonger la mesure de rétention pour une nouvelle durée de 30 jours.
L’intéressé ne présente pas de garanties suffisantes pour la mise à exécution de la mesure de reconduite à la frontière, des mesures de surveillance sont nécessaires.
Eu égard aux nécessités invoquées par Monsieur le Préfet, il convient d’accorder la prorogation demandée.
PAR CES MOTIFS
Autorisons l’autorité administrative à retenir Monsieur [E] [U] dans les locaux ne relevant pas de l’Administration pénitentiaire pour une prolongation de rétention administrative d’une durée maximale de TRENTE JOURS à compter de l’échéance de la précédente période de prolongation de rétention administrative
NOTIFIONS sur le champ la présente ordonnance par mail au CRA pour remise à l’intéressé qui, en émargeant ci-après, atteste avoir reçu copie et avisons l’intéressé de la possibilité de faire appel, devant le Premier Président de la Cour d’Appel ou son délégué, de la présente ordonnance dans les vingt quatre heures de son prononcé ; l’informons que la déclaration d’appel doit être motivée et peut être transmise par tout moyen (notamment par mail via la boîte structurelle : [Courriel 1] ) au greffe de la Cour d’Appel de [Localité 2] (numéro de FAX du greffe de la Cour d’Appel: 03.27.93.28.01.) ; lui indiquons que seul l’appel formé par le ministère public peut être déclaré suspensif par le Premier Président de la Cour d’Appel ou son délégué.
L’avocat de la Préfecture, L’Avocat,
Le Greffier, Le Juge,
décision rendue à 11h06
Ordonnance transmise ce jour à M. [X] [D]
Ordonnance transmise au Tribunal administratif de LILLE
N° étr\N° RG 26/01433 – N° Portalis DBZ3-W-B7K-76RSB
Décision notifiée à … h…
L’intéressé, L’interprète,
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Expertise ·
- Tribunal judiciaire ·
- Contrôle technique ·
- Véhicule ·
- Référé ·
- Partie ·
- Jonction ·
- Registre ·
- Sociétés ·
- Demande
- Adresses ·
- Clause ·
- Saisie immobilière ·
- Consommateur ·
- Déséquilibre significatif ·
- Prêt ·
- Reputee non écrite ·
- Exécution ·
- Italie ·
- Créance
- Métropole ·
- Habitat ·
- Commandement de payer ·
- Bail ·
- Loyer ·
- Clause resolutoire ·
- Tribunal judiciaire ·
- Commissaire de justice ·
- Indemnité d 'occupation ·
- Expulsion
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Société anonyme ·
- Ville ·
- Régie ·
- Locataire ·
- Loyer ·
- Expulsion ·
- Clause resolutoire ·
- Bail ·
- Commandement de payer ·
- Résiliation
- Contrainte ·
- Cotisations ·
- Tribunal judiciaire ·
- Retard ·
- Opposition ·
- Franche-comté ·
- Mise en demeure ·
- Urssaf ·
- Sécurité sociale ·
- Adresses
- Étudiant ·
- Jeune ·
- Résidence ·
- Associations ·
- Clause resolutoire ·
- Redevance ·
- Contrats ·
- Logement ·
- Tribunal judiciaire ·
- Expulsion
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Banque populaire ·
- Garantie ·
- Prêt ·
- Cautionnement ·
- Épouse ·
- Commissaire de justice ·
- Tribunal judiciaire ·
- Quittance ·
- Intérêt ·
- Terme
- Adresses ·
- Assureur ·
- Sociétés ·
- Ingénierie ·
- Tribunal judiciaire ·
- Expertise ·
- Partie ·
- Hors de cause ·
- Europe ·
- Procédure civile
- Grange ·
- Agglomération ·
- Tribunal judiciaire ·
- Étang ·
- Gérant ·
- Carolines ·
- Incompétence ·
- Données ·
- Conforme ·
- Information
Sur les mêmes thèmes • 3
- Mariage ·
- Notaire ·
- Véhicule ·
- Partie ·
- Actif ·
- Évasion ·
- Partage amiable ·
- Dire ·
- Couple ·
- Bien propre
- Bail ·
- Loyer ·
- Habitat ·
- Commandement de payer ·
- Clause resolutoire ·
- Adresses ·
- Parking ·
- Tribunal judiciaire ·
- Expulsion ·
- Charges
- Authentification ·
- Lorraine ·
- Champagne ·
- Alsace ·
- Banque populaire ·
- Paiement ·
- Négligence ·
- Virement ·
- Prestataire ·
- Tribunal judiciaire
Textes cités dans la décision
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.