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Sur la décision
| Référence : | TJ Nice, 1re ch. cab d, 13 mai 2025, n° 23/04601 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 23/04601 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Prononce le divorce pour altération définitive du lien conjugal |
| Date de dernière mise à jour : | 24 septembre 2025 |
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Texte intégral
COUR D’APPEL D'[Localité 9]
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE NICE
SECRETARIAT GREFFE
MINUTE
(Décision Civile)
Grosses délivrées à :
— Me ROVERE
— Me LUCIANI
le
Expéditions délivrées en LRAR à :
— Mme [F]
— M. [N]
le
[16]
JUGEMENT : [H] [F] C/ [G] [N]
N° MINUTE :
DU 13 Mai 2025
1ère Chambre cab D
N°de Rôle : N° RG 23/04601 – N° Portalis DBWR-W-B7H-PJO2
DEMANDEUR:
[H] [F]
née le [Date naissance 3] 1984 à [Localité 19]
demeurant [Adresse 5].
Représentée par Me Julie ROVERE, avocat au barreau de NICE
DEFENDEUR :
[G] [N]
né le [Date naissance 6] 1982 à [Localité 19]
demeurant [Adresse 4]
Représenté par Me Alain LUCIANI, avocat au barreau de GRASSE
COMPOSITION DU TRIBUNAL
LORS DES DÉBATS ET DU DÉLIBÉRÉ
Président : Madame CHARLES
Greffier : Mme ZITOUNI
DEBATS
A l’audience non publique du 04 Mars 2025
le prononcé du jugement étant fixé au 13 Mai 2025
DELIBERE
Par mise à disposition au greffe le 13 Mai 2025
NATURE DU JUGEMENT
contradictoire en premier ressort et au fond.
[Motifs de la décision occultés]
[Motifs de la décision occultés]
PAR CES MOTIFS
Le juge aux affaires familiales statuant publiquement après débats en chambre du conseil par jugement contradictoire, rendu en premier ressort, par mise à disposition au greffe,
Vu la demande introductive d’instance en date du 17 novembre 2023 ;
Vu l’ordonnance d’orientation et de mesures provisoires en date du 5 mars 2024 ;
Prononce en application des articles 237 et 238 du code civil pour altération définitive du lien conjugal le divorce de :
Monsieur [G] [B] [N]
né le [Date naissance 6] 1982 à [Localité 18] (Alpes-Maritimes)
et
Madame [H] [U] [F]
le [Date mariage 2] 1984 à [Localité 18] (Alpes-Maritimes)
mariés le [Date mariage 7] 2014 à [Localité 15] (Alpes-Maritimes)
Ordonne la mention du présent jugement dans les conditions énoncées à l’article 1082 du code de procédure civile, en marge de l’acte de mariage, de l’acte de naissance de chacun des époux et, en tant que de besoin, sur les registres du Service du ministère des Affaires Etrangères à [Localité 17] ;
Déboute Monsieur [G] [N] des prétentions suivantes liées aux opérations de liquidation et de partage des intérêts patrimoniaux des époux :
dire que Monsieur [N] justifie d’un apport personnel de 83.666 euros dans l’acquisition du bien commun outre une somme de 10.000 € provenant de son frère, intégralement remboursée sur ses fonds de sorte que l’actif net de la communauté ne pourra pas être partagé par moitié comme le demande Madame [F] ;
dire que dans le cadre des comptes à faire entre les parties Madame [F] sera redevable vis-à-vis de Monsieur [N] du remboursement de la moitié de échéances bancaires réglées à la banque outre le montant des taxes foncières et les primes d’assurance ;
débouter Madame [F] de ses demandes relatives à l’indemnité d’occupation et à la valeur locative du bien immobilier ;
Renvoie les parties, le cas échéant et au besoin, aux opérations de liquidation et de partage des intérêts pécuniaires et patrimoniaux ;
Rappelle en tant que de besoin que le divorce entraîne de plein droit la dissolution du régime matrimonial ;
Rappelle aux parties que les opérations de partage amiable sont régies par les articles 835 à 839 du Code Civil et 1358 à 1379 du Code de Procédure Civile et que :
— en principe, la liquidation et le partage de leurs intérêts patrimoniaux ne sont faits en justice qu’en cas échec du partage amiable ;
— le partage amiable peut être total ou partiel et intervenir dans la forme et selon les modalités choisies par les parties, sauf en cas de biens soumis à publicité foncière (immeubles), l’acte de liquidation-partage devra alors être passé en la forme authentique devant notaire ;
— en cas d’échec du partage amiable, l’assignation en partage devra, à peine d’irrecevabilité, comporter un descriptif sommaire du patrimoine à partager, préciser les intentions du demandeur quant à la répartition des biens et les diligences entreprises en vue de parvenir à un partage amiable ;
Rappelle qu’en l’absence de volonté contraire de l’époux qui les a consentis, le divorce emporte révocation de plein droit des avantages matrimoniaux qui ne prennent effet qu’à la dissolution du régime matrimonial ou au décès de l’un des époux ainsi que des dispositions à cause de mort, accordées par l’un des époux envers son conjoint par contrat de mariage ou pendant l’union ;
Rappelle qu’à la suite du divorce, chacun des époux perd l’usage du nom de son conjoint;
Déboute Monsieur [G] [N] de sa prétention de report des effets du divorce ;
Rappelle qu’en ce qui concerne leurs biens le divorce prendra effet dans les rapports entre époux à compter du jour de la demande en divorce ;
Dit que l’autorité parentale à l’égard des enfants [L], [O] [N] née le [Date naissance 8] 2008 à [Localité 18] (Alpes-Maritimes) et [W], [V] [N] née le [Date naissance 1] 2011 à [Localité 18] (Alpes-Maritimes) est exercée conjointement par les parents ;
Rappelle que l’exercice conjoint de l’autorité parentale implique que les parents doivent:
— Prendre ensemble les décisions importantes concernant la santé, l’orientation scolaire, l’éducation religieuse et tout changement de résidence de l’enfant;
— S’informer réciproquement, dans le souci d’une indispensable communication entre les parents, sur l’organisation de la vie de l’enfant (vie scolaire, sportive, culturelle, traitements médicaux, loisirs, vacances);
— Permettre les échanges de l’enfant avec l’autre parent, dans le respect du cadre de vie de chacun;
Fixe sa résidence habituelle des enfants au domicile de la mère ;
Dit que le père exercera son droit de visite et d’hébergement, sauf meilleur accord entre les parties, selon les modalités suivantes :
en périodes scolaires : les fins de semaines paires du calendrier annuel du vendredi sortie d’école au dimanche 18 heures ;
en ce compris le week-end de la fête des pères et à l’exclusion de celui de la fête des mères;
pendant les vacances scolaires :
petites vacances : la première moitié les années paires, la seconde moitié les années impaires ;
grandes vacances : la première quinzaine de juillet et août les années paires, la seconde quinzaine de juillet et août les années impaires ;
à charge pour le père ou une personne honorable de prendre les enfants et de les ramener au domicile de l’autre parent ;
Avec les précisions suivantes:
— Tout jour férié qui précède ou qui suit immédiatement une période normale d’exercice du droit de visite et d’hébergement s’ajoute automatiquement à cette période.
— A défaut d’accord amiable si le titulaire du droit d’hébergement ne l’a pas exercé dans la première heure pour les fins de semaine ou dans la première journée pour les périodes de vacances, il sera présumé avoir renoncé à la totalité de la période.
— Concernant les périodes de vacances scolaires uniquement,le droit d’hébergement débute le lendemain du dernier jour de scolarité à 10h, l’enfant étant ramené au domicile du parent gardien chez lequel est fixé la résidence habituelle le dernier jour de la période de vacances accordée à 19h.
— les dates de vacances scolaires à prendre en considération sont celles de l’académie de la résidence habituelle.
Rappelle aux parties qu’il leur appartient de se communiquer tout changement d’adresse, sous peine d’encourir des poursuites pénales, aucune disposition légale n’imposant par contre la communication d’un éventuel numéro de téléphone :
Fixe à la somme de 125 euros par mois et par enfant soit un total mensuel de 250 euros le montant de la contribution à l’entretien des enfants [L] et [W] que Monsieur [G] [N] devra verser à Madame [H] [F] ;
L’y condamne en tant que de besoin ;
Dit que ladite pension sera payable le cinq de chaque mois et d’avance au domicile du parent créancier, et sans frais pour celui-ci, même pendant les périodes où le parent débiteur exercera le cas échéant son droit de visite et d’hébergement ;
Dit que cette pension alimentaire est due même au-delà de la majorité de l’enfant tant qu’il poursuit des études ou est à la charge des parents, sous réserve pour le créancier de la contribution de produire à l’autre parent tous justificatifs de la situation de l’enfant majeur avant le 1er novembre de chaque année,
Dit que la contribution sera indexée sur les variations de l’indice national hors tabac, ensemble des ménages urbains dont le chef est ouvrier ou employé, France, base 2015, publié par l’I.N.S.E.E. L’indexation sera appliquée de plein droit le 1er janvier de chaque année et pour la première fois le 1er janvier suivant l’année de l’ordonnance d’orientation et mesures provisoires en date du 05 mars 2024 selon la formule suivante :
pension revalorisée = montant initial X nouvel indice
indice de base
dans laquelle l’indice de base est celui du jour de la présente décision et le nouvel indice est le dernier publié à la date de la revalorisation. Il appartient au débiteur de la contribution de calculer et d’appliquer l’indexation et qu’il pourra avoir connaissance de cet indice ou calculer directement le nouveau montant en consultant le site: www.insee.fr. ou www.servicepublic.fr
Rappelle que l’intermédiation financière de l’organisme débiteur des prestations familiales est de droit ;
Rappelle que jusqu’à la mise en place effective de l’intermédiation par l’organisme débiteur des prestations familiales, le parent débiteur doit verser la contribution directement entre les mains du parent créancier,
Précise en outre aux parties, que conformément aux dispositions de l’article 465-1 du Code de procédure civile, en cas de défaillance dans le règlement des pensions alimentaires:
1) Le créancier peut obtenir le paiement forcé en utilisant à son choix une ou plusieurs des voies d’exécution suivantes:
— Saisie-attribution entre les mains d’une tierce personne, qui doit une somme d’argent au débiteur alimentaire.
— Autres saisies.
— Paiement direct par l’employeur.
— Recouvrement public par l’intermédiaire du Procureur de la République.
— Recouvrement par l’intermédiaire de l’agence de recouvrement des impayés de pensions alimentaires ([10] : www.pension-alimentaire.caf.fr) dès le premier incident de paiement en s’adressant à sa [12] ([11]) ou [13] ([14]), afin de lui demander d’agir en son nom pour obtenir le versement des sommes à venir et recouvrer les pensions alimentaires impayées, partiellement ou irrégulièrement payées, dans la limite des vingt-quatre derniers mois.
2) Les frais de recouvrement sont à la charge du parent qui a l’obligation de régler la pension alimentaire.
3) Le débiteur défaillant encourt les peines prévues par les articles 227-3 et 227-9 du nouveau code pénal à savoir deux ans d’emprisonnement et 15. 000 euros d’amende, interdiction des droits civils, civiques et de famille, suspension ou annulation du permis de conduire, interdiction éventuelle de quitter le territoire national;
Dit que les frais médicaux et paramédicaux non remboursés, décidés d’un commun accord, seront partagés entre les parents par moitié, sur production de justificatifs ;
Dit qu’à défaut de réponse au parent qui en aura fait la demande par lettre LRAR ou courriel avec accusé de réception, dans un délai de QUINZE jours, le parent sera réputé avoir accepté lesdits frais exceptionnels ;
Condamne en tant que de besoin, le parent débiteur au paiement des sommes dues au parent créancier au titre de ces frais exceptionnels.
Rappelle que les dispositions relatives à l’exercice de l’autorité parentale, la résidence des enfants, le droit de visite et d’hébergement, la contribution à l’entretien et à l’éducation des enfants sont de droit exécutoire à titre provisoire ;
Dit n’y avoir lieu à exécution provisoire pour le surplus ;
Condamne chacune des parties par moitié au paiement des dépens ;
Déboute Monsieur [G] [N] de sa prétention liée à la condamnation de Madame [H] [F] sur le fondement des dispositions de l’article 700 du code de procédure civile ;
Rejette toute demande plus ample ou contraire.
Le greffier Le Juge aux Affaires Familiales
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