Commentaire • 0
Sur la décision
| Référence : | TJ Nîmes, juge libertes detention, 10 mars 2026, n° 26/01126 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 26/01126 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Maintien de la mesure de rétention administrative |
| Date de dernière mise à jour : | 18 mars 2026 |
| Lire la décision sur le site de la juridiction |
Texte intégral
COUR D’APPEL DE NÎMES
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE NÎMES
MAGISTRAT DU SIEGE DU TRIBUNAL JUDICIAIRE DE NIMES
Requête: N° RG 26/01126 – N° Portalis DBX2-W-B7K-LOLU
ORDONNANCE DU 10 Mars 2026 SUR LA DEMANDE DE SECONDE PROLONGATION DE RÉTENTION ADMINISTRATIVE
Nous, Amélie PATRICE, vice-présidente, magistrat du siège du tribunal judiciaire de NÎMES, assistée de Bartha BOUALAM, Greffière, siégeant publiquement conformément à l’article L. 743-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile,
Vu les articles L. 742-1 à L. 743-25 et les articles R. 743-1 à R. 743-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
Vu l’article L. 743-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
En vertu de l’article L. 743-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, une visio-conférence a été organisée entre le tribunal judiciaire de Nîmes et le centre de rétention de Nîmes pour la tenue de l’audience.
Les avis prévus par les articles R. 743-3 et R . 743-4 du CESEDA ayant été donnés par le greffier ;
Vu la requête reçue au greffe le 09 Mars 2026 à 08h09 enregistrée sous le numéro N° RG 26/01126 – N° Portalis DBX2-W-B7K-LOLU présentée par Monsieur LE PREFET DU VAR concernant
Monsieur [Y] [I]
né le 18 Novembre 2004 à [Localité 1] (TUNISIE)
de nationalité Tunisienne ;
Vu l’arrêté préfectoral ordonnant une obligation de quitter le territoire français en date du 05/08/2024 et notifié le 05/08/2024 ayant donné lieu à une décision de placement en rétention en date du 09/02/2026 notifiée le même jour à 09h16
Attendu que Monsieur le Préfet requérant, régulièrement avisé, est représenté par Monsieur [X] [G], fonctionnaire administratif assermenté ;
Attendu que la personne concernée par la requête est représentée par Me Frederic ORTEGA, avocat commis d’office, désigné par Madame le Bâtonnier du Barreau de NÎMES, qui a pris connaissance de la procédure et s’est entretenu librement avec son client ;
Attendu qu’en application de l’article L. 141-2 du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile la personne étrangère présentée a déclaré au début de la procédure comprendre et savoir lire la langue arabe et a donc été entendue avec l’assistance d’un interprète en cette langue, Madame [W] [C] [H], inscrite sur une des listes des experts de la Cour d’Appel
DÉROULEMENT DES DÉBATS
La personne étrangère ne veut pas se présenter à l’audience.
Me [J] [M] ne soulève aucune nullité de procédure ;
Sur le fond, le représentant de la Préfecture demande la prolongation de la rétention administrative de Monsieur [Y] [I].
Me [J] [M] s’en rapporte ;
MOTIFS DE LA DECISION
— sur les exceptions de nullité invoquées in limine litis
Aucune exception de nullité n’est soulevée.
— sur le fond
Attendu que conformément à l’article L. 742-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, un délai de vingt-six jours s’est écoulé depuis l’expiration du délai de 04 jours mentionné au I de l’article L. 741-1 ;
Attendu qu’il est établi, en l’espèce :
1° une urgence absolue ou une menace pour l’ordre public,
2° que l’impossibilité d’exécuter la mesure d’éloignement résulte de la perte ou de la destruction des documents de voyage de l’intéressé, de la dissimulation par celui-ci de son identité ou de l’obstruction volontaire faite à son éloignement ;
3° que la mesure d’éloignement n’a pu être exécutée en raison du défaut de délivrance des documents de voyage par le consulat dont relève l’intéressé ou de l’absence de moyens de transport ;
4° que la mesure d’éloignement n’a pu être exécutée en raison d’une délivrance tardive des documents de voyage ;
Attendu que l’administration justifie des diligences effectuées en ce que le consulat de Tunisie, pays dont [Y] [I] s’était initialement déclaré ressortissant, a été saisi dès le 28 janvier 2026, avant même sa sortie de détention, aux fins de reconnaissance de l’intéressé et de délivrance d’un laissez-passer consulaire, l’intéressé n’étant pas documenté ; qu’une audition consulaire devait avoir lieu le 29 janvier 2026, mais a été annulée, faute de moyens techniques pour l’organiser ; qu’une audition consulaire a finalement eu lieu le 26 février 2026 ; que l’administration française demeure dans l’attente du résultat de cette démarche ; qu’il existe donc des perspectives d’éloignement à ce stade ;
Que l’intéressé n’est pas en mesure de justifier d’une adresse précise et stable en France, et qu’il est dépourvu de l’original d’un document d’identité en cours de validité, de sorte qu’il ne remplit pas les conditions légales pour être assigné à résidence ; que s’il déclare avoir des attaches en Espagne, il ne produit aucun justificatif sur ce point, et ne s’est pas vu délivrer de titre de séjour par cet Etat ;
Qu’enfin, il sera rappelé que [Y] [I] a été placé en rétention à sa sortie de prison, après avoir été condamné par le tribunal correctionnel de Toulon le 21 octobre 2024 à une peine d’un an d’emprisonnement, outre une interdiction définitive du territoire français, pour plusieurs faits de vols aggravés et tentative de vols ; qu’il avait déjà été condamné par le tribunal correctionnel de Marseille le 11 octobre 2024 à une peine de 4 mois d’emprisonnement pour port d’arme ; que son comportement constitue donc une menace pour l’ordre public ;
Qu’il y aura lieu de faire droit à la requête préfectorale.
PAR CES MOTIFS
DECLARONS la requête préfectorale recevable
ORDONNONS pour une durée maximale de 30 jours commençant à l’expiration du délai de 26 jours précédemment accordé par le magistrat du siège du tribunal judiciaire, le maintien dans des locaux ne relevant pas de l’administration pénitentiaire, de Monsieur [Y] [I]
né le 18 Novembre 2004 à [Localité 1] (TUNISIE)
de nationalité Tunisienne
et DISONS que la mesure de rétention prendra fin à l’expiration d’un délai de 30 jours à compter du 11 mars 2026 ;
RAPPELONS à la personne étrangère que, pendant toute la période de la rétention, elle peut demander l’assistance d’un interprète, d’un conseil ainsi que d’un médecin et communiquer avec son consulat et avec une personne de son choix et qu’un espace permettant aux avocats de s’entretenir confidentiellement avec les étrangers retenus est prévu au Centre de Rétention de [Localité 2] ;
AVISONS cette personne de ce que la présente décision est susceptible d’être frappée d’appel devant le Premier Président de la Cour d’Appel de Nîmes, dans les 24 heures de son prononcé, que ce délai est susceptible d’être prorogé jusqu’au premier jour ouvrable suivant s’il expire normalement un samedi, un dimanche, ou un jour férié ou chômé ;
AVISONS cette personne que l’appel doit être formé par une déclaration motivée transmise par tout moyen au Greffe de la Cour d’Appel de Nîmes (mail : [Courriel 1])
AVISONS la personne concernée que la même faculté appartient à Monsieur le [Y] demandeur et à Monsieur le Procureur de la République près ce Tribunal ;
LUI INDIQUONS en outre que Monsieur le procureur de la République a seul la possibilité, dans un délai de 6 heures à compter de la notification de demander la suspension de l’exécution de la présente ordonnance et à cette fin de la maintenir à la disposition de la justice pendant ce délai et jusqu’à décision de Monsieur le Premier Président ou si celui-ci donne un effet suspensif à l’appel du ministère public, jusqu’à ce qu’il soit statué sur le fond.
Fait à [Localité 2], en audience publique, le 10 Mars 2026 à
LA GREFFIÈRE LA PRESIDENTE
Reçu notification le 10 Mars 2026 à
LE PRÉFET L’INTÉRESSÉ L’AVOCAT L’INTERPRÈTE
Pris connaissance ce jour à heures
☐ de l’ordonnance de maintien en rétention de Monsieur [Y] [I]
☐ de l’ordonnance ayant assigné à résidence Monsieur [Y] [I]
☐ de l’ordonnance ayant mis fin à la rétention de Monsieur [Y] [I]
et déclare :
☐ Faire appel de la présente ordonnance assorti d’une demande d’effet suspensif devant Monsieur le Premier Président
☐ Ne pas faire appel de la présente ordonnance
Le Procureur de la République
☐ Notification de la présente ordonnance a été donnée à Monsieur LE PREFET DU VAR
le 10 Mars 2026 à par mail Le Greffier
☐ Notification de la présente ordonnance a été donnée au Centre de Rétention Administrative de [Localité 2];
le 10 Mars 2026 à par mail Le Greffier
☐ Notification de la présente ordonnance a été donnée par le Centre de Rétention Administrative de [Localité 2] au retenu, accompagnée du récépissé de notification ;
le 10 Mars 2026 à par mail Le Greffier
☐ Notification de la présente ordonnance a été donnée à Me Frederic ORTEGA ;
le 10 Mars 2026 à par mail Le Greffier
PROCÈS VERBAL DES OPÉRATIONS TECHNIQUES
UTILISATION D’UN MOYEN DE TÉLÉCOMMUNICATION AU [Localité 3] D’UNE AUDIENCE TENUE EN MATIERE DE RETENION ADMINISTRATIVE
(art L743-7 du CESEDA)
Visio conférence tenue le 10 Mars 2026 entre le Tribunal Judiciaire de NIMES et le Centre de rétention de NIMES
dans la procédure suivie contre :
Monsieur LE PREFET DU VAR contre Monsieur [Y] [I]
Procès verbal établi par Bartha BOUALAM Greffière
La communication a été établie à
Les tests de vérification du caractère correct de la liaison ont été effectués
La communication a été interrompue à
☐ La liaison n’a pas été perturbée par un incident technique
☐ La liaison a été perturbée par l’incident technique suivant :
Fait à [Localité 2], le 10 Mars 2026
RÉCÉPISSÉ A REMPLIR PAR L’INTERMÉDIAIRE DU CRA DE [Localité 2]
Monsieur [Y] [I] reconnaît avoir :
Reçu notification le ………………………… à ……………………………… heures de l’ordonnance de prolongation de la rétention administrative rendue le 10 Mars 2026 par Amélie PATRICE, vice-présidente, magistrat du siège de tribunal judiciaire de NIMES
AVISONS cette personne de ce que la présente décision est susceptible d’être frappée d’appel devant le Premier Président de la Cour d’Appel de Nîmes, dans les 24 heures de son prononcé, que ce délai est susceptible d’être prorogé jusqu’au premier jour ouvrable suivant s’il expire normalement un samedi, un dimanche, ou un jour férié ou chômé ;
AVISONS cette personne que l’appel doit être formé par une déclaration motivée transmise par tout moyen au Greffe de la Cour d’Appel de Nîmes (mail : [Courriel 1])
AVISONS la personne concernée que la même faculté appartient à Monsieur le [Y] demandeur et à Monsieur le procureur de la République près ce Tribunal ;
LUI INDIQUONS en outre que Monsieur le procureur de la République a seul la possibilité, dans un délai de 6 heures à compter de la notification de demander la suspension de l’exécution de la présente ordonnance et à cette fin de la maintenir à la disposition de la justice pendant ce délai et jusqu’à décision de Monsieur le Premier Président ou si celui-ci donne un effet suspensif à l’appel du ministère public, jusqu’à ce qu’il soit statué sur le fond.
Signature du requérant
Cette ordonnance a été traduite oralement en…………………………………………………….
langue que le requérant comprend ;
le ………………………………………………………… à ……………………… [S]
Par l’intermédiaire de :
☐………………………………………………………………………, interprète
☐ inscrit sur les listes de la CA ☐ non inscrit sur les listes de la CA
☐ L’ISM, par téléphone
avec …………………………………………….., interprète en langue ……………………………………………………
SIGNATURE (interprète (si présent ) ou personnel du CHU, en précisant la qualité, et l’identité )
MERCI DE FAIRE RETOUR DE CE FORMULAIRE AU GREFFE DU JLD : [Courriel 2] (04.66.76.48.76)
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Tribunal judiciaire ·
- Expulsion ·
- Guadeloupe ·
- Délais ·
- Exécution ·
- Sociétés immobilières ·
- Clause resolutoire ·
- Saint-barthélemy ·
- Paiement ·
- Économie mixte
- Syndicat de copropriétaires ·
- Adresses ·
- Lot ·
- Immeuble ·
- Copropriété ·
- Charges ·
- Dépense ·
- In solidum ·
- Assemblée générale ·
- Vote
- Prolongation ·
- Tribunal judiciaire ·
- Notification ·
- Droit d'asile ·
- Séjour des étrangers ·
- Durée ·
- Administration ·
- Ordonnance ·
- Registre ·
- Peine d'emprisonnement
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Accident du travail ·
- Consultation ·
- Recours ·
- Tribunal judiciaire ·
- Traumatisme ·
- Déficit ·
- Adresses ·
- Expert judiciaire ·
- Compte tenu ·
- Audition
- Tribunal judiciaire ·
- Loyer ·
- Habitat ·
- Résiliation du bail ·
- Clause resolutoire ·
- Référé ·
- Commandement ·
- Expulsion ·
- Contentieux ·
- Locataire
- Syndicat de copropriétaires ·
- Assemblée générale ·
- Budget ·
- Vote ·
- Charges de copropriété ·
- Immeuble ·
- Adresses ·
- Tribunal judiciaire ·
- Provision ·
- Charges
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Tribunal judiciaire ·
- Prolongation ·
- Durée ·
- Décision d’éloignement ·
- Ordonnance ·
- Voyage ·
- Notification ·
- Irrecevabilité ·
- Administration ·
- Document
- Syndicat de copropriétaires ·
- Adresses ·
- Tribunal judiciaire ·
- Cabinet ·
- Dommages et intérêts ·
- Charges de copropriété ·
- Parc ·
- Lot ·
- Dommage ·
- Demande
- Montant ·
- Facture ·
- Pénalité ·
- Vente ·
- Pièces ·
- Créance ·
- Titre ·
- Demande ·
- Producteur ·
- Actionnaire
Sur les mêmes thèmes • 3
- Maladie professionnelle ·
- Préjudice esthétique ·
- Accident du travail ·
- Titre ·
- Consolidation ·
- Victime ·
- Déficit fonctionnel permanent ·
- Souffrances endurées ·
- Travail ·
- Sécurité sociale
- Clause resolutoire ·
- Loyer ·
- Bailleur ·
- Expulsion ·
- Paiement ·
- Commandement de payer ·
- Délais ·
- Charges ·
- Locataire ·
- Demande
- Grêle ·
- Suisse ·
- Sociétés coopératives ·
- Assurances ·
- Contrats ·
- Cotisations ·
- Provision ·
- Titre ·
- Tribunal judiciaire ·
- Référé
Textes cités dans la décision
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.