Commentaire • 0
Sur la décision
| Référence : | TJ Saint-Étienne, service des réf., 25 juin 2025, n° 25/00347 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 25/00347 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Accorde une provision et désigne un expert ou un autre technicien |
| Date de dernière mise à jour : | 3 juillet 2025 |
| Lire la décision sur le site de la juridiction |
Texte intégral
MINUTE
N° RG : 25/00347 – N° Portalis DBYQ-W-B7J-IYLH
AFFAIRE : [C] [B] [D] [T] épouse [K] C/ Société [U] AUTOMOBILES
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE SAINT ETIENNE
ORDONNANCE DE REFERE DU
25 Juin 2025
1ère VICE PRESIDENTE : Séverine BESSE
GREFFIERE : Céline TREILLE
DEMANDERESSE
Madame [C] [B] [D] [T] épouse [K]
née le 21 Juin 1956 à [Localité 10], demeurant [Adresse 2]
représentée par Maître Anthony SUC de la SCP CORNILLON-CHARBONNIER-SUC, avocats au barreau de SAINT-ETIENNE, substitué par Coline KILLIAN de la SCP CORNILLON-CHARBONNIER-SUC, avocats au barreau de SAINT-ETIENNE
DEFENDERESSE
S.A.S [U] AUTOMOBILES 13, dont le siège social est sis [Adresse 5]
non représentée
DEBATS : à l’audience publique du 05 Juin 2025
DELIBERE : audience du 25 Juin 2025
DECISION: réputée contradictoire en 1er ressort, prononcée publiquement par mise à disposition au greffe en application des articles 450 à 453 du code de procédure civile, les parties préalablement avisées
EXPOSE DU LITIGE
Selon certificat de cession du 13 septembre 2024, Mme [C] [K] a acquis de la société Guillaume Automobiles un véhicule Renault Koléos, immatriculé [Immatriculation 6], pour un montant de 5 600 euros.
Par acte de commissaire de justice en date du 14 mai 2025, Mme [C] [T] épouse [K] a fait assigner la SAS [U] Automobiles 13, anciennement dénommée SASU Guillaume Automobiles, devant le juge des référés du tribunal judiciaire de Saint-Etienne, afin d’obtenir la désignation d’un expert.
L’affaire est retenue à l’audience du 05 juin 2025.
Mme [C] [T] maintient sa demande et expose que :
— Après seulement quelques kilomètres, elle a constaté une perte de puissance, et l’affichage d’un message d’alerte,
— Après retour du véhicule au vendeur, elle a rencontré le même problème,
— Le véhicule a alors été remorqué par son assistance dans un garage à [Localité 9], où il se trouve toujours,
— Son assureur protection juridique a diligenté une expertise amiable,
— Elle est sans nouvelle du vendeur malgré plusieurs lettres recommandées avec accusé de réception,
— Elle souhaite obtenir l’annulation de la vente sur la base du prix d’achat.
La société [U] Automobiles 13, régulièrement convoquée selon les modalités de l’article 659 du Code de procédure civile, ne comparait pas.
MOTIFS DE LA DECISION
Aux termes de l’article 145 du code de procédure civile, s’il existe un motif légitime de conserver ou d’établir avant tout procès la preuve de faits dont pourrait dépendre la solution d’un litige, les mesures d’instruction légalement admissibles peuvent être ordonnées à la demande de tout intéressé, sur requête ou en référé.
En l’espèce, selon l’expert désigné par l’assureur protection juridique de Mme [T], le véhicule présente un dysfonctionnement moteur dont l’origine reste à déterminer. Il estime que le dysfonctionnement est antérieur à la vente, et que l’utilisation du véhicule est grandement limitée. Il précise que la transmission deux roues motrices du véhicule ne correspond pas à la mention 4x4 portée sur le bon de commande.
Dès lors, la demanderesse justifie d’un intérêt légitime à obtenir la désignation d’un expert chargé de constater de façon contradictoire les désordres, d’en déterminer l’origine et les causes, les travaux propres à y remédier et d’en évaluer le coût.
Il convient en conséquence d’ordonner une expertise, à charge pour Mme [C] [T], qui la sollicite, de faire l’avance des frais.
En application de l’article 491 du code de procédure civile, le juge des référés doit statuer sur les dépens. Mme [C] [T], qui profite seule de la mesure, est condamnée à les supporter.
PAR CES MOTIFS
Le juge des référés,
ORDONNE une expertise judiciaire ;
DESIGNE pour y procéder
M. [V] [Z] – GARAGE [J]
[Adresse 3]
[Localité 4]
Tél : [XXXXXXXX01] – [Localité 11]. : 0762981516 Mèl : [Courriel 12]
avec la mission suivante :
— Se rendre au lieu de stockage du véhicule Renault Koléos, immatriculé [Immatriculation 6] à la Carrosserie de l'[Localité 7] – Motrio à [Localité 8], après avoir dûment convoqué les parties,
— Recueillir et consigner les explications des parties, prendre connaissance des documents de la cause, se faire remettre par les parties ou par des tiers tous autres documents utiles,
— Procéder à l’examen du véhicule litigieux, en rechercher l’historique et les conditions d’utilisation et d’entretien depuis sa mise en circulation,
— Examiner les éventuels désordres et en rechercher les causes, et en cas de constatation de désordres dire s’ils rendent le véhicule impropre à son usage,
— Préciser la date d’apparition des désordres, donner tous éléments techniques et de fait permettant de déterminer si les vices constatés existaient au jour de la vente, ou étaient en germe, et s’ils étaient décelables au moment de la vente par un non professionnel,
— Décrire, dans l’hypothèse où le véhicule serait techniquement réparable, les travaux nécessaires pour remédier aux désordres et en chiffrer le coût et la durée ; dans tous les cas, indiquer la valeur résiduelle du véhicule,
— Fournir tous les éléments techniques et de fait de nature à déterminer les responsabilités encourues et donner une évaluation chiffrée des préjudices invoqués,
— Faire toutes observations utiles à la solution du litige,
DIT que l’expert peut s’adjoindre tout spécialiste de son choix, à charge pour lui d’en informer préalablement le magistrat chargé du contrôle des exercices et de joindre l’avis du sapiteur à son rapport ; dit que si le sapiteur n’a pas pu réaliser ses opérations de manière contradictoire, son avis doit être immédiatement communiqué aux parties par l’expert ;
DÉSIGNE le magistrat chargé du contrôle des expertises pour surveiller le déroulement de la mesure,
DIT que l’expert doit communiquer un pré rapport aux parties en leur impartissant un délai raisonnable, au moins quatre semaines, pour la production de leurs dires écrits auxquels il doit répondre dans son rapport définitif, qu’il dépose au service des expertises EN VERSION PAPIER avant le : 25 janvier 2026 en un original ;
FIXE l’avance des frais d’expertise à valoir sur le montant des honoraires de l’expert à la somme de 3 000 euros qui doit être consignée par la demanderesse avant le 25 juillet 2025 auprès de la Régie du tribunal judiciaire de Saint-Etienne ;
RAPPELLE qu’en application de l’article 271 de code de procédure civile à défaut de consignation dans le délai prescrit, la désignation de l’expert est caduque, sauf prolongation de délai ou relevé de caducité décidé par le juge chargé du contrôle des expertises,
DIT que l’expert provoque la première réunion sur place dans un délai maximum de cinq semaines à partir de sa saisine et que les parties doivent lui avoir communiqué préalablement toutes les pièces dont elles entendent faire état,
DIT que les parties doivent communiquer sans délai les pièces réclamées par l’expert,
DIT qu’en cas de défaillance des parties, le juge chargé du contrôle de l’expertise peut être saisi en vue de la fixation d’une astreinte,
DIT que lors de la première réunion, l’expert dresse un programme de ses investigations, fixe un calendrier précis de ses opérations et évalue d’une manière aussi détaillée que possible le montant prévisible de ses honoraires et de ses débours,
DIT qu’à l’issue de cette réunion, l’expert fait connaître au juge chargé du contrôle de l’expertise la somme globale qui lui parait nécessaire pour garantir en totalité le recouvrement de ses honoraires et sollicite le cas échéant, le versement d’une provision complémentaire,
INVITE les parties à procéder aux mises en cause nécessaires dans les deux mois de la saisine de l’expert ou, si la nécessité s’en révèle ultérieurement, dès que l’expert a donné son accord.
DIT que l’expert tient le juge chargé du contrôle de l’expertise informé de l’avancement de ses opérations et le saisit de toute difficulté y afférente, notamment sur les raisons d’un éventuel retard dans le dépôt du rapport,
DIT qu’il est pourvu au remplacement de l’expert dans les cas, conditions et formes des articles 234 et 235 du code de procédure civile,
DIT qu’à l’issue de ses opérations, l’expert adresse aux parties un projet de sa demande de recouvrement d’honoraires et débours, en même temps qu’il l’adresse au magistrat taxateur,
DIT que les parties disposent, à réception de ce projet, d’un délai de 15 jours pour faire valoir leurs observations sur cet état de frais, que ces observations sont adressées au magistrat taxateur afin de débat contradictoire préalablement à l’ordonnance de taxe,
CONDAMNE Mme [C] [T] épouse [K] aux dépens.
La Greffière, La 1ère Vice Présidente,
Céline TREILLE Séverine BESSE
LE 25 Juin 2025
GROSSE + COPIE à:
— Me SUC
COPIES à :
— Régie
— dossier
— dossier expertise
— [V] [Z](Expert)
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Tribunal judiciaire ·
- Restriction de liberté ·
- Santé publique ·
- Siège ·
- Hospitalisation ·
- Contrôle ·
- Publicité des débats ·
- Magistrat ·
- Etablissements de santé ·
- Chambre du conseil
- Saisie-attribution ·
- Mainlevée ·
- Tribunal judiciaire ·
- Exécution ·
- Caisse d'épargne ·
- Europe ·
- Prévoyance ·
- Dommages-intérêts ·
- Adresses ·
- Demande
- Tribunal judiciaire ·
- Assurances ·
- Expertise ·
- Sociétés ·
- Provision ad litem ·
- Commissaire de justice ·
- Intervention volontaire ·
- Malfaçon ·
- Construction ·
- Siège
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Europe ·
- Épouse ·
- Assureur ·
- Entreprise ·
- Tribunal judiciaire ·
- Sociétés ·
- Expertise ·
- Sinistre ·
- Défaillance ·
- Non contradictoire
- Droit de la famille ·
- Tribunal judiciaire ·
- Famille ·
- Cabinet ·
- Soulte ·
- Avocat ·
- Adresses ·
- Jugement ·
- Notaire ·
- Part ·
- Épouse
- Siège social ·
- Tribunal judiciaire ·
- Adresses ·
- Désistement ·
- Personnes ·
- Juge des référés ·
- Ordonnance de référé ·
- Partie ·
- Mandataire ·
- Cabinet
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Enfant ·
- Mineur ·
- Tribunal judiciaire ·
- Débiteur ·
- Créanciers ·
- Pensions alimentaires ·
- Autorité parentale ·
- Prestation familiale ·
- Education ·
- Recouvrement
- Isolement ·
- Contrôle ·
- Adresses ·
- Santé publique ·
- Hôpitaux ·
- Hospitalisation ·
- Notification ·
- Tribunal judiciaire ·
- Psychiatrie ·
- Avis
- Moteur ·
- Climatisation ·
- Compteur ·
- Accès ·
- Bailleur ·
- Installation ·
- Conclusion du bail ·
- Sociétés ·
- Immeuble ·
- Locataire
Sur les mêmes thèmes • 3
- Hospitalisation ·
- Tribunal judiciaire ·
- Santé publique ·
- L'etat ·
- Département ·
- Trouble mental ·
- Public ·
- Détention ·
- Sûretés ·
- État
- Tribunal judiciaire ·
- Loyer ·
- Tentative ·
- Demande ·
- Adresses ·
- Paiement ·
- Contentieux ·
- Chèque ·
- Conciliation ·
- Protection
- Loyer ·
- Commandement de payer ·
- Clause resolutoire ·
- Tribunal judiciaire ·
- Commissaire de justice ·
- Indemnité d 'occupation ·
- Expulsion ·
- Résiliation du bail ·
- Protection ·
- Contrats
Textes cités dans la décision
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.