Confirmation 2 décembre 2024
Commentaire • 0
Sur la décision
| Référence : | TJ Toulouse, j l d, 29 nov. 2024, n° 24/02666 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 24/02666 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Maintien de la mesure de rétention administrative |
| Date de dernière mise à jour : | 5 mai 2025 |
| Lire la décision sur le site de la juridiction |
Texte intégral
COUR D’APPEL DE [Localité 4]
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE TOULOUSE
Vice-président
ORDONNANCE PRISE EN APPLICATION DES DISPOSITIONS DU CODE D’ENTRÉE ET DE SÉJOUR DES ETRANGERS
(demande de 2ème prolongation)
_______________________________________________________________________________________
N° de MINUTE N° RG 24/02666 – N° Portalis DBX4-W-B7I-TRQO
le 29 Novembre 2024
Nous, Béatrice DENARNAUD,,vice-président désigné par le président du tribunal judiciaire de TOULOUSE, assistée de Marine GUILLOU, greffier ;
Statuant en audience publique ;
Vu les articles L742-1 à L742-3, L742-4, R743-1 à R743-8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
Vu notre saisine par requête de M. LE PREFET DE LA HAUTE-GARONNE reçue le 28 Novembre 2024 à 10 heures 10, concernant :
Monsieur X se disant [Z] [M]
né le 21 Avril 2001 à [Localité 2] (ALGERIE)
de nationalité Algérienne
Vu la précédente ordonnance du Vice-président du Tribunal judiciaire territorialement compétent en date du 04 novembre 2024 ordonnant la prolongation du maintien en rétention administrative de l’intéressé confirmée par la décision de la cour d’appel de TOULOUSE en date du 07 novembre 2024 ;
Vu l’ensemble des pièces de la procédure ;
Monsieur le Préfet sus-désigné ayant été avisé de la date et de l’heure de l’audience ;
Le conseil de l’intéressé ayant été avisé de la date et de l’heure de l’audience ;
Attendu que l’intéressé et son conseil ont pu prendre connaissance de la requête et de ses pièces annexes ;
************
Ouï les observations du représentant de la Préfecture qui a sollicité la prolongation de la mesure de rétention administrative ;
Ouï les observations de l’intéressé ;
Ouï les observations de Me Mathilde BACHELET, avocat au barreau de TOULOUSE ;
************
MOTIFS DE LA DECISION
SUR LA DEMANDE DE PROLONGATION
En vertu de l’article L.742-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile quand le délai prévu à l’article L. 741-1 s’est écoulé et en cas d’urgence absolue ou de menace pour l’ordre public, ou lorsque l’impossibilité d’exécuter la mesure d’éloignement résulte de la perte ou de la destruction des documents de voyage de l’intéressé, de la dissimulation par celui-ci de son identité ou de l’obstruction volontaire faite à son éloignement, le juge des libertés et de la détention est à nouveau saisi.
Le juge peut également être saisi lorsque, malgré les diligences de l’administration, la mesure d’éloignement n’a pu être exécutée en raison du défaut de délivrance des documents de voyage par le consulat dont relève l’intéressé ou de l’absence de moyens de transport et qu’il est établi par l’autorité administrative compétente que l’une ou l’autre de ces circonstances doit intervenir à bref délai. Il peut également être saisi aux mêmes fins lorsque la délivrance des documents de voyage est intervenue trop tardivement, pour pouvoir procéder à l’exécution de la mesure d’éloignement dans le délai de vingt-huit jours mentionné au premier alinéa.
L’article L.741-3 du même code dispose qu’un étranger ne peut être maintenu en rétention administrative que pour le temps strictement nécessaire à son départ. L’administration doit exercer toute diligence à cet effet.
Il appartient au juge judiciaire d’apprécier concrètement au regard des données de chaque situation à la date où il statue, si la mesure de rétention et sa poursuite sont justifiées par des perspectives raisonnables de mise à exécution de la mesure d’éloignement, étant précisé que ces perspectives doivent s’entendre comme celles qui peuvent être réalisées dans le délai maximal de rétention applicable à l’intéressé, soit 90 jours, la démonstration par l’administration d’un éloignement à bref délai n’étant exigée que pour les troisième et quatrième prolongation de la rétention..
En l’espèce, l’intéressé s’étant déclaré de nationalité algérienne, la préfecture avait saisi les autorités consulaires algériennes, qui ont répondu le 22 août 2023, faisant état de recherches vaines.
De même, dès le 31 août 2023, les autorités consulaires marocaines ainsi que la Direction générale des étrangers en France.
Une nouvelle saisine et relance de la DGEF est intervenue le 23 octobre 2024 avec l’ensemble des pièces nécessaires à la demande d’identification, les autorités consulaires marocaines répondant par courriel du 24 octobre 2024 qu’elles n’avaient toujours pas reçu le résultat de la demande d’identification par empreintes digitales. Par courriel du 30 octobre 2024, la DGEF a informé de ce que le dossier de demande d’identification faisait partie du lot 52.
Une nouvelle relance a été adressée par la préfecture au consulat général du Maroc de [Localité 4] le 20 novembre 2024, la DGEF informant de ce qu’elle était en attente du lot 52 ayant reçu les lots 50 et 51.
En outre, la préfecture a dès le 23 octobre 2024, également saisi le consulat général de Tunisie d’une demande d’identification accompagnée des pièces nécessaires et une relance a été adressée à ces mêmes autorités le 20 novembre 2024.
Dés lors, l’administration qui ne dispose d’aucun pouvoir de contrainte sur les autorités consulaires, a procédé à de nouvelles diligences qui se sont avérées utiles, nécessaires et suffisantes.
Aucune information ne permet d’affirmer avec certitude que l’éloignement de l’intéressé ne pourra avoir lieu avant l’expiration de la durée légale de la rétention, étant rappelé que les perspectives raisonnables d’éloignement doivent s’entendre comme celles qui peuvent être réalisées dans le délai maximal de la rétention applicable à l’intéressé.
En conséquence, il sera fait droit à la demande de prolongation de la mesure de rétention.
SUR LA DEMANDE D’ASSIGNATION A RESIDENCE [1]
Selon l’article L 743-13 du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le juge des libertés et de la détention peut ordonner l’assignation à résidence de l’étranger lorsque celui-ci dispose de garanties de représentation effectives.
L’assignation à résidence ne peut être ordonnée par le juge qu’après remise à un service de police ou à une unité de gendarmerie de l’original du passeport et de tout document justificatif de son identité, en échange d’un récépissé valant justification de l’identité et sur lequel est portée la mention de la décision d’éloignement en instance d’exécution.
L’appréciation de l’opportunité d’accorder cette mesure suppose que les éléments de procédure ne laissent pas apparaître un risque de non exécution de la mesure d’éloignement.
En l’espèce, quel que soit le justificatif d’hébergement produit, l’intéressé n’a pas été en mesure de fournir un passeport en cours de validité, ne permettant pas d’envisager une assignation à résidence.
En conséquence, la demande d’assignation à résidence sera rejetée.
PAR CES MOTIFS
Statuant publiquement en premier ressort, par décision assortie de l’exécution provisoire,
ORDONNONS LA PROLONGATION DE LA RETENTION de monsieur X pour une durée de trente jours;
REJETONS la demande d’assignation à résidence formée,
DISONS que l’application de ces mesures prendra fin au plus tard à l’expiration d’un délai de TRENTE JOURS à compter de l’expiration du précédent délai imparti par l’ordonnance prise le 4 novembre 2024 par le juge délégué du tribunal judiciaire territorialement compétent.
Le greffier
Le 29 Novembre 2024 à
Le Vice-président
Les parties soussignées ont reçu notification de la présente décision.
Disons avoir informé l’étranger des possibilités et des délais de recours contre toutes les décisions le concernant.
Rappelons que cette décision est susceptible d’appel dans un délai de 24 heures à compter de son prononcé par déclaration motivée transmise par tous moyens au greffe de la Cour d’appel de [Localité 4] et de manière privilégiée sur la boîte structurelle [Courriel 3] en l’absence de télécopieur disponible.
signature de l’intéressé
Préfecture avisée par mail
avocat avisé par mail
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Clause ·
- Signature électronique ·
- Déchéance du terme ·
- Adresses ·
- Contrat de prêt ·
- Consommateur ·
- Consommation ·
- Commissaire de justice ·
- Résolution judiciaire ·
- Contentieux
- Loyer ·
- Commandement de payer ·
- Locataire ·
- Commissaire de justice ·
- Tribunal judiciaire ·
- Expulsion ·
- Résiliation du bail ·
- Charges ·
- Clause resolutoire ·
- Assignation
- Baux d'habitation ·
- Contrats ·
- Logement ·
- Loyer ·
- Eaux ·
- Locataire ·
- Condamnation solidaire ·
- Clause resolutoire ·
- Résiliation ·
- Tribunal judiciaire ·
- Bailleur ·
- Référé
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Champagne ·
- Bail ·
- Informatique ·
- Loyer ·
- Tribunal judiciaire ·
- Nom commercial ·
- Sommation ·
- Sociétés ·
- Locataire ·
- Titre
- Copropriété : droits et obligations des copropriétaires ·
- Demande en paiement des charges ou des contributions ·
- Biens - propriété littéraire et artistique ·
- Charges de copropriété ·
- Syndicat de copropriétaires ·
- Lac ·
- Tribunal judiciaire ·
- Adresses ·
- Commissaire de justice ·
- Lot ·
- Gestion ·
- Partie ·
- Défaillant
- Contribution ·
- Enfant ·
- Date ·
- Débiteur ·
- Education ·
- Divorce ·
- Entretien ·
- Autorité parentale ·
- Mariage ·
- Partage
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Vendeur ·
- Code civil ·
- Vente ·
- Défaut de conformité ·
- Véhicule ·
- Réparation ·
- Vice caché ·
- Garantie commerciale ·
- Bon de commande ·
- Inexecution
- Dommages causés par des véhicules ·
- Responsabilité et quasi-contrats ·
- Tribunal judiciaire ·
- Commissaire de justice ·
- Référé ·
- Adresses ·
- Désistement ·
- Siège social ·
- Personnes ·
- Force publique ·
- République ·
- Audience
- Registre ·
- Prolongation ·
- Tribunal judiciaire ·
- Information ·
- Administration ·
- Droit d'asile ·
- Liste ·
- Date ·
- Séjour des étrangers ·
- Traitement
Sur les mêmes thèmes • 3
- Tribunal judiciaire ·
- Acompte ·
- Commissaire de justice ·
- Adresses ·
- Commande ·
- Résolution ·
- Conciliateur de justice ·
- Entrepreneur ·
- Mise en demeure ·
- Réalisation
- Hospitalisation ·
- Centre hospitalier ·
- Tribunal judiciaire ·
- Santé publique ·
- Mures ·
- Trouble ·
- Ministère public ·
- Aquitaine ·
- Ministère ·
- Décision judiciaire
- Clause resolutoire ·
- Locataire ·
- Commissaire de justice ·
- Bail ·
- Loyer ·
- Assignation ·
- Expulsion ·
- Commandement de payer ·
- Adresses ·
- Résolution
Textes cités dans la décision
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.