Entrée en vigueur le 1 janvier 2018
Modifié par : LOI n°2017-1837 du 30 décembre 2017 - art. 31 (V)
I. – Les personnes physiques constituants ou bénéficiaires d'un trust défini à l'article 792-0 bis sont soumises à un prélèvement fixé au tarif le plus élevé mentionné au 1 de l'article 977.
II. – Lorsque leur administrateur est soumis à la loi d'un Etat ou territoire ayant conclu avec la France une convention d'assistance administrative en vue de lutter contre la fraude et l'évasion fiscales, le prélèvement ne s'applique pas aux trusts irrévocables dont les bénéficiaires exclusifs relèvent de l'article 795 ou sont des organismes de même nature relevant de l'article 795-0 A ni à ceux constitués en vue de gérer les droits à pension acquis, au titre de leur activité professionnelle, par les bénéficiaires dans le cadre d'un régime de retraite mis en place par une entreprise ou un groupe d'entreprises.
III. – Le prélèvement est dû :
1° Pour les personnes qui ont en France leur domicile fiscal au sens de l'article 4 B, à raison des actifs mentionnés à l'article 965 situés en France ou hors de France placés dans le trust ;
2° Pour les autres personnes, à raison des seuls actifs mentionnés au 2° de l'article 964 placés dans le trust.
Toutefois, le prélèvement n'est pas dû à raison des actifs mentionnés aux 1° et 2° du présent III lorsqu'ils ont été :
a) Inclus dans le patrimoine soumis à l'impôt sur la fortune immobilière, selon le cas, du constituant ou d'un bénéficiaire pour l'application de l'article 970 et régulièrement déclarés à ce titre par ce contribuable ;
b) Déclarés, en application de l'article 1649 AB, dans le patrimoine d'un constituant ou d'un bénéficiaire réputé être un constituant en application du 3 du II de l'article 792-0 bis, dans les cas où le constituant ou le bénéficiaire n'est pas redevable de l'impôt sur la fortune immobilière compte tenu de la valeur nette taxable de son patrimoine, celui-ci incluant les actifs mentionnés à l'article 965 placés dans le trust.
Le prélèvement est assis sur la valeur vénale nette au 1er janvier de l'année d'imposition des actifs mentionnés à l'article 965 composant le trust.
La consistance et la valeur des actifs mentionnés à l'article 965 placés dans le trust sont déclarées et le prélèvement est acquitté et versé au comptable public compétent par l'administrateur du trust au plus tard le 15 juin de chaque année. A défaut, le constituant et les bénéficiaires, autres que ceux mentionnés aux a et b du présent III, ou leurs héritiers sont solidairement responsables du paiement du prélèvement.
Le prélèvement est assis selon les règles applicables en matière d'impôt sur la fortune immobilière et recouvré selon les règles et sous les sanctions et garanties applicables aux droits de mutation par décès.
Un contribuable installé en France est le bénéficiaire d'un trust constitué de longue date par un parent dans une juridiction de common law, ou bien il a lui-même placé des avoirs financiers dans un trust avant de s'établir en France. Il reçoit, certaines années, des versements de l'administrateur du trust, et considère qu'il s'agit de la transmission d'un capital familial, non imposable. L'administration fiscale française retient l'analyse inverse : les versements reçus d'un trust sont traités comme des produits imposables, et c'est au contribuable qu'il incombe d'établir qu'ils ne le …
Lire la suite…Décision n° 511615 – Conseil d'État En censurant la doctrine administrative, le Conseil d'État rappelle que l'exonération du prélèvement spécifique sur les trusts bénéficie à l'ensemble des « trusts retraite » mis en place par une entreprise, y compris lorsqu'ils sont dédiés à un plan de retraite individuel. Pour mémoire, l'article 990 J du CGI institue un prélèvement sui generis à caractère dissuasif, historiquement aligné sur le taux le plus élevé de l'ISF puis transposé à l'IFI par la loi de finances pour 2018. Ce prélèvement frappe les actifs placés dans un trust lorsque les …
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Le courrier arrive généralement des années après l'installation. Un citoyen américain établi en Europe, ou un résident français désigné bénéficiaire d'un trust familial américain, découvre qu'une structure créée il y a des décennies par un parent ou un grand-parent génère des obligations déclaratives des deux côtés de l'Atlantique. Personne n'avait prévenu le trustee. Personne n'avait prévenu le bénéficiaire. Le trust, souvent, n'a rien fait d'autre que détenir des titres et distribuer des montants modestes. Deux administrations considèrent pourtant que des déclarations étaient dues, et …
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