Entrée en vigueur le 31 mai 2021
Modifié par : Ordonnance n°2021-488 du 21 avril 2021 - art. 47
La période de suspension pour les violations multiples des règles relatives à la lutte contre le dopage est déterminée dans les conditions prévues aux I à III.
I.-Une personne, à qui a été régulièrement notifiée par l'Agence française de lutte contre le dopage l'information prévue à l'article L. 232-21-1 ou par toute autre organisation signataire du code mondial antidopage l'information d'une violation présumée et qui commet, dans un délai de dix ans à compter de cette notification, une deuxième violation des dispositions de l'un au moins des articles L. 232-9, L. 232-9-1, L. 232-9-2, L. 232-9-3, L. 232-10, L. 232-10-3 et L. 232-10-4, encourt une suspension d'une durée comprise entre :
a) La durée cumulée de la période de suspension imposée pour la première violation et celle applicable à la deuxième violation si elle était traitée comme une première violation ;
b) Le double de la durée de suspension applicable à la deuxième violation si elle était traitée comme une première violation.
La durée de la suspension ne peut être inférieure à six mois.
Pour déterminer la durée de la suspension, il est tenu compte de l'ensemble des circonstances et du degré de la faute de l'intéressé au titre de la deuxième violation.
Lorsque l'intéressé commet une troisième violation dans un délai de dix ans à compter de la notification mentionnée au premier alinéa, il encourt la sanction de suspension définitive mentionnée à l'article L. 232-23, à moins qu'il s'agisse d'un manquement à l'article L. 232-9-3 ou que cette troisième violation remplisse les conditions fixées pour la non-application ou la réduction de la période de suspension prévues au I et aux 1°, 2° et 3° du II de l'article L. 232-23-3-10. Dans ces cas, la durée des sanctions mentionnées à l'article L. 232-23 ne peut être inférieure à huit ans.
La période de suspension déterminée en vertu du présent I peut ensuite faire l'objet des réductions prévues aux 4° et 5° du II de l'article L. 232-23-3-10 ou du sursis prévu à l'article L. 232-23-3-2.
Une violation des dispositions du présent titre ou une violation équivalente constatée par une organisation signataire du code mondial antidopage, retenue à l'encontre d'un sportif ou de toute autre personne qui n'a commis aucune faute ou négligence, ou une violation sanctionnée en application du 1° du II de l'article L. 232-23-3-3, ne constitue pas une violation antérieure pour l'application du présent article.
Lorsque l'Agence française de lutte contre le dopage ne peut établir qu'une nouvelle violation des règles relatives à la lutte contre le dopage a été commise après qu'il a été régulièrement notifié à son auteur l'information d'une précédente violation de ces règles, ces violations sont considérées comme une seule et unique violation des règles relatives à la lutte contre le dopage et la suspension encourue est la plus sévère prévue pour ces violations. Cette suspension peut être augmentée conformément aux dispositions du V de l'article L. 232-23-3-10. Les résultats obtenus dans toutes les compétitions auxquelles a participé le sportif depuis la violation des règles relatives à la lutte contre le dopage la plus ancienne sont annulés conformément aux dispositions de l'article L. 232-23-5.
Lorsque l'Agence française de lutte contre le dopage établit qu'un sportif ou une autre personne a commis une deuxième ou une troisième violation des règles relatives à la lutte contre le dopage durant une période de suspension prononcée à son encontre pour une précédente violation de ces règles, la suspension prononcée au titre de la deuxième ou de la troisième violation est exécutée consécutivement à la période de suspension en cours.
II.-Lorsqu'une violation présumée a été notifiée par l'Agence française de lutte contre le dopage ou par toute autre organisation signataire du code mondial antidopage et que l'agence établit que l'intéressé a commis une autre violation des règles relatives à la lutte contre le dopage avant cette notification, dans un délai de douze mois ou plus, antérieurement ou postérieurement à la violation présumée ayant fait l'objet de la notification, la période de suspension est calculée comme si l'autre violation était une première violation, et cette période de suspension est exécutée consécutivement à la période de suspension imposée pour la première violation notifiée.
Les violations sanctionnées en vertu du présent II constituent une seule et unique violation pour l'application du I.
III.-Lorsque, dans le cadre d'une procédure disciplinaire ouverte conformément aux articles L. 232-21-1 et suivants, l'intéressé a commis une falsification au sens du 4° de l'article L. 232-10, cette dernière ne constitue pas une nouvelle violation au sens du I et l'intéressé encourt la suspension prévue à l'article L. 232-23-3-4. La durée de cette suspension peut être réduite ou augmentée dans les conditions prévues à l'article L. 232-23-3-10.
Les violations sanctionnées en vertu du présent III constituent une seule et unique violation pour l'application du I du présent article.
IV.-Toute personne qui contrevient aux dispositions de l'article L. 232-17 encourt une nouvelle mesure de suspension mentionnée au 2° du I de l'article L. 232-23. La nouvelle mesure, d'une durée égale à la période de suspension initiale, prend effet après l'expiration de celle-ci. Elle peut être réduite ou il peut lui être substitué un avertissement selon le degré de la faute de l'intéressé et les circonstances de l'espèce.
Eu égard aux fausses informations relayées par ces communiqués, l'AFLD souhaite apporter les précisions suivantes : Conformément à la réglementation française (article R. 232-97 du code du sport) et au Code mondial antidopage, les décisions de la commission des sanctions de l'AFLD sont systématiquement notifiées au sportif, à la fédération nationale et à la fédération internationale concernées, […] le cas échéant, à l'organisation nationale antidopage étrangère dont relèverait le joueur à raison de sa nationalité. […] En particulier, la notification de la sanction a été adressée le 23 octobre 2019, par courrier recommandé, […] En application du III de l'article L. 232-23-3-8 du code du sport, […]
Lire la suite…Les articles L. 232-23-3 et suivants, c'est une particularité du code du sport qui résulte de la « transposition » du code mondial antidopage à laquelle il procède, prévoient alors des durées de principe pour les interdictions prononcées à la suite de certains manquements. Ainsi, en cas de manquement à l'article L. 232-9, la durée de principe des interdictions est de quatre ans. […] En vertu de l'article L. 232-17 du code, un tel manquement est passible des sanctions prévues par les articles L. 232-21-1 à L. 232-23-3-12 ; et l'article L. 232-23 précise, […]
Lire la suite…[…] 3 . En vertu de l'article L. 232 -24 du code du sport , […] les dispositions du III de l'article L. 232-23-3-8 du code du sport énoncent : « Toute personne qui contrevient aux dispositions de l'article L. 232 -17 encourt une nouvelle mesure d'interdiction mentionnée au 2° du I de l'article L. 232-23 d'une durée égale à la période d'interdiction initiale, […] 8 . Si les dispositions de l'article L. 232-23-3 -1 du code du sport […]
[…] de laquelle ont été entendus : […] 3 . Aux termes de l'article L. 232 -21 du code du sport : « Toute personne qui a contrevenu aux dispositions des articles L. 232 -9, […] en application de l'article L. 232 -20-1. / Ces sanctions sont prononcées par les fédérations sportives mentionnées à l'article L . 131- 8 . / A cet effet, […] Aux termes de l'article L. 232-23-3 - 3 […]
[…] qui est élaborée en application de la convention internationale mentionnée à l'article L . 230-2 ou de tout autre accord ultérieur qui aurait le même objet et qui s'y substituerait. […] Aux termes de l'article L. 232-23 du même code, […] Aux termes de l'article L. 232-23-3 - 3 du même code, […] Aux termes du dernier alinéa de l'article L. 232-23-3 -10 du même code : » La durée des mesures d'interdiction prévues aux articles L. 232-23-3 - 3 à L. 232-23-3-8 […]
L. 232-23-3-3 notamment 4 Voir le renvoi auquel procède l'article L. 230-7 du code du sport. 1 Ces conclusions ne sont pas libres de droits. […] et peu à gagner en se dopant. 17 En l'espèce, l'Agence dit soupçonner une prise délibérée mais ne pas être en mesure de la démontrer. 18 I de l'article L. 232-23-3-3 du code du sport. 5 Ces conclusions ne sont pas libres de droits. […] Vous ne pouvez donc mobiliser ni le 1°, ni le 3° du II de l'article L. 232-23-3-10 du code du sport. […]
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