Confirmation 22 juin 2024
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Sur la décision
| Référence : | CA Paris, pôle 1 ch. 11, 22 juin 2024, n° 24/02824 |
|---|---|
| Juridiction : | Cour d'appel de Paris |
| Numéro(s) : | 24/02824 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Irrecevabilité |
| Date de dernière mise à jour : | 19 septembre 2024 |
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Sur les parties
| Parties : | LE PREFET DE POLICE |
|---|
Texte intégral
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS
COUR D’APPEL DE PARIS
L. 742-1 et suivants du Code de l’entrée et du séjour
des étrangers et du droit d’asile
ORDONNANCE DU 22 JUIN 2024
(1 pages)
Numéro d’inscription au répertoire général et de décision : B N° RG 24/02824 – N° Portalis 35L7-V-B7I-CJTHI
Décision déférée : ordonnance rendue le 20 juin 2024, à 12h11, par le juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de Paris
Nous, Marie-Anne Baulon, président de chambre à la cour d’appel de Paris, agissant par délégation du premier président de cette cour, assistée de Florence Gregori, greffier au prononcé de l’ordonnance,
APPELANT :
M. [N] [J]
né le 14 juillet 1980 à [Localité 1], de nationalité sénégalaise
RETENU au centre de rétention : [2]
Informé le 21 juin 2024 à 14h51, de la possibilité de faire valoir ses observations sur le caractère manifestement irrecevable de son appel, en application des dispositions de l’article R 743-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile
INTIMÉ :
LE PREFET DE POLICE
Informé le 21 juin 2024 à 14h51, de la possibilité de faire valoir ses observations sur le caractère manifestement irrecevable de l’appel, en application des dispositions de l’article R 743-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile,
MINISTÈRE PUBLIC, avisé de la date et de l’heure de l’audience
ORDONNANCE : contradictoire
— Vu l’ordonnance du 20 juin 2024 du juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de Paris,
rejetant l’exception de nullité soulevée, ordonnant la prolongation du maintien de M. [N] [J] dans les locaux ne relevant pas de l’administration pénitentiaire, pour une durée maximale de vingt-huit jours, à compter du 18 juin 2024 soit jusqu’au 17 juillet 2024 ;
— Vu l’appel interjeté le 21 juin 2024, à 11h07, par M. [N] [J] ;
SUR QUOI,
L’article L 743-23 -2°du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, dispose :
« Le premier président de la cour d’appel ou son délégué peut, par ordonnance motivée et sans avoir préalablement convoqué les parties, rejeter les déclarations d’appel manifestement irrecevables.
Lorsqu’il est saisi d’un appel contre une décision rendue par le juge des libertés et de la détention dans les cas prévus aux articles L. 741-10 et L. 742-8, il peut également rejeter la déclaration d’appel sans avoir préalablement convoqué les parties s’il apparaît qu’aucune circonstance nouvelle de fait ou de droit n’est intervenue depuis le placement en rétention administrative ou son renouvellement, ou que les éléments fournis à l’appui de la demande ne permettent manifestement pas de justifier qu’il soit mis fin à la rétention. "
Il est d’une bonne administration de la justice de faire application de ces dispositions.
En effet, l’appel est irrecevable comme totalement dénué d’argument à l’égard de l’ordonnance critiquée le libellé de l’acte d’appel étant ainsi rédigé " je souhaite contester la décision du JLD du 20 juin 2024, ma réelle identité est monsieur [S] [Z] né le 10/10/1997 de nationalité gabonaise ", aucun élément de critique de l’ordonnance n’étant indiqué, ni explication, au sens de l’article R. 743-14 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Aucun élément de la déclaration d’appel ne permet manifestement de justifier qu’il soit mis fin à la mesure; la déclaration d’appel doit être rejetée.
PAR CES MOTIFS
REJETONS la déclaration d’appel,
ORDONNONS la remise immédiate au procureur général d’une expédition de la présente ordonnance.
Fait à Paris le 22 juin 2024 à
LE GREFFIER, LE PRÉSIDENT,
REÇU NOTIFICATION DE L’ORDONNANCE ET DE L’EXERCICE DES VOIES DE RECOURS :
Pour information :
L’ordonnance n’est pas susceptible d’opposition.
Le pourvoi en cassation est ouvert à l’étranger, à l’autorité administrative qui a prononcé le maintien en zone d’attente ou la rétention et au ministère public.
Le délai de pourvoi en cassation est de deux mois à compter de la notification.
Le pourvoi est formé par déclaration écrite remise au secrétariat greffe de la Cour de cassation par l’avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation constitué par le demandeur.
Notification effectuée aux parties par LRAR ou télécopie et/ou courriel.
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