CAA de BORDEAUX, 1ère chambre - formation à 3, 14 mars 2019, 17BX01096, Inédit au recueil Lebon
TA Pau 2 février 2017
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CAA Bordeaux
Annulation 14 mars 2019

Arguments

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  • Accepté
    Irrégularité du jugement

    La cour a estimé que le tribunal administratif a agi de manière irrégulière en requalifiant le moyen d'irrecevabilité sans en avoir informé les parties, ce qui justifie l'annulation du jugement.

  • Accepté
    Reconnaissance de la créance par la commune

    La cour a jugé que la commune doit payer le solde du marché, car elle a reconnu la créance sans fournir de motifs sérieux pour justifier son refus de paiement.

  • Accepté
    Absence de malfaçons imputables à la société Abric

    La cour a conclu que la commune ne pouvait pas justifier son refus de restitution de la retenue de garantie, car elle n'a pas prouvé que les malfaçons étaient imputables à la société Abric.

  • Rejeté
    Préjudice causé par le refus de paiement

    La cour a estimé que la résistance de la commune ne pouvait pas être qualifiée d'abusive, car elle n'a pas causé de préjudice au-delà des intérêts moratoires.

  • Accepté
    Droit à la capitalisation des intérêts

    La cour a jugé que la société a droit à la capitalisation des intérêts à compter de la date d'enregistrement de la requête d'appel.

  • Accepté
    Frais non compris dans les dépens

    La cour a décidé de mettre à la charge de la commune une somme pour couvrir les frais exposés par la société Abric.

Résumé par Doctrine IA

La cour administrative d'appel a été saisie par M. C… A…, liquidateur de la société Abric, suite au rejet par le tribunal administratif de Pau de la demande de la société visant à obtenir le paiement de sommes dues par la commune d’Orleix pour des travaux de construction. La société Abric réclamait le solde du marché de gros œuvre, la restitution de la retenue de garantie, des intérêts moratoires, ainsi que des dommages-intérêts pour résistance abusive. La cour a annulé le jugement du tribunal administratif pour irrégularité, ayant soulevé d'office un moyen d'irrecevabilité sans respecter la procédure. Sur le fond, la cour a condamné la commune à payer le solde du marché et la retenue de garantie, avec intérêts moratoires, rejetant l'argument de la commune concernant des malfaçons non imputables à la société Abric. La cour a rejeté la demande de dommages-intérêts pour résistance abusive, jugeant que la commune n'avait pas causé d'autre préjudice que celui réparé par les intérêts. Enfin, la cour a ordonné à la commune de verser à la société Abric une somme au titre des frais de justice.

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Sur la décision

Référence :
CAA Bordeaux, 1re ch., 14 mars 2019, n° 17BX01096
Juridiction : Cour administrative d'appel de Bordeaux
Numéro : 17BX01096
Importance : Inédit au recueil Lebon
Type de recours : Plein contentieux
Décision précédente : Tribunal administratif de Pau, 2 février 2017
Dispositif : Satisfaction partielle
Identifiant Légifrance : CETATEXT000038244551

Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Décret n°76-87 du 21 janvier 1976
  2. Décret n°2016-360 du 25 mars 2016
  3. Code des marchés publics
  4. Code de commerce
  5. Code de justice administrative
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