Cour de cassation, Chambre civile, 11 janvier 1922
CASS
Rejet 11 janvier 1922

Arguments

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  • Rejeté
    Erreur de rédaction constituant une faute

    La cour a estimé que la responsabilité des experts n'était pas engagée car l'erreur était excusable et que les frères Pelletier auraient dû refuser d'approuver l'acte s'ils avaient des réserves.

Résumé par Doctrine IA

Les frères Pelletier ont contesté la rédaction d'une transaction concernant l'établissement d'une fosse d'aisance près d'un mur séparatif, rédigée par des experts qu'ils avaient eux-mêmes choisis, et ont réclamé des dommages-intérêts pour préjudice subi du fait de cette rédaction qu'ils estimaient défectueuse. Ils ont soutenu que l'erreur de rédaction constituait une faute engageant la responsabilité des experts, invoquant une violation des principes généraux de responsabilité délictuelle ou quasi-délictuelle énoncés aux articles 1382 et suivants du Code civil. La cour d'appel de Dijon a rejeté leur action, jugeant l'erreur excusable et la bonne foi des experts établie, soulignant que les frères Pelletier auraient dû refuser de signer la transaction s'ils n'en étaient pas satisfaits. La Cour de cassation a rejeté le pourvoi, affirmant que la responsabilité contractuelle est régie par l'article 1137 du Code civil, qui limite la responsabilité du débiteur à la faute lourde, et non par les articles 1382 et suivants, et a confirmé que les frères Pelletier ne pouvaient s'en prendre qu'à eux-mêmes pour le préjudice allégué. La décision de la cour d'appel est donc maintenue, la Cour de cassation n'ayant constaté aucune violation des textes de loi invoqués.

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Commentaire1

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1Quelle est la nature de l’action en cas de dépassement du périmètre d’une licence de logiciel : action en contrefaçon ou action en responsabilité contractuelle ?
Laetitia Basset, Laurent Badiane · K Pratique · 26 octobre 2018
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Sur la décision

Référence :
Cass. civ., 11 janv. 1922
Juridiction : Cour de cassation
Dispositif : Rejet

Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Code civil
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Cour de cassation, Chambre civile, 11 janvier 1922