Cour de cassation, Chambre civile 1, 8 juillet 2010, 09-67.013, Publié au bulletin
TCOM Nanterre 14 mars 2008
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TCOM Versailles 10 septembre 2008
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CA Versailles
Confirmation 9 avril 2009
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CA Versailles
Confirmation 19 novembre 2009
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CASS
Rejet 8 juillet 2010

Arguments

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  • Rejeté
    Incompétence de la juridiction arbitrale

    La cour a estimé que la clause compromissoire était applicable, car la demande de Doga était liée au contrat, et que le recours à l'arbitrage n'était pas exclu par l'application de dispositions d'ordre public.

  • Rejeté
    Violation des droits de la défense

    La cour a jugé que ces conclusions étaient tardives et violaient le principe du contradictoire, car HTC n'avait pas eu le temps de les examiner.

Résumé par Doctrine IA

La Cour de Cassation a statué sur un litige entre la société suédoise HTC et la société française Doga, suite à la rupture d'un contrat de distribution exclusive. Doga a saisi le tribunal de commerce pour rupture abusive du contrat, invoquant l'article L. 442-6 I 5° du code de commerce. HTC a contesté la compétence de la juridiction étatique, se prévalant d'une clause compromissoire. La cour d'appel a jugé en faveur de l'arbitrage, position confirmée par la Cour de Cassation, qui a rejeté le pourvoi de Doga. La décision souligne que la clause compromissoire n'est pas inapplicable même en présence de dispositions d'ordre public, et que l'arbitre est compétent pour statuer sur sa propre compétence. Doga est condamnée aux dépens et doit payer 3 000 euros à HTC.La Cour de cassation a confirmé l'arrêt de la cour d'appel de Versailles, qui a jugé que le tribunal de commerce était incompétent pour connaître du litige entre la société Doga et HTC, en raison de la clause compromissoire incluse dans leur contrat de distribution exclusive. Doga avait assigné HTC pour rupture abusive de contrat, invoquant l'article L. 442-6 I 5° du code de commerce. HTC a contesté la compétence judiciaire, se prévalant de la clause d'arbitrage. La cour d'appel a rejeté la compétence des juridictions étatiques, et la Cour de cassation a rejeté le pourvoi de Doga, estimant que la clause compromissoire n'était pas manifestement inapplicable et que l'arbitre devait se prononcer sur sa propre compétence, même en présence de dispositions d'ordre public. Doga est condamnée aux dépens et doit payer 3 000 euros à HTC.

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Résumé de la juridiction

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Sur la décision

Référence :
Cass. 1re civ., 8 juil. 2010, n° 09-67.013, Bull. 2010, I, n° 156
Juridiction : Cour de cassation
Numéro(s) de pourvoi : 09-67013
Importance : Publié au bulletin
Publication : Bulletin 2010, I, n° 156
Décision précédente : Cour d'appel de Versailles, 9 avril 2009
Précédents jurisprudentiels : Dans le même sens :
que :1re Civ., 16 octobre 2001, pourvoi n° 99-19.319, Bull. 2001, I, n° 254 (cassation sans renvoi), et les arrêts cités.
Pour d'autres applications du principe "compétence-compétence",
que :1re Civ., 16 octobre 2001, pourvoi n° 99-19.319, Bull. 2001, I, n° 254 (cassation sans renvoi), et les arrêts cités.
Pour d'autres applications du principe "compétence-compétence",
A rapprocher :
1re Civ., 3 février 2010, pourvoi n° 09-12.669, Bull. 2010, I, n° 26 (cassation sans renvoi), et les arrêts cités
1re Civ., 3 février 2010, pourvoi n° 09-12.669, Bull. 2010, I, n° 26 (cassation sans renvoi), et les arrêts cités
Textes appliqués :
article 1458 du code de procédure civile ; principe « compétence-compétence »
Dispositif : Rejet
Date de dernière mise à jour : 6 août 2024
Identifiant Légifrance : JURITEXT000022457763
Identifiant européen : ECLI:FR:CCASS:2010:C100697
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Sur les parties

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Cour de cassation, Chambre civile 1, 8 juillet 2010, 09-67.013, Publié au bulletin