Cour de cassation, Chambre civile 1, 15 janvier 2015, 14-12.200, Inédit
TGI Paris 1 juillet 2010
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CA Paris 23 juillet 2010
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CA Versailles
Infirmation partielle 4 juillet 2013
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CA Versailles
Infirmation partielle 4 juillet 2013
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CASS 3 septembre 2014
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CASS
Rejet 15 janvier 2015

Arguments

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  • Accepté
    Atteinte à l'intimité de la vie privée

    La cour a jugé que la captation et la diffusion des propos échangés dans un cadre privé, sans consentement, caractérisent un trouble manifestement illicite.

  • Accepté
    Préjudice moral causé par la diffusion illicite

    La cour a reconnu le préjudice moral subi par M me C… en raison de la diffusion des enregistrements illicites, justifiant ainsi l'octroi d'une provision.

Résumé par Doctrine IA

La société Mediapart et les journalistes X…, Y… et Z… ont été condamnés par la cour d'appel de Versailles pour avoir publié sur leur site internet des enregistrements illicites réalisés au domicile de Mme C…, atteignant ainsi à son intimité. Ils ont formé un pourvoi en cassation, invoquant deux moyens. Le premier moyen, devenu sans objet, concernait une question prioritaire de constitutionnalité sur les articles 226-1 et 226-2 du code pénal, qui a été rejetée par la Cour de cassation. Le second moyen, en plusieurs branches, soutenait que la publication ne constituait pas un trouble manifestement illicite car elle relevait de l'exercice légitime de la liberté d'expression et que les sanctions étaient disproportionnées. La Cour de cassation a rejeté ce moyen, affirmant que la captation et la diffusion sans consentement de paroles privées constituent une atteinte à l'intimité de la vie privée, non justifiée par l'information du public, et que les sanctions étaient adaptées et proportionnées à l'infraction commise. La Cour a donc rejeté le pourvoi, confirmant la décision de la cour d'appel qui avait ordonné le retrait des publications et condamné les défendeurs à verser une provision pour préjudice moral à Mme C…, en se fondant sur les articles 226-1 et 226-2 du code pénal, ainsi que sur les articles 8 et 10 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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Sur la décision

Référence :
Cass. 1re civ., 15 janv. 2015, n° 14-12.200
Juridiction : Cour de cassation
Numéro(s) de pourvoi : 14-12.200
Importance : Inédit
Décision précédente : Cour d'appel de Versailles, 4 juillet 2013
Dispositif : Rejet
Date de dernière mise à jour : 6 août 2024
Identifiant Légifrance : JURITEXT000030116314
Identifiant européen : ECLI:FR:CCASS:2015:C100060
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Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Code de procédure civile
  2. Code pénal
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