Cour de cassation, Chambre commerciale, 20 novembre 2019, 18-12.817, Inédit
TCOM Lille 8 septembre 2015
>
CA Paris
Confirmation 30 novembre 2017
>
CASS
Rejet 20 novembre 2019

Arguments

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  • Rejeté
    Manquement contractuel justifiant la résiliation

    La cour a estimé que les manquements de la société EIC à ses obligations en matière de lutte contre la corruption étaient suffisamment graves pour justifier la résiliation sans préavis du contrat.

  • Rejeté
    Tolérance antérieure du cocontractant

    La cour a jugé que la société Biomet n'était pas tenue de tolérer les manquements de la société EIC, compte tenu de la gravité des obligations en matière de lutte contre la corruption.

  • Rejeté
    Omission de déclaration des liens d'intérêts

    La cour a considéré que l'absence de déclaration des liens d'intérêts constituait un manquement contractuel d'une gravité suffisante pour justifier la résiliation sans préavis.

Résumé par Doctrine IA

La société Equilibre implant chirurgical (EIC) a formé un pourvoi contre un arrêt de la cour d'appel de Paris qui a rejeté ses demandes en paiement de dommages-intérêts pour rupture brutale d'une relation commerciale établie avec la société Zimmer Biomet France (Biomet). EIC reprochait à Biomet d'avoir résilié sans préavis leur contrat d'agent d'affaires en raison de prétendus manquements d'EIC à ses obligations contractuelles, notamment en matière de lutte contre la corruption et de déclaration des liens d'intérêts avec les professionnels de santé. EIC invoquait un moyen unique de cassation, articulé en trois branches, arguant que la cour d'appel n'avait pas caractérisé la gravité des manquements justifiant une rupture immédiate (première branche), n'avait pas pris en compte la tolérance antérieure de Biomet à l'égard de comportements analogues (deuxième branche), et n'avait pas examiné si les omissions d'EIC pouvaient engager la responsabilité de Biomet (troisième branche), en violation de l'article L.442-6 du code de commerce et de l'article 1147 du code civil dans sa rédaction antérieure à l'ordonnance du 10 février 2016. La Cour de cassation rejette le pourvoi, estimant que la cour d'appel avait légalement justifié sa décision en considérant que les manquements d'EIC étaient suffisamment graves pour justifier la rupture sans préavis, compte tenu des obligations de Biomet en vertu du "United States Foreign Corrupt Practices Act" et de l'accord conclu avec les autorités américaines. La Cour de cassation juge également que les motifs critiqués par les première et deuxième branches étaient vainement attaqués et que la troisième branche était inopérante, car elle visait des motifs surabondants.

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Sur la décision

Référence :
Cass. com., 20 nov. 2019, n° 18-12.817
Juridiction : Cour de cassation
Numéro(s) de pourvoi : 18-12.817
Importance : Inédit
Décision précédente : Cour d'appel de Paris, 30 novembre 2017, N° 15/19388
Dispositif : Rejet
Date de dernière mise à jour : 14 décembre 2021
Identifiant Légifrance : JURITEXT000039437948
Identifiant européen : ECLI:FR:CCASS:2019:CO00841
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Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. LOI n°2011-2012 du 29 décembre 2011
  2. Décret n°2013-414 du 21 mai 2013
  3. Code de commerce
  4. Code de commerce
  5. Code de procédure civile
  6. Code civil
  7. Code de la santé publique
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