Arrêt Société « Les films Lutétia », Conseil d'Etat, Section, du 18 décembre 1959, 36385 36428, publié au recueil Lebon
TA Nice 11 juillet 1955
>
CE
Rejet 18 décembre 1959

Arguments

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  • Rejeté
    Excès de pouvoir du maire

    La cour a estimé que l'arrêté attaqué était une décision individuelle et que le moyen tiré de l'excès de pouvoir était inopérant.

  • Rejeté
    Caractère immoral du film

    La cour a constaté que le caractère immoral du film n'était pas contesté et que les circonstances locales justifiaient l'interdiction.

  • Rejeté
    Détournement de pouvoir

    La cour a jugé que le détournement de pouvoir allégué ne ressortait pas des pièces du dossier.

  • Rejeté
    Excès de pouvoir du maire

    La cour a confirmé que l'arrêté était une décision individuelle et que le moyen d'excès de pouvoir était inopérant.

  • Rejeté
    Caractère immoral du film

    La cour a constaté que le caractère immoral du film n'était pas contesté et que les circonstances locales justifiaient l'interdiction.

  • Rejeté
    Détournement de pouvoir

    La cour a jugé que le détournement de pouvoir allégué ne ressortait pas des pièces du dossier.

Résumé par Doctrine IA

Le Conseil d'État, saisi en cassation, a rejeté les requêtes de la société « Les Films Lutétia » et du Syndicat français des producteurs et exportateurs de films qui demandaient l'annulation d'un jugement du Tribunal administratif de Nice et d'un arrêté du maire de Nice interdisant la projection du film « Le feu dans la peau ». Les requérants invoquaient l'excès de pouvoir du maire, arguant que le film avait déjà reçu un visa d'exploitation ministériel, et que l'arrêté n'était pas motivé et avait un caractère réglementaire. Le Conseil d'État a jugé que, selon l'article 1er de l'ordonnance du 3 juillet 1945 et l'article 6 du décret du même jour, bien que le visa d'exploitation autorise la projection sur le territoire, cela n'empêche pas le maire d'user de ses pouvoirs de police, issus de l'article 97 de la loi du 5 avril 1884, pour interdire un film susceptible de troubler l'ordre public. Il a également établi qu'aucune obligation législative ne contraint le maire à motiver un tel arrêté et que l'arrêté en question était une décision individuelle, rendant inopérant le moyen relatif à son caractère réglementaire. Enfin, le Conseil d'État a reconnu le caractère immoral du film et jugé que les circonstances locales justifiaient l'interdiction, rejetant l'allégation de détournement de pouvoir. Ainsi, le Conseil d'État a confirmé le jugement du tribunal administratif et la décision du maire de Nice.

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Résumé de la juridiction

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Sur la décision

Référence :
CE, sect., 18 déc. 1959, n° 36385 36428, Lebon
Juridiction : Conseil d'État
Numéro : 36385 36428
Importance : Publié au recueil Lebon
Type de recours : Recours pour excès de pouvoir
Décision précédente : Tribunal administratif de Nice, 11 juillet 1955
Textes appliqués :
Décret 1945-07-03

LOI 1884-04-05 ART. 97

Ordonnance 1945-07-03 ART. 1

Dispositif : REJET
Identifiant Légifrance : CETATEXT000007637342

Sur les parties

Texte intégral

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Arrêt Société « Les films Lutétia », Conseil d'Etat, Section, du 18 décembre 1959, 36385 36428, publié au recueil Lebon