Conseil d'État, 7ème - 2ème chambres réunies, 21 septembre 2016, 399656
CE
Annulation 21 septembre 2016

Arguments

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  • Accepté
    Erreur de droit dans l'ordonnance du juge des référés

    La cour a jugé que le juge des référés avait effectivement entaché son ordonnance d'une erreur de droit en ne recherchant pas si les manquements allégués avaient dissuadé les sociétés requérantes de présenter leur candidature.

  • Accepté
    Recevabilité des demandes des sociétés requérantes

    La cour a confirmé que les sociétés requérantes n'étaient pas fondées à demander l'annulation de la procédure de passation de la délégation de service public.

  • Accepté
    Responsabilité des sociétés requérantes

    La cour a décidé de mettre à la charge des sociétés requérantes des sommes à verser à la communauté urbaine et à Kéolis, conformément aux dispositions de l'article L. 761-1.

Résumé par Doctrine IA

Le Conseil d'État, saisi en cassation, a annulé l'ordonnance du tribunal administratif de Dijon qui avait fait droit aux demandes des sociétés Q-Park France, SAGS et Indigo Infra d'annuler la procédure de passation d'une délégation de service public lancée par la communauté urbaine du Grand Dijon pour l'exploitation des services de la mobilité. Le Conseil a jugé que le juge des référés n'avait pas correctement examiné si les manquements allégués étaient la cause de l'absence de candidature des sociétés requérantes, constituant ainsi une erreur de droit. Sur le fond, le Conseil a estimé que la communauté urbaine pouvait, sans erreur manifeste d'appréciation, confier à un délégataire unique les services de transport urbain, de stationnement et de mise en fourrière, qui sont liés à l'organisation de la mobilité. Il a également jugé que les missions complémentaires confiées au délégataire étaient accessoires à l'objet principal de la délégation et ne violaient pas l'article L. 1411-2 du code général des collectivités territoriales. Enfin, le Conseil a considéré que les allégations d'abus de position dominante ne relevaient pas de la compétence du juge des référés précontractuels. Les demandes d'annulation de la procédure de passation ont donc été rejetées, et les sociétés requérantes ont été condamnées à payer des sommes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative à la communauté urbaine du Grand Dijon, à la société Kéolis et à la société Effia Stationnement.

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Résumé de la juridiction

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Sur la décision

Référence :
CE, 7e - 2e ch. réunies, 21 sept. 2016, n° 399656, Lebon T.
Juridiction : Conseil d'État
Numéro : 399656
Importance : Mentionné aux tables du recueil Lebon
Type de recours : Plein contentieux
Identifiant Légifrance : CETATEXT000033157868
Identifiant européen : ECLI:FR:CECHR:2016:399656.20160921

Sur les parties

Texte intégral

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