Conseil d'État, 7ème - 2ème chambres réunies, 24 juin 2021, 448417
CE
Rejet 24 juin 2021

Arguments

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  • Accepté
    Urgence justifiant la suspension

    Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence était remplie, car le licenciement portait atteinte à la situation du requérant de manière suffisamment grave et immédiate.

  • Accepté
    Doute sérieux quant à la légalité de la décision de licenciement

    Le juge a jugé que le moyen tiré du caractère disproportionné de la sanction était propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision de licenciement.

  • Accepté
    Droit à l'indemnisation des frais de justice

    La cour a décidé de mettre à la charge de l'Etat une somme à verser au requérant au titre des frais de justice, conformément aux dispositions légales.

Résumé par Doctrine IA

Le Conseil d'État, saisi en cassation, a rejeté le pourvoi du garde des sceaux, ministre de la justice, contre l'ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Montreuil qui avait suspendu l'exécution de la décision de licenciement pour cause disciplinaire de M. A… B… et ordonné sa réintégration. Le ministre de la justice invoquait l'incompétence territoriale du tribunal administratif de Montreuil, mais le Conseil d'État a jugé ce moyen inopérant car il n'avait pas été soulevé en première instance conformément à l'article R. 312-2 du code de justice administrative. Sur le fond, le Conseil d'État a estimé que l'urgence était caractérisée, M. B… étant privé de ressources, et que le moyen invoquant la disproportion de la sanction disciplinaire créait un doute sérieux sur la légalité de la décision de licenciement, conformément à l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Les autres moyens soulevés par le ministre, relatifs à l'incompétence et à la partialité de l'auteur de la décision, à la composition irrégulière du conseil de discipline, ou à l'erreur de fait ou d'erreur manifeste d'appréciation, ont été jugés inopérants car non retenus par le juge des référés. En conséquence, le Conseil d'État a condamné l'État à verser 1 500 euros à M. B… au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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Résumé de la juridiction

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Sur la décision

Référence :
CE, 7-2 chr, 24 juin 2021, n° 448417, Lebon T.
Juridiction : Conseil d'État
Numéro : 448417
Importance : Mentionné aux tables du recueil Lebon
Type de recours : Excès de pouvoir
Précédents jurisprudentiels : [RJ1] Cf., en précisant, CE, 20 mai 2011, Commune du Lavandou et Biver, n°s 328338 328642, T. pp. 850-922. Rappr., sur l'inopérance, en principe, d'un moyen soulevé pour la première fois en cassation, qui n'est pas né de l'arrêt ou du jugement attaqué et qui n'est pas d'ordre public, CE, 24 novembre 2010, Commune de Lyon, n° 325195, T. pp. 833-913-922-932.
Dispositif : Rejet
Identifiant Légifrance : CETATEXT000043702746
Identifiant européen : ECLI:FR:CECHR:2021:448417.20210624

Sur les parties

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