Conseil d'État, 8ème - 3ème chambres réunies, 11 mars 2022, 449460
TA Marseille 7 juillet 2016
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TA Marseille 4 novembre 2016
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CE 2 mars 2017
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CE
Annulation 4 mai 2018
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CE
Rejet 4 mai 2018
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CE 4 décembre 2020
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CE
Annulation 11 mars 2022

Arguments

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  • Accepté
    Erreur de droit sur la propriété des constructions

    Le Conseil d'État a jugé que les constructions réalisées sur le domaine public, nécessaires au fonctionnement du service public, appartiennent à la personne publique, et non à la société SMA Environnement.

  • Accepté
    Inapplicabilité de la taxe foncière en raison de la propriété des constructions

    Le Conseil d'État a confirmé que la société SMA Environnement ne pouvait pas être considérée comme redevable de la taxe foncière, car les constructions étaient la propriété de la métropole.

  • Accepté
    Droit à remboursement des frais de justice

    Le Conseil d'État a jugé que la société SMA Environnement, n'étant pas la partie perdante, avait droit à un remboursement de ses frais de justice par l'État.

Résumé par Doctrine IA

Le Conseil d'État, saisi en cassation, a annulé partiellement le jugement du tribunal administratif de Marseille qui avait rejeté la demande de décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties de la société SMA Environnement pour les années 2011 à 2015. La société contestait les cotisations de taxe foncière pour des constructions réalisées sur un terrain loué par bail emphytéotique administratif. Le Conseil d'État a jugé que, contrairement à la décision du tribunal qui s'était fondé sur le droit civil, les constructions établies sur le domaine public et nécessaires au service public sont propriété de la personne publique dès leur réalisation, en l'absence de dispositions contraires dans le contrat (erreur de droit). En conséquence, la société SMA Environnement n'était pas le redevable légal de la taxe foncière, car le bail emphytéotique n'avait pas été publié au fichier immobilier, et donc la société ne pouvait être considérée comme emphytéote aux yeux de l'administration fiscale. Le Conseil d'État a donc déchargé la société des cotisations litigieuses et mis ces dernières à la charge de la métropole Aix-Marseille-Provence, successeur de la communauté d'agglomération Agglopole Provence, propriétaire des constructions. De plus, l'État a été condamné à verser 3 000 euros à la société SMA Environnement au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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Résumé de la juridiction

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Sur la décision

Référence :
CE, 8-3 chr, 11 mars 2022, n° 449460, Lebon T.
Juridiction : Conseil d'État
Numéro : 449460
Importance : Mentionné aux tables du recueil Lebon
Type de recours : Plein contentieux
Décision précédente : Conseil d'État, 4 décembre 2020, N° 1803816, 1803817, 1803818, 1803819
Précédents jurisprudentiels : [RJ1] Cf., s’agissant de la propriété de ces biens, CE, Assemblée, 21 décembre 2012, Commune de Douai, n° 342788, p. 477....[RJ2] Cf., s’agissant de l’inopposabilité à l’administration du bail emphytéotique non publié, CE, décision du même jour, Syndicat pour la valorisation et le traitement des déchets ménagers et assimilés (VALTOM), n° 449770, à mentionner aux Tables.
Dispositif : Satisfaction totale
Date de dernière mise à jour : 15 septembre 2023
Identifiant Légifrance : CETATEXT000045340479
Identifiant européen : ECLI:FR:CECHR:2022:449460.20220311
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Sur les parties

Texte intégral

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Conseil d'État, 8ème - 3ème chambres réunies, 11 mars 2022, 449460