Conseil d'État, 6ème - 5ème chambres réunies, 16 décembre 2025, 490266
TA Strasbourg
Annulation 25 juillet 2023
>
CE
Annulation 16 décembre 2025

Arguments

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  • Accepté
    Absence de capacités techniques de la société pour l'exploitation

    La cour a estimé que la société ne peut pas être regardée comme disposant des capacités techniques pour exploiter les gisements de gaz dans le respect des intérêts environnementaux, ce qui justifie l'annulation du décret.

  • Accepté
    Droit à réparation des frais engagés

    La cour a jugé que les associations, n'étant pas les parties perdantes, ont droit à la réparation de leurs frais, ce qui justifie la condamnation de la société à verser des sommes aux associations.

Résumé par Doctrine IA

Le Conseil d'État a été saisi en cassation suite à un jugement du tribunal administratif de Strasbourg qui avait annulé le rejet d'une demande de concession minière et enjoint à l'État de l'accorder. Les associations requérantes demandent l'annulation du décret accordant cette concession à la société La Française de l'Énergie. La société a soulevé des fins de non-recevoir, arguant que les associations auraient dû contester le jugement du tribunal administratif et que leurs moyens étaient inopérants.

Le Conseil d'État rejette les fins de non-recevoir, considérant que les tiers ayant intérêt à demander l'annulation de la concession peuvent contester le décret d'application, même s'ils n'ont pas eu qualité pour faire appel du jugement initial. Concernant la légalité du décret, les associations invoquent l'article L. 132-1 du code minier, qui exige des capacités techniques et financières pour l'exploitation minière, ainsi que le respect des intérêts environnementaux mentionnés à l'article L. 161-1 du même code et à l'article L. 211-1 du code de l'environnement.

Le Conseil d'État casse totalement le décret attaqué. Il estime que la société ne dispose pas des capacités techniques nécessaires pour exploiter les gisements de gaz dans le respect des intérêts environnementaux, compte tenu des difficultés techniques rencontrées lors des forages d'exploration et des incertitudes persistantes quant à la fiabilité du procédé d'extraction et aux risques de contamination des nappes aquifères. Le vice affectant le décret est considéré comme global et non régularisable par un acte modificatif.

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Résumé de la juridiction

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Sur la décision

Référence :
CE, 6-5 chr, 16 déc. 2025, n° 490266, Lebon T.
Juridiction : Conseil d'État
Numéro : 490266
Importance : Mentionné aux tables du recueil Lebon
Type de recours : Excès de pouvoir
Décision précédente : Tribunal administratif de Strasbourg, 25 juillet 2023, N° 2204525
Dispositif : Satisfaction totale
Date de dernière mise à jour : 13 janvier 2026
Identifiant Légifrance : CETATEXT000053041196
Identifiant européen : ECLI:FR:CECHR:2025:490266.20251216
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