CEDH, Cour (grande chambre), AFFAIRE EVANS c. ROYAUME-UNI, 10 avril 2007, 6339/05
CEDH, Arrêt, Cour (Quatrième Section) 7 mars 2006
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CEDH, Arrêt, Cour (Grande Chambre) 10 avril 2007

Arguments

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  • Rejeté
    Violation du droit au respect de la vie privée et familiale

    La cour a estimé que la législation en question ne violait pas les droits de la requérante, car elle avait été adoptée pour protéger le principe du consentement et qu'il n'y avait pas de consensus européen sur la question.

  • Rejeté
    Droit à la vie des embryons

    La cour a conclu que les embryons ne peuvent pas se prévaloir du droit à la vie, car le droit britannique ne reconnaît pas les embryons comme des sujets de droit autonomes.

Résumé par Doctrine IA

Dans l'affaire Evans c. Royaume-Uni, la Cour européenne des droits de l'homme a été saisie par Natallie Evans qui contestait la législation britannique autorisant son ex-compagnon à retirer son consentement à l'utilisation et à la conservation d'embryons créés in vitro. Mme Evans, après avoir subi une chirurgie nécessitant l'ablation de ses ovaires, ne pouvait avoir d'enfants biologiques que grâce à ces embryons conservés.

En invoquant les articles 2 (droit à la vie), 8 (droit au respect de la vie privée et familiale) et 14 (interdiction de discrimination) de la Convention européenne des droits de l'homme, Mme Evans soutenait que la loi britannique portait atteinte à ses droits garantis par ces articles.

Sur le fond, la Cour a jugé que la législation britannique, qui reposait sur le consentement des deux donneurs de gamètes pour l'implantation d'embryons, ne violait pas les droits de la requérante. La Cour a reconnu que le législateur avait la latitude nécessaire pour établir les règles relatives au consentement en matière de FIV. La loi de 1990 avait été élaborée après une étude minutieuse et une large consultation publique sur les implications éthiques et sociales des avancées scientifiques.

La Grande Chambre de la Cour a reconnu que, bien que la situation de Mme Evans soit particulièrement difficile et délicate, la législation britannique constituait un juste équilibre entre les intérêts en jeu et les enjeux moraux et éthiques de la procréation médicalement assistée. La Cour a estimé que l'Etat avait agi dans le cadre de sa marge d'appréciation et que la loi offrait une protection adéquate aux décisions relatives à la procréation.

En conséquence, la requête a été déclarée irrecevable et la Cour a conclu à l'unanimité à la non-violation des articles 2 et 14, et par treize voix contre quatre à la non-violation de l'article 8 de la Convention.

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Sur la décision

  • Loi de 1990 sur la fécondation et l'embryologie humaines et son annexe 3
  • Règlement de 1996 sur la fécondation et l'embryologie humaines
Référence :
CEDH, Cour (Grande Chambre), 10 avr. 2007, n° 6339/05
Numéro(s) : 6339/05
Publication : Recueil des arrêts et décisions 2007-I
Type de document : Arrêt
Jurisprudence de Strasbourg : X., Y. et Z. c. Royaume-Uni, arrêt du 22 avril 1997, Recueil 1997-II, § 44
Dudgeon c. Royaume-Uni, arrêt du 22 octobre 1981, série A no 45
X. et Y. c. Pays-Bas, arrêt du 26 mars 1985, série A no 91, §§ 24 et 27
Christine Goodwin c. Royaume-Uni [GC], no 28957/95, §§ 85, 90, CEDH 2002 VI
Fretté c. France, no 36515/97, §§ 41, 42, CEDH 2002-I
Hatton et autres c. Royaume-Uni [GC], no 36022/97, § 128, CEDH 2003-VIII
Odièvre c. France, no 42326/98, §§ 44-49, CEDH 2003-III
Pretty c. Royaume-Uni, no 2346/02, §§ 61, 71, CEDH 2002-III
K. et T. c. Finlance [GC], no 25702/94, § 140, CEDH 2001 VII
Vo c. France ([GC], no 53924/00, § 82, CEDH 2004-VIII
Références à des textes internationaux :
Convention du Conseil de l'Europe sur les Droits de l'Homme et la biomédecine, article 5;Déclaration universelle sur la bioéthique et les droits de l'homme, article 6
Organisation mentionnée :
  • ECHR
Niveau d’importance : Publiée au Recueil
Opinion(s) séparée(s) : Oui
Conclusions : Non-violation de l'art. 2 ; Non-violation de l'art. 8 ; Non-violation de l'art. 14+8
Identifiant HUDOC : 001-80036
Identifiant européen : ECLI:CE:ECHR:2007:0410JUD000633905
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Sur les parties

Texte intégral

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