CJUE, n° C-292/14, Arrêt de la Cour, Elliniko Dimosio contre Stefanos Stroumpoulis e.a, 25 février 2016
CJUE, Demande (JO) 13 juin 2014
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CJUE, Conclusions de l'avocat général 24 septembre 2015
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CJUE, Arrêt 25 février 2016
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CJUE, Arrêt (sommaire) 25 février 2016

Arguments

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  • Accepté
    Application de la directive 80/987

    La cour a jugé que la directive 80/987 s'applique aux créances des travailleurs salariés, même si l'employeur a son siège statutaire dans un État tiers, à condition que le siège effectif soit dans un État membre.

  • Rejeté
    Protection prévue par la loi 1220/1981

    La cour a estimé que la protection prévue par la loi 1220/1981 ne couvre pas les créances salariales impayées en cas d'insolvabilité de l'employeur, et ne peut donc pas être considérée comme équivalente.

Résumé par Doctrine IA

Les marins grecs, employés par une société maltaise dont le siège effectif était en Grèce, réclamaient leurs salaires impayés après la faillite de leur employeur. Ils soutenaient que la directive européenne sur la protection des travailleurs en cas d'insolvabilité de l'employeur aurait dû s'appliquer, même si leur contrat était régi par le droit maltais et le navire battait pavillon maltais.

La Cour a jugé que la directive 80/987 s'appliquait car les marins étaient des travailleurs salariés dont l'employeur avait son siège effectif dans un État membre et avait été déclaré en faillite dans cet État. La protection européenne est due indépendamment du droit applicable au contrat ou du pavillon du navire, tant que le lien avec l'État membre est suffisant.

De plus, la Cour a estimé que la loi grecque prévoyant une garantie uniquement en cas d'abandon des marins à l'étranger n'offrait pas une protection équivalente à celle de la directive. Par conséquent, les marins devaient pouvoir bénéficier de la protection européenne contre l'insolvabilité de leur employeur.

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1[Brèves] Insolvabilité de la société : la protection du droit de l'Union européenne s'applique aux marins résidant dans un Etat membre et engagés par une société…Accès limité
Lexbase · 10 mars 2016
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Sur la décision

Référence :
CJUE, Cour, 25 févr. 2016, C-292/14
Numéro(s) : C-292/14
Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 25 février 2016.#Elliniko Dimosio contre Stefanos Stroumpoulis e.a.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Symvoulio tis Epikrateias.#Renvoi préjudiciel – Directive 80/987/CEE – Rapprochement des législations des États membres relatives à la protection des travailleurs salariés en cas d’insolvabilité de l’employeur – Champ d’application – Créances salariales impayées des marins travaillant à bord d’un navire battant pavillon d’un État tiers – Employeur ayant son siège statutaire dans cet État tiers – Contrat de travail soumis au droit de ce même État tiers – Faillite de l’employeur déclarée dans un État membre dans lequel il dispose de son siège effectif – Article 1er, paragraphe 2 – Annexe, point II, A – Législation nationale prévoyant une garantie des créances salariales impayées des marins applicable uniquement en cas d’abandon de ceux-ci à l’étranger – Niveau de protection non équivalent à celui prévu par la directive 80/987.#Affaire C-292/14.
Date de dépôt : 13 juin 2014
Précédents jurisprudentiels : arrêt Bakker, C-106/11, EU:C:2012:328
arrêt Francovich, C-479/93, EU:C:1995:372
arrêt Tümer, C-311/13, EU:C:2014:2337, points 42 et 43
arrêt Visciano, C-69/08, EU:C:2009:468
Barrass, C-198/98, EU:C:1999:617
Barrass ( C-198/98, EU:C:1999:617
C-6/90 et C-9/90, EU:C:1991:428
Commission/Grèce, C-53/88, EU:C:1990:380
Diva Navigation, C-286/90, EU:C:1992:453
Diva Navigation ( C-286/90, EU:C:1992:453
Francovich e.a., C-6/90 et C-9/90, EU:C:1991:428
Maso e.a., C-373/95, EU:C:1997:353
Mosbæk, C-117/96, EU:C:1997:415
Mosbæk ( C-117/96, EU:C:1997:415
Walcher, C-201/01, EU:C:2003:450, point 38, ainsi que Tümer, C-311/13, EU:C:2014:2337, point 42
Solution : Renvoi préjudiciel
Identifiant CELEX : 62014CJ0292
Identifiant européen : ECLI:EU:C:2016:116
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Sur les parties

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