Tribunal administratif de Besançon, Reconduite à la frontière, 23 mars 2026, n° 2600622
TA Besançon
Annulation 23 mars 2026

Arguments

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  • Accepté
    Incompétence de l'auteur de l'arrêté

    La cour a jugé que l'arrêté était effectivement entaché d'incompétence, ce qui justifie son annulation.

  • Accepté
    Erreur manifeste d'appréciation

    La cour a estimé que le préfet a porté une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de Monsieur A…, justifiant ainsi l'annulation.

  • Accepté
    Violation de l'article 8 de la CEDH

    La cour a reconnu que la décision du préfet méconnaît les droits de Monsieur A… en vertu de l'article 8 de la CEDH.

  • Accepté
    Illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire

    La cour a jugé que l'illégalité de la décision d'obligation de quitter le territoire entraîne l'illégalité de l'arrêté d'assignation à résidence.

  • Accepté
    Droit au respect de la vie privée et familiale

    La cour a ordonné au préfet de délivrer un titre de séjour, considérant que Monsieur A… a établi en France le centre de ses intérêts privés et familiaux.

  • Accepté
    Nécessité de mettre fin à l'inscription au fichier

    La cour a ordonné que toutes mesures soient prises pour mettre fin à son inscription au fichier, en raison de l'annulation des décisions précédentes.

  • Accepté
    Droit à l'aide juridictionnelle

    La cour a ordonné à l'Etat de verser une somme à l'avocat de Monsieur A… en application des dispositions légales.

Résumé par Doctrine IA

M. A... demandait l'annulation de deux arrêtés préfectoraux : l'un refusant son titre de séjour et ordonnant son départ du territoire, l'autre l'assignant à résidence. Il sollicitait également l'effacement de son signalement dans un fichier et la délivrance d'un titre de séjour "vie privée et familiale", ou à défaut, un réexamen de sa situation avec une autorisation provisoire de travail.

La juridiction a jugé que le refus de séjour portait une atteinte disproportionnée au droit de M. A... au respect de sa vie privée et familiale, compte tenu de sa longue présence en France, de ses liens familiaux établis et de son projet professionnel. Par conséquent, les arrêtés de refus de séjour, d'obligation de quitter le territoire et d'assignation à résidence ont été annulés.

En conséquence, il a été enjoint au préfet de délivrer à M. A... un titre de séjour "vie privée et familiale" dans un délai d'un mois, ainsi qu'une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans l'attente. L'État a également été condamné à verser une somme au titre des frais de justice.

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Sur la décision

Référence :
TA Besançon, reconduite à la frontière, 23 mars 2026, n° 2600622
Juridiction : Tribunal administratif de Besançon
Numéro : 2600622
Importance : Inédit au recueil Lebon
Type de recours : Excès de pouvoir
Dispositif : Satisfaction totale
Date de dernière mise à jour : 25 mars 2026

Sur les parties

Texte intégral

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