Tribunal administratif de Guyane, 11 février 2019, n° 1800145 ; 1800149
TA Guyane
Annulation 11 février 2019

Arguments

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  • Accepté
    Violation des règles relatives à l'enquête publique

    La cour a constaté que l'arrêté a été pris à l'issue d'une procédure entachée d'illégalité, justifiant ainsi l'annulation.

  • Accepté
    Absence de mesures d'évitement, de réduction et de compensation des impacts

    La cour a jugé que l'absence de prise en compte des impacts environnementaux dans l'étude d'impact a vicié la procédure.

  • Accepté
    Viciation de la désignation du commissaire enquêteur

    La cour a constaté que la procédure d'enquête publique a été entachée d'irrégularités, justifiant l'annulation de l'arrêté.

  • Accepté
    Omissions dans le rapport du commissaire enquêteur

    La cour a jugé que ces omissions ont vicié la procédure d'évaluation environnementale.

Résumé par Doctrine IA

Le Tribunal administratif de la Guyane a été saisi par les associations Guyane Nature Environnement et Maiouri Nature Guyane qui demandaient l'annulation de l'arrêté préfectoral du 13 décembre 2017 autorisant la SAS Compagnie Minière Montagne d'Or à ouvrir des travaux d'exploitation d'or alluvionnaire sur le territoire de la commune de Saint-Laurent-du-Maroni. Les associations soutenaient que l'étude d'impact était incomplète car elle ne prenait pas en compte un projet industriel d'exploitation minière connexe, que les règles relatives à l'enquête publique avaient été violées, et que l'autorité environnementale manquait d'autonomie, en violation de la directive 2011/92/UE du 13 décembre 2011 et des articles L. 122-1 et L. 122-1-1 du code de l'environnement. Le tribunal a annulé l'arrêté préfectoral, jugeant que l'étude d'impact devait appréhender globalement les interventions humaines dans le milieu naturel et que l'autorité environnementale n'avait pas l'autonomie requise, privant ainsi le public d'une garantie essentielle. Les demandes de versement de sommes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées, les associations n'ayant pas engagé de frais liés au litige.

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1Cabinet Gossement Avocats
gossement-avocats.com · 6 mai 2019

2Cabinet Gossement Avocats
gossement-avocats.com · 26 février 2019

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Sur la décision

Référence :
TA Guyane, 11 févr. 2019, n° 1800145 ; 1800149
Juridiction : Tribunal administratif de Guyane
Numéro : 1800145 ; 1800149

Sur les parties

Texte intégral

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