Tribunal administratif de Nantes, 6ème chambre, 12 février 2026, n° 2418447
TA Nantes
Annulation 12 février 2026

Arguments

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  • Accepté
    Défaut de motivation de la décision

    La cour a estimé que le préfet a porté une atteinte disproportionnée au droit de M me D… au respect de sa vie privée et familiale, méconnaissant ainsi les stipulations de l'article 8 de la convention européenne.

  • Accepté
    Méconnaissance des articles du code de l'entrée et du séjour des étrangers

    La cour a jugé que les décisions du préfet étaient illégales et ne respectaient pas les droits de la requérante.

  • Accepté
    Droit au respect de la vie privée et familiale

    La cour a ordonné au préfet de délivrer un titre de séjour, considérant que la situation familiale de la requérante justifie cette injonction.

  • Accepté
    Droit à l'aide juridictionnelle

    La cour a décidé de mettre à la charge de l'Etat une somme au profit de l'avocat de la requérante, sous réserve de renonciation à la part contributive de l'Etat.

Résumé par Doctrine IA

Mme D... et M. C..., ressortissants azerbaïdjanais entrés irrégulièrement en France, ont vu leurs demandes de titre de séjour refusées par le préfet de Maine-et-Loire. Ces décisions comprenaient également une obligation de quitter le territoire français et la fixation d'un pays de destination. Les requérants demandent l'annulation de ces arrêtés préfectoraux et, à titre principal, la délivrance d'un titre de séjour.

Les requérants invoquent notamment une violation de leur droit au respect de la vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Ils soulignent leur présence en France depuis six ans, la naissance de deux enfants nés en France et scolarisés, ainsi que la grossesse de Mme D... et l'intégration professionnelle de M. C.... Le préfet, quant à lui, soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Le tribunal a annulé les arrêtés préfectoraux, estimant que le refus de séjour portait une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale des requérants. En conséquence, il a enjoint au préfet de délivrer des titres de séjour "vie privée et familiale" et des autorisations provisoires de séjour dans les délais impartis. L'État a également été condamné à verser une somme au titre des frais de justice.

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Sur la décision

Référence :
TA Nantes, 6e ch., 12 févr. 2026, n° 2418447
Juridiction : Tribunal administratif de Nantes
Numéro : 2418447
Importance : Inédit au recueil Lebon
Type de recours : Excès de pouvoir
Dispositif : Satisfaction totale
Date de dernière mise à jour : 26 février 2026

Sur les parties

Texte intégral

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