Rejet 26 mars 2025
Commentaire • 0
Sur la décision
| Référence : | TA Nice, 26 mars 2025, n° 2500447 |
|---|---|
| Juridiction : | Tribunal administratif de Nice |
| Numéro : | 2500447 |
| Dispositif : | Rejet moyen (Art R.222-1 al.7) |
| Date de dernière mise à jour : | 30 mai 2025 |
Sur les parties
| Parties : |
|---|
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 27 janvier 2025, M. A B doit être regardé comme demandant au tribunal l’annulation de la décision par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes l’a déclaré ajourné à l’épreuve du permis de conduire de catégorie B.
Il soutient que la décision attaquée est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation
Vu :
— les autres pièces du dossier.
Vu :
— le code de la route ;
— l’arrêté du 20 avril 2012 fixant les conditions d’établissement, de délivrance et de validité du permis de conduire ;
— le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « () les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : / () 7° Rejeter, après l’expiration du délai de recours ou, lorsqu’un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis de précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé. ».
2. Aux termes de l’article R. 221-1 du code de la route : « () II. – Le permis de conduire est délivré ci tout candidat qui a satisfait aux épreuves d’examen prévues au présent chapitre par le préfet du département de sa résidence ou par le préfet du département dans lequel ces épreuves ont été subies. ( ) ». Aux termes de l’article D. 221-3 du même code : « Les examens du permis de conduire susvisés comportent une épreuve théorique et une épreuve pratique qui se déroulent dans les conditions et selon les modalités fixées par arrêté du ministre chargé de la sécurité routière. () / Le permis de conduire () est délivré sur l’avis favorable soit d’un inspecteur du permis de conduire et de la sécurité routière, soit d’un agent public appartenant à une des catégories fixées par arrêté ». Aux termes de l’article 2 de l’arrêté du 20 avril 2012 susvisé : « I. Les candidats au permis de conduire quelle qu’en soit la catégorie, à l’exception de la catégorie AM traitée au D ci-dessous et de la catégorie A obtenue selon les dispositions de l’alinéa 2 de l’article D. 221-3 du code de la route passent devant un expert désigné conformément au quatrième alinéa de ce même article du code de la route un examen technique, dans les conditions prévues au même article, comprenant : A.-Pour les catégories Bl, B. BE, C,D. CE, DE, Cl, D1 , CIE, DIE, une épreuve théorique générale commune d’admissibilité ( )B.-Une épreuve pratique d’admission permettant de contrôler les connaissances, les aptitudes et le comportement des candidats, nécessaires pour circuler de manière autonome et en toute sécurité en tenant compte des spécificités propres à chaque véhicule () » ;
3. Il résulte de ces dispositions que la décision de délivrance du permis de conduire est prise par le préfet au vu de l’ensemble des résultats des épreuves. Les appréciations et avis émis au cours du déroulement des épreuves d’admissibilité et d’admission ne constituent pas, par eux-mêmes, des décisions susceptibles de faire l’objet d’un recours pour excès de pouvoir. Ainsi, le requérant, qui conteste l’appréciation de l’inspecteur ainsi que son comportement n’est pas recevable à demander l’annulation des résultats de son examen pratique, qualifiés d’insuffisant par l’examinateur. Ses conclusions tendant à contester ces résultats doivent donc être rejetées sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
4. Enfin, en admettant même que l’intéressé ait entendu contester un refus de délivrance du permis de conduire du préfet des Alpes-Maritimes, il n’appartient pas au tribunal de remettre en cause l’appréciation portée par un inspecteur sur la valeur du candidat à l’examen du permis de conduire, et les moyens tirés de la contestation de l’appréciation de l’inspecteur ainsi que son comportement sont ainsi sans influence sur la légalité de la décision attaquée. Il s’ensuit que de telles conclusions ne comportent que des moyens inopérants et doivent être rejetées en application des dispositions du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.
Fait à Nice, le 26 mars 2025.
Le président de la 4ème chambre,
Signé
A. Myara
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou par délégation le greffier.
N°2500447
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Décision implicite ·
- Justice administrative ·
- Renouvellement ·
- Rejet ·
- Injonction ·
- Commissaire de justice ·
- Titre ·
- Étranger ·
- Annulation ·
- Astreinte
- Permis de conduire ·
- Justice administrative ·
- Commissaire de justice ·
- Délai ·
- Désistement ·
- Maintien ·
- Informatique ·
- Consultation ·
- Infraction routière ·
- Réception
- Justice administrative ·
- Désistement ·
- Commande publique ·
- Commissaire de justice ·
- Juge des référés ·
- Sociétés ·
- Titre ·
- Marchés publics ·
- Grange ·
- Droit public
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Justice administrative ·
- Commune ·
- Ordonnance ·
- Rejet ·
- Juge des référés ·
- Maire ·
- Commissaire de justice ·
- Délai ·
- Collectivités territoriales ·
- Maintien
- Justice administrative ·
- Délai ·
- Commissaire de justice ·
- Désistement ·
- Application ·
- Communication ·
- Mandataire ·
- Maintien ·
- Informatique ·
- Territoire français
- Tribunal judiciaire ·
- Adulte ·
- Justice administrative ·
- Handicapé ·
- Allocation ·
- Décret ·
- Commissaire de justice ·
- Action sociale ·
- Juridiction administrative ·
- Sécurité sociale
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Justice administrative ·
- Commissaire de justice ·
- Centre hospitalier ·
- Erreur médicale ·
- Père ·
- Administration ·
- Demande ·
- Juridiction administrative ·
- Autonomie ·
- Voies de recours
- Justice administrative ·
- Naturalisation ·
- Urgence ·
- Juge des référés ·
- Demande ·
- Suspension ·
- Exécution ·
- Commissaire de justice ·
- Légalité ·
- Annulation
- Territoire français ·
- Pays ·
- Guadeloupe ·
- Haïti ·
- Départ volontaire ·
- Liberté fondamentale ·
- Séjour des étrangers ·
- Droit d'asile ·
- Convention européenne ·
- Destination
Sur les mêmes thèmes • 3
- Justice administrative ·
- Juge des référés ·
- Magistrature ·
- Liberté fondamentale ·
- Syndicat ·
- Captation ·
- Parlement européen ·
- Droit public ·
- Commissaire de justice ·
- Urgence
- Justice administrative ·
- Urgence ·
- Réunification familiale ·
- Syrie ·
- Suspension ·
- Visa ·
- Juge des référés ·
- Aide juridictionnelle ·
- Légalité ·
- Référé
- Justice administrative ·
- Commissaire de justice ·
- Déclaration préalable ·
- Désistement ·
- Habitat ·
- Panneaux photovoltaiques ·
- Commune ·
- Acte ·
- Tribunaux administratifs ·
- Tacite
Textes cités dans la décision
- Code de justice administrative
- Code de la route.
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.