Désistement 16 décembre 2024
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Sur la décision
| Référence : | TA Nîmes, 16 déc. 2024, n° 2404573 |
|---|---|
| Juridiction : | Tribunal administratif de Nîmes |
| Numéro : | 2404573 |
| Type de recours : | Excès de pouvoir |
| Dispositif : | Désistement |
| Date de dernière mise à jour : | 30 mai 2025 |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 27 novembre 2024, Mme A B, représentée par Me Girondon, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de l’admettre au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire ;
2°) de suspendre l’exécution de la décision par laquelle le préfet du Gard a implicitement rejeté sa demande de renouvellement de son titre de séjour ;
3°) d’enjoindre au préfet du Gard de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction dans un délai de quarante-huit heures à compter de la notification de l’ordonnance, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1 500 euros à verser à son conseil en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
— l’urgence est présumée dès lors qu’il s’agit d’un refus de renouvellement de son titre de séjour et, en tout état de cause, justifiée en l’espèce puisqu’elle se trouve privée de toutes ressources et n’est donc plus en capacité de pourvoir aux dépenses de son quotidien et de celui de sa fille ;
— elle est mariée depuis le 3 octobre 2012 à un ressortissant espagnol, elle est mère d’un enfant né en France qui a la nationalité espagnole, citoyen de l’Union européenne, dont elle bénéficie de la garde exclusive depuis son divorce prononcé le 14 septembre 2023 et elle justifie participer à son entretien et son éducation ;
— la décision attaquée porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale en méconnaissance des stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales.
Le préfet du Gard a produit des pièces qui ont été enregistrées le 10 décembre 2024.
Par un mémoire enregistré le 10 décembre 2024, Mme B demande qu’il soit donné acte de son désistement de ses conclusions à l’exception de celles présentées au titre des frais liés à l’instance.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu la requête à fin d’annulation enregistrée sous le n° 2404575.
Vu :
— le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
— le code de justice administrative.
Le président du tribunal administratif de Nîmes a désigné M. Roux, vice-président, pour statuer sur les demandes de référés.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B, de nationalité marocaine, entrée en France au cours de l’année 2017, a bénéficié de la délivrance d’un titre de séjour dont la validité expirait le 19 juin 2024. Elle a présenté, le 17 mai 2024, sur la plateforme dématérialisée de l’administration numérique des étrangers en France (ANEF) une demande de renouvellement de ce titre de séjour. Du silence gardé par le préfet durant quatre mois est née, le 17 septembre 2024, une décision implicite de rejet de cette demande de renouvellement de son titre de séjour dont elle a initialement demandé au juge des référés la suspension de l’exécution, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
Sur la demande d’admission provisoire au bénéfice de l’aide juridictionnelle :
2. Compte tenu de l’urgence à statuer sur sa requête, il y a lieu d’admettre Mme B au bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre provisoire sur le fondement de l’article 20 de la loi du 10 juillet 1991.
Sur le désistement :
3. Lorsque le juge des référés saisi sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative a estimé, au vu de la requête dont il est saisi, qu’il y avait lieu d’engager la procédure contradictoire prévue à l’article L. 522-1 du code de justice administrative, il lui incombe de poursuivre cette procédure à son terme et, notamment de tenir une audience publique. Il en va différemment lorsque, après que cette procédure a été engagée, intervient un désistement ou un évènement privant d’objet la requête. Dans ce cas, il peut, dans le cadre de son office, donner acte d’un désistement ou constater un non-lieu sans tenir d’audience.
4. Il ressort des pièces produites que le préfet du Gard a décidé, le 26 novembre 2024, de délivrer à Mme B une attestation de prolongation d’instruction de sa demande ayant pour effet de prolonger les droits attachés à son titre de séjour jusqu’au 25 février 2025. Au regard de ces éléments postérieurs à sa requête, par le mémoire qu’elle a adressé au greffe du tribunal le 10 décembre 2024, Mme B s’est désistée de l’ensemble de ses conclusions à l’exception de celles présentées au titre des frais liés à l’instance. Son désistement étant pur et simple, rien ne s’y oppose à ce qu’il en soit donné acte.
Sur les frais liés à l’instance au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et du second alinéa de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 :
5. Dès lors que Mme B a été admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre provisoire, son avocate peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et du deuxième alinéa de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, sous réserve que Me Girondon, avocate de Mme B, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l’État à l’aide juridictionnelle, de mettre à la charge de l’État le versement, à Me Girondon, de la somme de 500 euros.
O R D O N N E
Article 1er : Mme B est admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : Il est donné acte à Mme B de son désistement des conclusions qu’elle a présentées aux fins de suspension, d’injonction et d’astreinte.
Article 3 : L’Etat versera à Me Girondon, avocate de Mme B, la somme de 500 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve qu’elle renonce à percevoir la part contributive de l’Etat à l’aide juridictionnelle.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B, au préfet du Gard et à Me Claire Girondon.
Fait à Nîmes, le 16 décembre 2024.
Le juge des référés,
G. ROUX
La République mande et ordonne au préfet du Gard en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
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