Rejet 6 novembre 2025
Rejet 7 novembre 2025
Commentaire • 0
Sur la décision
| Référence : | TA Paris, 6 nov. 2025, n° 2531974 |
|---|---|
| Juridiction : | Tribunal administratif de Paris |
| Numéro : | 2531974 |
| Type de recours : | Excès de pouvoir |
| Dispositif : | Rejet |
| Date de dernière mise à jour : | 13 novembre 2025 |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, un mémoire complémentaire et des pièces, enregistrés les 3, 4, 5 et 6 novembre 2025, Mme A… B… demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative :
1°) d’enjoindre à la caisse d’allocations familiales de Paris de lui verser immédiatement le revenu de solidarité active qui lui est dû depuis le 22 septembre 2025, sur la base du montant-socle ;
2°) d’enjoindre à la caisse d’allocations familiales de Paris de régulariser ses droits au revenu de solidarité active, dans un délai de quarante-huit heures à compter de la notification de l’ordonnance, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de condamner la caisse d’allocations familiales de Paris à lui verser une allocation d’urgence provisoire équivalente au montant socle du revenu de solidarité active ;
4°) de mettre à la charge de la caisse d’allocations familiales de Paris les frais d’instance.
Mme B… soutient que :
- l’urgence est avérée au regard de sa situation financière, dès lors qu’elle est privée de toute ressources depuis la fin de ses droits à l’allocation d’aide au retour à l’emploi le 22 septembre 2025, que ses relances auprès de la caisse d’allocations familiales sont restées vaines, et que cela a un impact négatif sur son état de santé ;
- il est porté une atteinte grave et manifestement illégale à son droit à la subsistance, au principe de dignité de la personne humaine et à son droit au respect de sa vie privée et familiale.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. C… pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article L. 521-2 du code de justice administrative : « Saisi d’une demande en ce sens justifiée par l’urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d’une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d’un service public aurait porté, dans l’exercice d’un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ». Par ailleurs, aux termes du premier alinéa de l’article R. 522-1 dudit code : « La requête visant au prononcé de mesures d’urgence doit (…) justifier de l’urgence de l’affaire. ». Enfin, il résulte de l’article L. 522-3 du même code que le juge des référés peut rejeter la demande par une ordonnance motivée sans instruction ni audience lorsque la demande ne présente pas un caractère d’urgence.
Lorsqu’un requérant fonde son action sur la procédure particulière instituée par l’article L. 521-2 du code de justice administrative, il lui appartient de justifier de circonstances caractérisant une situation d’urgence particulière qui implique, sous réserve que les autres conditions posées par cette disposition soient remplies, qu’une mesure visant à sauvegarder une liberté fondamentale doive être prise à très bref délai.
Mme B… a effectué le 9 octobre 2025 une demande d’admission au bénéfice du revenu de solidarité active auprès de la caisse d’allocations familiales. Par la requête susvisée, elle demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, d’enjoindre à la caisse d’allocations familiales de Paris de régulariser ses droits au revenu de solidarité active et de condamner cet organisme à lui verser cette allocation. Si, pour justifier de l’urgence à obtenir l’intervention du juge des référés, Mme B… fait valoir que l’urgence est avérée au regard de sa situation financière, dès lors qu’elle est dépourvue de ressources, ces circonstances ne caractérisent pas une situation d’urgence impliquant qu’une mesure visant à sauvegarder une liberté fondamentale doive être prise dans un délai de quarante-huit heures, alors qu’il résulte de l’instruction, d’une part, qu’il est possible à Mme B… de solliciter également le bénéfice d’une allocation de solidarité spécifique auprès de France travail et, d’autre part, qu’elle n’a pas transmis certaines pièces justificatives demandées le 3 novembre 2025 par la caisse d’allocation familiales pour l’examen de son dossier. Par suite, la condition d’urgence particulière posée par l’article L. 521-2 du code de justice administrative ne peut être considérée comme remplie.
Il résulte de ce qui précède, sans qu’il soit besoin de statuer sur la recevabilité des conclusions présentées aux fins d’indemnisation, que la requête de Mme B… doit être rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B… est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A… B….
Fait à Paris, le 6 novembre 2025.
Le juge des référés,
Signé
B. C…
La République mande et ordonne au ministre du travail et des solidarités en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Médiation ·
- Logement opposable ·
- Droit au logement ·
- Commission ·
- Justice administrative ·
- Logement social ·
- Habitation ·
- Urgence ·
- Aide juridictionnelle ·
- Handicap
- Offre ·
- Justice administrative ·
- Certification ·
- Candidat ·
- Sociétés ·
- Concession ·
- Commande publique ·
- Critère ·
- Établissement ·
- Commune
- Tribunaux administratifs ·
- Justice administrative ·
- Fiscalité ·
- Usage personnel ·
- Commissaire de justice ·
- Aquaculture ·
- Décret ·
- Économie ·
- Biens et services ·
- Finances
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Communauté urbaine ·
- Grange ·
- Chemin rural ·
- Métropole ·
- Ouvrage public ·
- Eaux ·
- Commune ·
- Police ·
- Justice administrative ·
- Expertise
- Port ·
- Justice administrative ·
- Commissaire de justice ·
- Désistement ·
- Sociétés ·
- Condamnation ·
- Assurance maladie ·
- In solidum ·
- Charges ·
- Assurances
- Navire ·
- Licence de pêche ·
- Pénalité ·
- Armateur ·
- Pêche maritime ·
- Vent ·
- Règlement ·
- Infraction ·
- Région ·
- Capture
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Recours administratif ·
- Enfant ·
- Demande ·
- Décision implicite ·
- Directeur général ·
- Justice administrative ·
- Immigration ·
- Droit d'asile ·
- Séjour des étrangers ·
- Recours
- Tribunaux administratifs ·
- Justice administrative ·
- Droit d'asile ·
- Séjour des étrangers ·
- Territoire français ·
- Autorisation provisoire ·
- Interdiction ·
- Compétence du tribunal ·
- Ressort ·
- Terme
- Justice administrative ·
- Carte de séjour ·
- Commissaire de justice ·
- Aide juridique ·
- Sous astreinte ·
- Autorisation provisoire ·
- Délai ·
- Demande ·
- Recours gracieux ·
- Titre
Sur les mêmes thèmes • 3
- Commune ·
- Droit de préemption ·
- Boulangerie ·
- Urbanisme ·
- Action ·
- Maire ·
- Justice administrative ·
- Recours gracieux ·
- Biens ·
- Habitat
- Justice administrative ·
- Impôt ·
- Taxes foncières ·
- Administration ·
- Réclamation ·
- Imposition ·
- Cotisations ·
- Finances publiques ·
- Livre ·
- Procédures fiscales
- Justice administrative ·
- Commissaire de justice ·
- Désistement ·
- Décision implicite ·
- Visa ·
- Maroc ·
- Acte ·
- Ordonnance ·
- Recours ·
- Droit commun
Textes cités dans la décision
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.