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Sur la décision
| Référence : | TJ Amiens, ch. 9 réf., 1er août 2025, n° 25/00247 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 25/00247 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Désigne un expert ou un autre technicien |
| Date de dernière mise à jour : | 5 novembre 2025 |
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Sur les parties
| Avocat(s) : | |
|---|---|
| Cabinet(s) : | |
| Parties : |
Texte intégral
DU : 01 Août 2025
__________________
ORDONNANCE DE REFERE
Demande en garantie des vices cachés ou tendant à faire sanctionner un défaut de conformité
Sans procédure particulière
AFFAIRE :
[P], [M]
C/
S.A.S. GUEUDET ALLIANCE OPALE
Répertoire Général
N° RG 25/00247 – N° Portalis DB26-W-B7J-INBW
__________________
Expédition exécutoire le : 01 Août 2025
à :
à :
à :
à :
Expédition le :
à :
à :
à :
à :
à : Expert
TRIBUNAL JUDICIAIRE
D’AMIENS
_____________________________________________________________
ORDONNANCE DE REFERE
du
UN AOUT DEUX MIL VINGT CINQ
_____________________________________________________________
Nous, ERIC BRAMAT, Président, statuant en qualité de juge des référés, assisté de Hassan MNAIMME, greffier, avons rendu la décision dont la teneur suit :
ENTRE :
Madame [Z] [P] épouse [M]
née le 21 Août 1969 à [Localité 11]
de nationalité Française
[Adresse 5]
[Localité 9]
représentée par Maître Aurélien DESMET de la SCP COTTIGNIES-CAHITTE-DESMET, avocats au barreau d’AMIENS substitué par Me Damien BRISACQ, avocat au barreau d’AMIENS
Monsieur [O] [M]
né le 28 Juin 1972 à [Localité 11]
de nationalité Française
[Adresse 5]
[Localité 9]
représenté par Maître Aurélien DESMET de la SCP COTTIGNIES-CAHITTE-DESMET, avocats au barreau d’AMIENS substitué par Me Damien BRISACQ, avocat au barreau d’AMIENS
— DEMANDEUR(S) -
ET :
S.A.S. GUEUDET ALLIANCE OPALE (RCS DE BOULOGNE SUR MER 616 220 463) prise en son établissement secondaire RENAULT [Localité 11] situé [Adresse 4])
[Adresse 6]
[Adresse 6]
[Localité 8]
représentée par Maître Franck DERBISE de la SCP LEBEGUE DERBISE, avocats au barreau d’AMIENS substitué par Maître Emilie RICARD, avocat au barreau d’AMIENS
— DÉFENDEUR(S) -
EXPOSE DU LITIGE
Vu l’assignation en référé en date du 20 juin 2025 délivrée par Madame [Z] [P], épouse [M] et Monsieur [O] [M] à la SAS GUEUDET ALLIANCE OPALE, au visa de l’article145 du code de procédure civile, aux fins de :
Dire Monsieur et Madame [M] recevables et bien fondés en leurs demandes ; Ordonner une expertise ; Réserver les dépens.
L’affaire a été entendue à l’audience du 30 juillet 2025.
Madame [Z] [P], épouse [M] et Monsieur [O] [M] ont comparu par leur conseil et ont maintenu l’ensemble de leurs demandes.
La SAS GUEUDET ALLIANCE OPALE a comparu par son conseil et a demandé au juge des référés de :
Prendre acte que la SAS GUEUDET ALLIANCE OPALE ne s’oppose pas à la désignation d’un expert judiciaire ;Donner à la SAS GUEUDET ALLIANCE OPALE le bénéfice de ses plus expresses protestations et réserves d’usage ; Aménager le chef de la mission qui sera confié à l’expert comme suit : « Examiner et décrire les seuls désordres et défaut affectant le véhicule décrits dans l’assignation et les pièces auxquelles elle renvoie, soit le kit d’embrayage, le volant moteur et les pneus anormalement usés, et en déterminer leurs causes et origine » ;Dire que la consignation à valoir sur les honoraires de l’expert judiciaire, qu’il lui plaira de désigner, sera mise à la charge de Madame et Monsieur [M] ;Mettre les dépens à la charge de Monsieur et Madame [M].
Vu les dernières écritures déposées par les parties ;
L’affaire a été mise en délibéré pour l’ordonnance être rendue le 1er août 2025 par mise à disposition au greffe.
MOTIFS
Sur la demande d’expertise :
Sur le fondement de l’article 145 du Code de procédure civile le juge des référés peut, s’il existe un motif légitime de conserver ou d’établir avant tout procès la preuve de faits dont pourrait dépendre la solution d’un litige, ordonner les mesures d’instruction légalement admissibles à la demande de tout intéressé.
En l’espèce, il résulte des pièces versées aux débats et notamment de :
Annonce BODACC ;Facture d’achat du véhicule du 23 juin 2023 ;Carte grise ;Plan de financement ;Ordre de réparation du 5 juillet 2023 ;Contrôle parallélisme du 12juillet 2023 ;Ordre de réparation du 23 aout 2023Rapport EUROMASTER du 8 novembre 2023 ;Facture GUEUDET du 9 novembre 2023 ;Devis du 14 mars 2025 ;Mail des époux [M] à [Localité 15] du 15 mars 2025 ;LRAR du 18 mars 2025 ;Mail de GUEUDET du 21 mars 2025 ;Lettre de COVEA PJ du 27 mars 2025 ;Location [Localité 11] [Adresse 12] ;LRAR du 8 avril 2025 ;LRAR du 15 mai 2025 ;Mails GUEUDET des 16 et 19 mai 2025 ;Qu’il existe un motif légitime à voir ordonner l’expertise sollicitée suivant les modalités prévues au dispositif.
Concernant les demandes relatives à la mission de l’expert, il sera rappelé que la détermination de celle-ci relève de l’office du juge qui se prononce après avoir entendu les parties et en considération du litige in futurum et des pièces produites par les parties ci-avant listées.
Sur les dépens :
En application de l’article 491 alinéa 2 du Code de procédure civile, le juge des référés statue sur les dépens. Selon l’article 696 du même code, la partie perdante est condamnée aux dépens à moins que le juge, par décision motivée, n’en mette la totalité ou une fraction à la charge de l’autre partie.
En l’état, il convient de laisser les dépens à la charge de Madame [Z] [M] et Monsieur [O] [M] qui ont intérêt à la mesure, sauf leur récupération éventuelle au fond.
PAR CES MOTIFS
Le président, statuant en référé, par ordonnance mise à disposition au greffe, contradictoire et en premier ressort,
ORDONNE une expertise et COMMET pour y procéder :
Monsieur [Y] [N]
SETEX
[Adresse 7]
[Localité 10]
Tél : [XXXXXXXX01] Fax : [XXXXXXXX02]
Port. : [XXXXXXXX03] Mèl : [Courriel 16]
Avec pour mission de :
Convoquer les parties en cause dans les 45 jours de sa saisine ainsi que leurs avocats par lettre recommandée avec accusé de réception adressée 15 jours au moins avant chaque accedit, le premier devant avoir lieu impérativement dans les 45 jours suivant l’avis de dépôt de consignation ;Se faire remettre sans délai par les parties ou par tout tiers détenteur les documents qu’il estimera utiles à l’accomplissement de sa mission ;Recueillir les déclarations des parties et éventuellement celles de toute personne informée ;Se rendre sur les lieux où il est entreposé et procéder à l’examen du véhicule en cause de marque RENAULT modèle [Localité 14] SCENIC, immatriculé [Immatriculation 13] ;Décrire son état et vérifier si les désordres visés dans l’assignation existent ;Dire si les défauts existaient, fut-ce en germe, avant la vente du 23 juin 2023 ;Dans ce cas les décrire en précisant s’ils affectent les organes essentiels, en indiquer la nature et la date d’apparition ;En rechercher les causes et préciser s’il s’agit d’un défaut du véhicule ou si une intervention non-conforme aux prescriptions du constructeur, un défaut d’entretien, une mauvaise utilisation du véhicule ou tout autre cause est totalement ou partiellement à l’origine des désordres et en particulier : Rechercher les conditions d’utilisation du véhicule depuis sa première mise en circulation et dire, dans l’hypothèse d’une utilisation anormale ou défectueuse, quelles sont les conséquences en résultant sur le véhicule ; Rechercher les modalités d’entretien et de réparation du véhicule depuis sa première mise en circulation et dire, dans l’hypothèse d’un entretien ou d’une réparation non conforme aux règles de l’art, quelles sont les conséquences sur le véhicule ;Rechercher l’existence de tout aménagement ou transformation survenus sur le véhicule depuis sa première mise en circulation et dire, dans l’hypothèse de l’existence d’un aménagement ou d’une transformation, leur conformité aux règles de l’art et les conséquences sur le véhicule ;Dire si ces éléments ont pu jouer un rôle causal dans les dysfonctionnements constatés ;Rechercher tous éléments motivés permettant de dire :Si ces vices ou défauts préexistaient à l’achat du véhicule par l’acheteur et si le vendeur pouvait en avoir connaissance ;Si ces vices ou défauts étaient visibles lors de l’achat ;Si ces défauts rendent le véhicule impropre à son utilisation ;Dans quelle mesure ces défauts diminuent cet usage au sens de l’article 1641 du Code Civil ;
Indiquer, le cas échéant, les travaux de réparation propres à remédier aux désordres, en évaluer le coût, l’importance et la durée, ou bien indiquer la valeur résiduelle du véhicule en cas d’impossibilité de réparation, au besoin en s’appuyant sur des devis établis par des entreprises tierces ;Évaluer le coût des travaux de remise en état par rapport au prix d’achat ;Fournir tous éléments techniques et de fait de nature à permettre, le cas échéant, à la juridiction compétente de déterminer les responsabilités encourues, y compris dans le cadre de garantie contractuelle spécifique, et évaluer s’il y a lieu tous les préjudices subis, y compris de jouissance ou de gardiennage ;Constater l’éventuelle conciliation des parties sans manquer dans ce cas de nous en aviser ;Faire toutes observations utiles au règlement du litige ;
Sur les obligations attachées au déroulement de l’expertise :
DIT que l’Expert devra faire connaître sans délai son acceptation au juge chargé du contrôle de l’expertise, et devra commencer ses opérations dès sa saisine ;
DIT qu’en cas d’empêchement ou de refus de l’Expert, il sera procédé à son remplacement par ordonnance du juge chargé du contrôle de l’expertise ;
DIT que l’Expert devra accomplir sa mission conformément aux articles 232 et suivants du Code de procédure civile, notamment en ce qui concerne le caractère contradictoire des opérations ;
DIT que l’Expert devra tenir le juge chargé du contrôle de l’expertise, informé du déroulement de ses opérations et des difficultés rencontrées dans l’accomplissement de sa mission ;
DIT que l’Expert est autorisé à s’adjoindre tout spécialiste de son choix sous réserve d’en informer le juge chargé du contrôle de l’expertise et les parties ;
DIT que l’Expert devra remettre un pré-rapport ;
Rappelle aux parties qu’à compter de la réception du document de synthèse :
Sauf autre délai fixé par l’Expert, elles disposent d’un délai de trois semaines pour adresser les dires et que ce délai est impératif ;Les dires doivent concerner les appréciations techniques et que l’Expert ne peut être saisi de questions de nature purement juridique ;
DIT que l’Expert devra déposer son rapport définitif (accompagné des documents annexés ayant servi à son établissement, ceux qui le complètent ou contribuent à sa compréhension et restituera les autres contre récépissé aux personnes les ayant fournis) et sa demande de rémunération au greffe du tribunal, dans le délai de rigueur de six mois à compter de sa saisine (sauf prorogation dûment autorisée), et communiquer ces deux documents aux parties ;
DIT que les parties disposeront d’un délai de quinze jours à compter de sa réception pour adresser au greffe (service des expertises) leurs observations sur la demande de rémunération ;
DIT que les frais d’expertise seront provisoirement avancés par Madame [Z] [M] et Monsieur [O] [M] qui devra consigner la somme de 2.800 € à valoir sur la rémunération de l’Expert, auprès du Régisseur d’Avances et de Recettes du Tribunal, avant le 15 octobre 2025 étant précisé qu’à défaut de consignation dans le délai imparti, la désignation de l’Expert sera caduque, (sauf décision contraire du Juge en cas de motif légitime) ;
COMMET Éric BRAMAT, Président, Juge chargé du contrôle des expertises, pour surveiller l’exécution de la mesure ;
DIT que les dépens seront laissés en l’état à la charge de Madame [Z] [M] et Monsieur [O] [M] sauf leur récupération éventuelle dans le cadre d’une instance au fond ultérieure, au besoin les y condamne.
Ainsi jugé et prononcé à AMIENS les jour, mois et an susdits.
LE GREFFIER LE PRESIDENT
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