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Sur la décision
| Référence : | TJ Bordeaux, 5e ch. civ., 8 sept. 2025, n° 25/04741 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 25/04741 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Injonction de rencontre d'un médiateur |
| Date de dernière mise à jour : | 7 novembre 2025 |
| Lire la décision sur le site de la juridiction |
Sur les parties
| Avocat(s) : | |
|---|---|
| Parties : |
Texte intégral
N° RG 25/04741 – N° Portalis DBX6-W-B7J-2MFW
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE BORDEAUX
5EME CHAMBRE CIVILE
ORDONNANCE D’INJONCTION DE RENCONTRER UN MEDIATEUR
ET DE MEDIATION
N° RG 25/04741 – N° Portalis DBX6-W-B7J-2MFW
AFFAIRE :
S.E.L.A.R.L. PHILAE
C/
Société RICHARDSON INVEST
Copie Délivrée
le :
à
Avocats : Me Jean-jacques DAHAN
Me Eva SEBBAN
la SELARL TRASSARD & ASSOCIES
Service de l’amiable (par mail)
Le HUIT SEPTEMBRE DEUX MIL VINGT CINQ
Nous, Marie WALAZYC, Vice-Présidente,
Juge de la Mise en Etat,
Assistée de Monsieur Lionel GARNIER, Greffier.
ORDONNANCE RENDUE SANS DEBATS
Vu la procédure entre :
DEMANDERESSE
S.E.L.A.R.L. PHILAE pris en la personne de Me [F] [S] es qualité de liquidateur de la SAS GAPIA
[Adresse 1]
[Localité 2]
représentée par Maître Patrick TRASSARD de la SELARL TRASSARD & ASSOCIES, avocats au barreau de BORDEAUX, avocats plaidant
DEFENDERESSE
Société RICHARDSONS INVEST
[Adresse 3]
[Localité 4]
représentée par Me Jean-jacques DAHAN, avocat au barreau de BORDEAUX, avocat postulant, Me Eva SEBBAN, avocat au barreau de PARIS, avocat plaidant
Vu l’article 1533 du code de procédure civile,
En application de l’article susvisé, le juge peut, à tout moment de l’instance, enjoindre aux parties de rencontrer, dans un délai qu’il détermine, un médiateur qui les informera sur l’objet et le déroulement de la médiation.
Le juge peut également, dans la décision qui enjoint aux parties de rencontrer un médiateur ordonner une médiation en subordonnant la mesure au recueil du consentement des parties par le médiateur.
En outre, en application de l’article 1534-1 du code de procédure civile, lorsque le recueil du consentement des parties a été délégué au médiateur, la décision est caduque si ce consentement n’est pas recueilli dans un délai d’un mois à compter de la décision. Le médiateur informe le juge de ce qu’il est parvenu ou non à recueillir le consentement des parties.
Il apparaît à l’examen des éléments du dossier que, dans l’intérêt des parties, le recours à la médiation rendrait possible une issue adaptée au règlement de leur affaire.
Afin de permettre aux parties de réfléchir à l’opportunité d’une médiation, il convient de leur enjoindre de rencontrer un médiateur aux fins de présentation de cette mesure par laquelle les parties tentent de parvenir à un accord raisonnable.
En cas d’accord des parties pour recourir à la médiation avec le médiateur désigné, celui-ci pourra commencer ses opérations dans les conditions énoncées au dispositif.
Il est rappelé qu’en application de l’article 1533-3 du code de procédure civile, le médiateur informe le juge de l’absence d’une partie à la réunion et que la partie qui, sans motif légitime, ne défère pas à l’injonction peut être condamnée au paiement d’une amende civile d’un maximum de 10 000 euros.
L’article 1534 alinéa 3 dispose que la décision interrompt le délai de péremption de l’instance jusqu’à l’issue de la médiation.
PAR CES MOTIFS
— DONNONS INJONCTION aux parties de rencontrer un médiateur qui sera désigné par l’association U.M. E.D.C.A.B ([Courriel 5]) pour un rendez-vous d’information gratuit sur l’objet, le déroulement, l’issue et le coût d’une mesure de médiation ;
— DISONS que l’association U.M. E.D.C.A.B informera le service de l’amiable du nom du médiateur désigné, par message électronique à l’adresse suivante : [Courriel 6] ;
— ENJOIGNONS aux conseils des parties de communiquer au médiateur, sans délai et à première demande de sa part, les coordonnées de leur clients respectifs (adresse, téléphone, adresse électronique) aux fins de mise en oeuvre de la réunion d’information ;
— DISONS que le médiateur aura pour mission :
— d’expliquer aux parties le principe, le but et les modalités de la médiation,
— de recueillir l 'accord ou le refus des parties sur la mise en œuvre de cette mesure dans le délai maximum de 15 jours après la réunion d’information ;
— RAPPELONS que cette réunion d’information est obligatoire et gratuite et peut se faire en visioconférence en cas d’impossibilité d’une rencontre en présentiel ;
— DISONS que le médiateur informera l’association U.M. E.D.C.A.B et le service de l’amiable par message électronique à l’adresse suivante : [Courriel 6] :
— de la mise en oeuvre de cette diligence à l’issue de sa mission, et, aux fins de vérification de l’exécution de la présente injonction, précisera l’identité et la qualité des personnes s’étant présentées au rendez-vous d’information,
— de l’accord des parties de recourir à une médiation judiciaire, et transmettra l’accord formalisé par écrit et daté à l’association U.M. E.D.C.A.B et à la juridiction par message électronique à l’adresse suivante : [Courriel 6] dans les 24 heures,
— ou de l’accord des parties de recourir à une médiation conventionnelle, le médiateur pouvant dans ce cas commencer immédiatement la médiation ;
— RAPPELONS que la présence ou l’absence d’une partie à la réunion n’est pas une information confidentielle ;
— DISONS que si l’une des parties ne prend pas contact avec le médiateur dans le délai imparti, ne lui répond pas ou refuse de participer à cette réunion de présentation de la médiation, le médiateur en informera immédiatement le magistrat et cessera ses opérations ;
— RAPPELONS que la partie qui, sans motif légitime, ne défère pas à l’injonction peut être condamnée au paiement d’une amende civile d’un maximum de 10 000 euros ;
— DISONS que la mission d’information du médiateur prend fin à l’expiration d’un délai de 6 semaines à compter de la date de la présente ordonnance ;
En cas d’accord des parties sur la mise en œuvre d’une médiation,
— ORDONNONS une médiation judiciaire ;
— DESIGNONS pour y procéder le médiateur ayant réalisé l’information relative à la médiation ;
— DONNONS MISSION au médiateur ci-dessus désigné, d’entendre les parties, de confronter leurs points de vue, de prendre connaissance de tous éléments utiles pour permettre aux parties de trouver une solution au conflit qui les oppose ;
— FIXONS la durée initiale la mission de médiation à 5 mois, à compter du jour de la 1ère réunion de médiation ;
— RAPPELONS que la durée de la médiation pourra, le cas échéant, être prorogée, avec l’accord des parties, pour une période de trois mois, à la demande du médiateur qui précisera la date de la première réunion ;
— FIXONS la provision à valoir sur la rémunération du médiateur à la somme de 800 euros TTC plus 100 euros de frais de dossier, qui devra être versée, après répartition à parts égales entre les parties sauf meilleur accord entre elles, par chacune des parties entre les mains du médiateur au plus tard lors du premier entretien de médiation, à peine de caducité de la désignation du médiateur, sous réserve du bénéfice de l’aide juridictionnelle ;
— DISONS que la partie éventuellement bénéficiaire de l’aide juridictionnelle sera dispensée de ce règlement en application de l’article 22-2 alinéa 3 de la loi du 8 février 1995, étant rappelé que la rétribution du médiateur relevant de l’aide juridictionnelle est fixée par le magistrat taxateur dans les conditions et plafonds fixés par les articles 99 et 11 du décret n°2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
— DISONS que les séances de médiation se dérouleront dans les locaux professionnels du médiateur ou en tout autre lieu convenu avec les parties, ou par visio conférence avec l’accord des parties ;
— DISONS que dans le cas d’une médiation longue ou de frais élevés exposés , le médiateur pourra soumettre aussitôt qu’elle apparaîtra justifiée, au tribunal, avec l’accord des parties, une demande tendant à la fixation d’un complément de rémunération ;
— DISONS que le complément de rémunération ainsi fixé sera provisionné entre les mains du médiateur ;
— DISONS qu’en l’absence de versement de la provision par l’une quelconque des parties dans les conditions et délai impartis, la décision de désignation du médiateur sera caduque et l’instance se poursuivra ;
— RAPPELONS que le médiateur ne peut commencer ses opérations de médiation qu’après réception de la provision à valoir sur sa rémunération ;
— DISONS que le médiateur et/ou les parties devront immédiatement aviser le juge, chargé de contrôler son bon déroulement, par message électronique à l’adresse suivante : [Courriel 6], de toute difficulté rencontrée dans l’exercice de la mesure ;
— RAPPELONS que le médiateur peut se rendre sur les lieux et entendre les tiers qui y consentent, avec l’accord des parties, pour les besoins de la mesure ;
— DISONS qu’à l’expiration de sa mission, le médiateur devra informer la juridiction par message électronique à l’adresse suivante : [Courriel 6] de l’accord intervenu entre les parties ou de l’échec de la mesure ;
— DISONS qu’en cas d’accord, les parties pourront saisir le juge de la mise en état pour faire homologuer l’accord issu de la médiation ;
— RAPPELONS que le délai de péremption de l’instance est interrompu jusqu’à l’issue de la médiation ;
— RENVOYONS l’affaire à l’audience de mise en état du 5 Novembre 2025 pour les conclusions de la défenderesse si les parties ne sont pas entrées en médiation ;
— RÉSERVONS les dépens.
La présente décision est signée par Madame WALAZYC, Vice-Présidente et Monsieur Lionel GARNIER, Greffier.
LE GREFFIER LE JUGE DE LA MISE EN ETAT
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