Commentaire • 0
Sur la décision
| Référence : | TJ Boulogne-sur-Mer, jld, 16 mars 2025, n° 25/01136 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 25/01136 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Mainlevée de la mesure de rétention administrative |
| Date de dernière mise à jour : | 23 octobre 2025 |
| Lire la décision sur le site de la juridiction |
Texte intégral
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Au nom du Peuple Français
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE BOULOGNE SUR MER
ORDONNANCE STATUANT SUR UNE DEMANDE DE PROLONGATION DE RETENTION
MINUTE: 25/386
Appel des causes le 16 Mars 2025 à 10h00 en visioconférence
Div\étrangers
N° étr\N° RG 25/01136 – N° Portalis DBZ3-W-B7J-76FAJ
Nous, Madame DESWARTE Anne, Vice-Présidente au Tribunal judiciaire de BOULOGNE SUR MER, juge chargé du contrôle des mesures restrictives et privatives de libertés en droit des étrangers, assistée de Madame ACCART Mendy, Greffier, statuant en application des articles L.742-1, L.743-4, L.743-6 à L.743-8, L. 743-20 et L. 743-24 du Code de l’Entrée et du Séjour des Etrangers et du Droit d’Asile;
Vu l’article R. 213-12-2 du code de l’organisation judiciaire ;
En présence de Madame [E] [N], interprète en langue arabe, serment préalablement prêté ;
Vu le Code de l’Entrée et du Séjour des Etrangers et du Droit d’Asile notamment en ses articles L. 741-1 et suivants ;
Monsieur [C] [Z]
de nationalité Algérienne
né le 27 Juin 2002 à [Localité 2] (ALGERIE), a fait l’objet :
– d’une obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, fixant le pays de destination de la reconduite, lui faisant interdiction de retour sur le territoire français prononcée le5 août 2024 par M. PREFET DE L’AISNE , qui lui a été notifié le même jour.
– d’un arrêté ordonnant son placement en rétention administrative pour une durée de quatre jours, prononcé le 17 janvier 2025 par M. PREFET DE L’AISNE, qui lui a été notifié le 17 janvier 2025 à 16h10.
Par requête du 15 Mars 2025, arrivée par courrier électronique à 09H07, Mme PREFETE DE L’AISNE invoquant devoir maintenir l’intéressé au-delà de QUATRE JOURS, prolongé par un délai de VINGT-SIX JOURS selon l’ordonnance du 22 janvier 2025, prolongé par un délai de TRENTE JOURS selon l’ordonnance du 15 février 2025, demande l’autorisation de prolonger ce délai pour une durée de QUINZE JOURS maximum.
En application des articles L.743-9 et L. 743-24 du Code de l’Entrée et du Séjour des Etrangers et du Droit d’Asile il a été rappelé à l’intéressé, assisté de Maître Hervé KRYCH, avocat au Barreau de BOULOGNE-SUR-MER et commis d’office, les droits qui lui sont reconnus pendant la rétention et a été informé des possibilités et des délais de recours contre toutes les décisions le concernant ; qu’il a été entendu en ses observations
L’intéressé déclare : Je souhaite être assisté d’un avocat. Je confirme mon identité ainsi que ma date et mon lieu de naissance. Je n’ai pas refusé le consulat, je le jure. Ils ne sont pas venus me chercher. Le 28 février j’étais à l’hôpital. Je veux sortir.
Maître [S] [K] entendu en ses observations : Monsieur indique qu’il n’a pas refusé. Il peut être assigné à résidence au [Adresse 1] à [Localité 6]. Les conditions ne sont pas réunies.
Audience suspendue et mise en délibéré à 10h20.
MOTIFS
Selon l’article L. 742-5 du CESEDA, à titre exceptionnel, le magistrat du siège du tribunal judiciaire peut à nouveau être saisi aux fins de prolongation du maintien en rétention au-delà de la durée maximale de rétention prévue à l’article L. 742-4, lorsqu’une des situations suivantes apparait dans les quinze derniers jours:
1° L’étranger a fait obstruction à l’exécution d’office de la décision d’éloignement ;
2° L’étranger a présenté, dans le seul but de faire échec à la décision d’éloignement :
a) une demande de protection contre l’éloignement au titre du 5° de l’article L. 631-3 ;
b) ou une demande d’asile dans les conditions prévues aux articles L. 754-1 et L. 754-3 ;
3° La décision d’éloignement n’a pu être exécutée en raison du défaut de délivrance des documents de voyage par le consulat dont relève l’intéressé et qu’il est établi par l’autorité administrative compétente que cette délivrance doit intervenir à bref délai.
Le juge peut également être saisi en cas d’urgence absolue ou de menace pour l’ordre public.
L’étranger est maintenu en rétention jusqu’à ce que le juge ait statué.
Si le juge ordonne la prolongation de la rétention, celle-ci court à compter de l’expiration de la dernière période de rétention pour une nouvelle période d’une durée maximale de quinze jours.
Si l’une des circonstances mentionnées aux 1°, 2° ou 3° ou au septième alinéa du présent article survient au cours de la prolongation exceptionnelle ordonnée en application de l’avant-dernier alinéa, elle peut être renouvelée une fois, dans les mêmes conditions. La durée maximale de la rétention n’excède alors pas quatre-vingt-dix jours.
L’administration se prévaut de la menace à l’ordre public présentée par l’intéressé.
Il convient de rappeler qu’il incombe à l’administration de caractériser la menace pour l’ordre public. Celle-ci fait l’objet d’une appréciation in concreto au regard d’un faisceau d’indices permettant d’établir la réalité des faits, leur gravité, leur réitération et l’actualité de la menace selon le comportement de l’intéressé. Elle doit en outre prendre en considération les risques objectifs que l’étranger fait peser sur l’ordre public. Il ressort du dossier que si l’intéressé fait l’objet de plusieurs mentions au FAED, celles-ci ne sont corroborées par aucune décision de justice ni de poursuites à l’exception de la COPJ remise à l’intéressé pour des faits d’usage de stupéfiants. Ces éléments sont donc insuffisants à caractériser la menace à l’ordre public que ferait peser monsieur [Z] et ne peuvent donc fonder une troisième prolongation.
Il n’est par ailleurs pas démontré qu’un laisser passer consulaire interviendrait à bref délai.
Enfin, si l’intéressé a refusé de se présenter à son audition consulaire du 28 février 2025, cet acte d’obstruction a été commis au delà du délai de 15 jours.
Il n’y a donc pas lieu de faire droit à la demande de prolongation de la préfecture.
PAR CES MOTIFS
REJETONS la demande de prolongation de maintien en rétention administrative de Mme PREFETE DE L’AISNE
ORDONNONS que Monsieur [C] [Z] soit remis en liberté à l’expiration d’un délai de vingt quatre heures suivant la Notification à Monsieur le Procureur de la République de [Localité 3] de la présente ordonnance sauf dispositions contraires prises par ce magistrat.
INFORMONS Monsieur [C] [Z] qu’il est maintenu à la disposition de la justice pendant un délai de vingt quatre heures à compter de la notification de la présente ordonnance au procureur de la République et le cas échéant, jusqu’à ce qu’il soit statué sur l’effet suspensif de l’appel ou la décision au fond, que pendant ce délai il peut contacter un avocat, un tiers, rencontrer un médecin et s’alimenter.
RAPPELONS à l’intéressé qu’il a l’obligation de quitter le territoire national.
NOTIFIONS sur le champ la présente ordonnance par mail au CRA pour remise à l’intéressé qui, en émargeant ci-après, atteste avoir reçu copie et avisons l’intéressé de la possibilité de faire appel, devant le Premier Président de la Cour d’Appel ou son délégué, de la présente ordonnance dans les vingt quatre heures de son prononcé ; l’informons que la déclaration d’appel doit être motivée et peut être transmise par tout moyen (notamment par mail via la boîte structurelle : [Courriel 5] ) au greffe de la Cour d’Appel de [Localité 4] (numéro de FAX du greffe de la Cour d’Appel: 03.27.93.28.01.) ; lui indiquons que seul l’appel formé par le ministère public peut être déclaré suspensif par le Premier Président de la Cour d’Appel ou son délégué.
L’avocat, Le Greffier, Le Juge,
décision rendue à 10h45
Ordonnance transmise ce jour à Mme PREFETE DE L’AISNE
Ordonnance transmise au Tribunal administratif de LILLE
N° étr\N° RG 25/01136 – N° Portalis DBZ3-W-B7J-76FAJ
En cas de remise en liberté : Ordonnance notifiée à Monsieur le procureur de la République à
Décision notifiée à … h…
L’intéressé, L’interprète,
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Droit de la famille ·
- Débiteur ·
- Parents ·
- Enfant ·
- Prestation familiale ·
- Contribution ·
- Épouse ·
- Tribunal judiciaire ·
- Créanciers ·
- Aide juridictionnelle ·
- Pensions alimentaires
- Hôtel ·
- Médiateur ·
- Adresses ·
- Bail ·
- Administrateur judiciaire ·
- Expertise ·
- Commissaire de justice ·
- Indemnité d'éviction ·
- Administrateur ·
- Médiation
- Autres contrats de prestation de services ·
- Contrats ·
- Aluminium ·
- Industrie ·
- Contrat de location ·
- Résiliation anticipée ·
- Indemnité ·
- Conditions générales ·
- Intérêt ·
- Loyer ·
- Titre ·
- Bailleur
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Tribunal judiciaire ·
- Accident du travail ·
- Contentieux ·
- Sécurité sociale ·
- Expertise ·
- Barème ·
- Médecin ·
- Victime ·
- Assesseur ·
- Service
- Tribunal judiciaire ·
- Adresses ·
- Liquidateur ·
- Juge des référés ·
- Expertise ·
- Extensions ·
- Qualités ·
- Ordonnance ·
- Tribunaux de commerce ·
- Commerce
- Survol ·
- Avion ·
- Nuisances sonores ·
- Agent immobilier ·
- Information ·
- Dol ·
- Vice caché ·
- Acquéreur ·
- Vendeur ·
- Consorts
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Liquidateur amiable ·
- Liquidation amiable ·
- Créance ·
- Sociétés ·
- Clôture ·
- Heures supplémentaires ·
- Qualités ·
- Faute ·
- Procédure ·
- Paye
- Contentieux ·
- Protection ·
- Tribunal judiciaire ·
- Vienne ·
- Commissaire de justice ·
- Loyer ·
- Résiliation ·
- Non-paiement ·
- Jugement ·
- Abandon
- Saisie-attribution ·
- Exécution ·
- Commandement de payer ·
- Dette ·
- Contrat de franchise ·
- Mainlevée ·
- Titre ·
- Nullité ·
- Commissaire de justice ·
- Tribunal judiciaire
Sur les mêmes thèmes • 3
- Hospitalisation ·
- Cliniques ·
- Tiers ·
- Consentement ·
- Santé publique ·
- Certificat médical ·
- Tribunal judiciaire ·
- Trouble mental ·
- Demande ·
- Surveillance
- Lettre d’intention ·
- Distribution ·
- Sociétés ·
- Transport ·
- Relation commerciale ·
- Prestation ·
- Véhicule ·
- Contrats ·
- Rupture ·
- Location
- Demande en partage, ou contestations relatives au partage ·
- Partage, indivision, succession ·
- Droit de la famille ·
- Successions ·
- Tribunal judiciaire ·
- Héritier ·
- Procédure accélérée ·
- Mandataire ·
- Commissaire de justice ·
- Soulte ·
- Partage ·
- Notaire ·
- Financement
Textes cités dans la décision
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.