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Sur la décision
| Référence : | TJ Boulogne-sur-Mer, jld, 9 oct. 2025, n° 25/04325 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 25/04325 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Maintien de la mesure de rétention administrative |
| Date de dernière mise à jour : | 5 novembre 2025 |
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Texte intégral
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Au nom du Peuple Français
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE BOULOGNE SUR MER
ORDONNANCE STATUANT SUR UNE DEMANDE DE PROLONGATION DE RETENTION
MINUTE: 25/1535
Appel des causes le 09 Octobre 2025 à 10h00 en visioconférence
Div\étrangers
N° étr\N° RG 25/04325 – N° Portalis DBZ3-W-B7J-76LUE
Nous, Madame PIROTTE Carole, Vice-Présidente au Tribunal judiciaire de BOULOGNE SUR MER, juge chargé du contrôle des mesures restrictives et privatives de libertés en droit des étrangers, assistée de Madame Angèle LOGET, Greffier, statuant en application des articles L.742-1, L.743-4, L.743-6 à L.743-8, L. 743-20 et L. 743-24 du Code de l’Entrée et du Séjour des Etrangers et du Droit d’Asile;
Vu l’article R. 213-12-2 du code de l’organisation judiciaire ;
Vu le Code de l’Entrée et du Séjour des Etrangers et du Droit d’Asile notamment en ses articles L. 741-1 et suivants ;
Monsieur [T] [G]
de nationalité Algérienne
né le 20 Janvier 1994 à [Localité 1] (ALGERIE), a fait l’objet :
— d’une interdiction du territoire français de cinq ans prononcée par jugement contradictoire du tribunal correctionnel de Strabourg le 26 mai 2023.
— d’un arrêté ordonnant son placement en rétention administrative pour une durée de quatre jours, prononcée le 26 juillet 2025 par M. PREFET DU BAS-RHIN , qui lui a été notifié le 26 juillet 2025 à 14 heures 10.
Par requête du 08 Octobre 2025, arrivée par courrier électronique à 11 heures 18 M. PREFET DU BAS-RHIN invoquant devoir maintenir l’intéressé au-delà de QUATRE JOURS, prolongé par un délai de VINGT-SIX JOURS selon l’ordonnance du 31 juillet 2025, prolongé par un délai de TRENTE JOURS selon l’ordonnance du 24 août 2025, prolongé par un délai de QUINZE JOURS selon l’ordonnance du 24 septembre 2025, demande l’autorisation de prolonger ce délai pour une durée de QUINZE JOURS maximum.
En application des articles L.743-9 et L. 743-24 du Code de l’Entrée et du Séjour des Etrangers et du Droit d’Asile il a été rappelé à l’intéressé, assisté de Me Anne-sophie CADART, avocat au Barreau de BOULOGNE-SUR-MER et commis d’office, les droits qui lui sont reconnus pendant la rétention et a été informé des possibilités et des délais de recours contre toutes les décisions le concernant ; qu’il a été entendu en ses observations
L’intéressé déclare : Je souhaite être assisté d’un avocat. Si vous croyez que rajouter 15 jours pour me renvoyer quinze jours pour me renvoyer, allez-y mais si c’est pour la menace à l’ordre public ça ne sert à rien. Dans 15 jours je pourrais même faire des démarches personnelles parce que j’ai fourni des pièces, pour rentrer en Algérie. Ca fait 10 mois, depuis ma détention que je demande à retourner dans mon pays et ça ne marche pas alors si vous pouvez faire un petit effort. Je regrette ce que j’ai fait et j’ai payé ce que j’ai fait.
Me Anne-sophie CADART entendu en ses observations : C’est la menace à l’ordre public qui est visé mais sa peine a été exécutée, je vous laisse apprécier. Il veut partir en Algérie, il peut faire les démarches lui-même et il me dit que ça ira beaucoup plus vite.
MOTIFS
Selon l’article L. 742-5 du CESEDA, à titre exceptionnel, le magistrat du siège du tribunal judiciaire peut à nouveau être saisi aux fins de prolongation du maintien en rétention au-delà de la durée maximale de rétention prévue à l’article L. 742-4, lorsqu’une des situations suivantes apparait dans les quinze derniers jours:
1° L’étranger a fait obstruction à l’exécution d’office de la décision d’éloignement ;
2° L’étranger a présenté, dans le seul but de faire échec à la décision d’éloignement :
a) une demande de protection contre l’éloignement au titre du 5° de l’article L. 631-3 ;
b) ou une demande d’asile dans les conditions prévues aux articles L. 754-1 et L. 754-3 ;
3° La décision d’éloignement n’a pu être exécutée en raison du défaut de délivrance des documents de voyage par le consulat dont relève l’intéressé et qu’il est établi par l’autorité administrative compétente que cette délivrance doit intervenir à bref délai.
Le juge peut également être saisi en cas d’urgence absolue ou de menace pour l’ordre public.
L’étranger est maintenu en rétention jusqu’à ce que le juge ait statué.
Si le juge ordonne la prolongation de la rétention, celle-ci court à compter de l’expiration de la dernière période de rétention pour une nouvelle période d’une durée maximale de quinze jours.
Si l’une des circonstances mentionnées aux 1°, 2° ou 3° ou au septième alinéa du présent article survient au cours de la prolongation exceptionnelle ordonnée en application de l’avant-dernier alinéa, elle peut être renouvelée une fois, dans les mêmes conditions. La durée maximale de la rétention n’excède alors pas quatre-vingt-dix jours.
Sur la menace à l’ordre public :
La menace à l’ordre public peut s’apprécier sur des actes antérieurs pour déterminer le risque de dangerosité future. La réalité de la menace doit être appréciée pour l’avenir mais doit répondre aux critères de réalité et d’actualité appréciés au regard de la situation personnelle globale de la personne concernée.
Si la seule commission d’une infraction pénale ne suffit pas à établir une menace pour l’ordre public, le juge doit prendre en considération la réalité et la gravité des infractions commises, la récurrence ou la réitération des faits, leur ancienneté et l’attitude générale de l’étranger.
Les conditions de l’article L. 742-5 du CESEDA sont réunies dès lors que Monsieur [G], sortant de détention avant son placement en rétention administrative, a été condamné à un mois d’intervalle le 25 avril 2023 pour des faits de vol aggravé à 6 mois d’emprisonnement puis le 26 mai 2023 à une peine de 30 mois d’emprisonnement, toujours pour des faits de vol aggravé, vol avec violence et escroquerie. En l’état de ces éléments, il y a lieu de considérer au regard de ces faits notamment d’atteintes aux personnes qu’il représente toujours une menace à l’ordre public justifiant la demande de prolongation de sa rétention.
L’intéressé ne présente toujours pas de garanties suffisantes pour la mise à exécution de la mesure de reconduite à la frontière, des mesures de surveillance sont nécessaires.
Eu égard aux nécessités invoquées par Monsieur le Préfet, il convient d’accorder la prorogation demandée.
PAR CES MOTIFS
Autorisons l’autorité administrative à retenir Monsieur [T] [G] dans les locaux ne relevant pas de l’Administration pénitentiaire pour une prolongation de rétention administrative d’une durée maximale de QUINZE JOURS à compter de l’échéance de la précédente période de prolongation de rétention administrative
NOTIFIONS sur le champ la présente ordonnance par mail au CRA pour remise à l’intéressé qui, en émargeant ci-après, atteste avoir reçu copie et avisons l’intéressé de la possibilité de faire appel, devant le Premier Président de la Cour d’Appel ou son délégué, de la présente ordonnance dans les vingt quatre heures de son prononcé ; l’informons que la déclaration d’appel doit être motivée et peut être transmise par tout moyen (notamment par mail via la boîte structurelle : [Courriel 3] ) au greffe de la Cour d’Appel de [Localité 2] (numéro de FAX du greffe de la Cour d’Appel: 03.27.93.28.01.) ; lui indiquons que seul l’appel formé par le ministère public peut être déclaré suspensif par le Premier Président de la Cour d’Appel ou son délégué.
L’avocat, Le Greffier, Le Juge,
décision rendue à 10h40
Ordonnance transmise ce jour à M. PREFET DU BAS-RHIN
Ordonnance transmise au Tribunal administratif de LILLE
N° étr\N° RG 25/04325 – N° Portalis DBZ3-W-B7J-76LUE
Décision notifiée à … h…
L’intéressé, L’interprète,
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