Commentaire • 0
Sur la décision
| Référence : | TJ Marseille, 4e ch. cab f, 20 mars 2025, n° 25/00412 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 25/00412 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Prononce le divorce pour altération définitive du lien conjugal |
| Date de dernière mise à jour : | 23 octobre 2025 |
| Lire la décision sur le site de la juridiction |
Texte intégral
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE MARSEILLE
JUGE AUX AFFAIRES FAMILIALES
4ème Chambre Cab F
JUGEMENT DU 20 MARS 2025
N° RG 25/00412 – N° Portalis DBW3-W-B7J-47QF
Art. 1107 CPC – Demande en divorce autre que par consentement mutuel
Affaire : [E] / [T]
N° minute :
Grosse
le
à Me
le
à Me
Expédition :
le
à Me
le
à Me
COMPOSITION DU TRIBUNAL
lors des débats tenus en chambre du conseil
le : 13 Février 2025
Madame DUFAY, Juge aux Affaires Familiales
Madame DAHMANI, Greffier,
A l’issue de l’audience, les parties ont été avisées que le prononcé de la décision aurait lieu par mise à disposition au greffe conformément à l’article 450 du code de procédure civile le : 20 Mars 2025
Jugement contradictoire, en premier ressort rendu publiquement par :
Madame DUFAY, Juge aux Affaires Familiales
Madame DAHMANI, Greffier
NOM DES PARTIES :
DEMANDEUR :
Monsieur [G] [E]
né le [Date naissance 1] 1973 à [Localité 14] (ALGÉRIE)
de nationalité Algérienne
[Adresse 11]
[Localité 10]
représenté par Me Hinde KALAI, avocat au barreau de MARSEILLE
(bénéficie d’une aide juridictionnelle Totale numéro C250562024003678 du 08/10/2024 accordée par le bureau d’aide juridictionnelle de Besançon)
DEFENDEUR :
Madame [I] [T] épouse [E]
née le [Date naissance 2] 1983 à [Localité 17] (ALGERIE)
de nationalité Algérienne
[Adresse 9]
[Adresse 9]
[Localité 4]
représentée par Me Céline LEBRUN, avocat au barreau de MARSEILLE
[Motifs de la décision occultés]
[Motifs de la décision occultés]
PAR CES MOTIFS
Le juge aux affaires familiales, statuant par mise à disposition au greffe, par jugement contradictoire et susceptible d’appel, après débats non publics et en premier ressort,
PRONONCE sur le fondement de l’article 237 du code civil le divorce de :
[G] [E] né le [Date naissance 1] 1973 à [Localité 14] (ALGERIE)
et de
[I] [T] née le [Date naissance 2] 1983 à [Localité 17] (ALGERIE)
Lesquels se sont mariés le [Date mariage 3] 2008 devant l’officier de l’Etat civil de la mairie de [Localité 13] (Doubs)
Ordonne la publicité de cette décision en marge des actes de l’état civil des époux détenus par un officier de l’état civil français conformément aux dispositions de l’article 1082 du code de procédure civile,
FIXE les effets patrimoniaux du divorce dans les rapports entre les parties au 7 octobre 2022
RAPPELLE que chaque époux perd l’usage de son nom marital à l’issue du prononcé du divorce ,
CONSTATE la révocation des donations et avantages matrimoniaux que Monsieur [E] et Madame [T] ont pu, le cas échéant, se consentir,
RAPPELLE que le divorce emporte révocation de plein droit des avantages matrimoniaux qui ne prennent effet qu’à la dissolution du régime matrimonial ou au décès de l’un des époux et des dispositions à cause de mort, accordées par un époux envers son conjoint par contrat de mariage ou pendant l’union,
RAPPELLE aux parties que les opérations de partage amiable sont régies par les articles 835 à 839 du Code Civil et 1358 à 1379 du Code de Procédure Civile et que :
— en principe, la liquidation et le partage de leurs intérêts patrimoniaux ne sont faits en justice qu’en cas échec du partage amiable ;
— le partage amiable peut être total ou partiel et intervenir dans la forme et selon les modalités choisies par les parties, sauf en cas de biens soumis à publicité foncière (immeubles), l’acte de liquidation-partage devra alors être passé en la forme authentique devant notaire ;
— à défaut d’accord entre des parties sur le choix d’un notaire, elles pourront s’adresser au Président de la chambre des Notaires ;
— en cas d’échec du partage amiable, l’assignation en partage devra, à peine d’irrecevabilité, comporter un descriptif sommaire du patrimoine à partager, préciser les intentions du demandeur quant à la répartition des biens et les diligences entreprises en vue de parvenir à un partage amiable ;
ATTRIBUE à [I] [T] le droit au bail du logement sis [Adresse 9]
CONSTATE que Madame [T] et Monsieur [E] exercent en commun l’autorité parentale à l’égard des enfants
RAPPELLE que l’exercice en commun de l’autorité parentale implique que les parents ont les mêmes droits et devoirs à l’égard des enfants et doivent notamment :
prendre ensemble les décisions importantes concernant la santé, l’orientation scolaire, l’éducation religieuse et le changement de résidence des enfants ,s’informer réciproquement, dans le souci d’une indispensable communication entre les parents, sur l’organisation de la vie des enfants (vie scolaire, sportive, culturelle, traitements médicaux, loisirs, vacances…),permettre les échanges entre les enfants et l’autre parent dans le respect de vie de chacun.
RAPPELLE que tout changement de résidence de l’un des parents dès lors qu’il modifie les modalités d’exercice de l’autorité parentale doit faire l’objet d’une information préalable et en temps utile de l’autre parent ; qu’en cas de désaccord le parent le plus diligent saisi le juge aux affaires familiales qui statue selon ce qu’exige l’intérêt des enfants,
FIXE la résidence des enfants au domicile de la mère
ACCORDE un libre droit de visite et d’hébergement au père et à défaut d’accord le réglemente de la manière suivante :
>> Pendant les vacances scolaires : la première moitié les années paires et la seconde moitié les années impaires à charge pour le père d’aller chercher ou faire chercher les enfants à ses frais et de les y ramener ou faire ramener à ses frais le dernier jour de la période à 18 heures
DIT que faute pour le parent d’être venu chercher les enfants dans la première demi journée pour les vacances, il est réputé avoir renoncé à son droit d’accueil sur la période concernée
FIXE à la somme de 40 euros par mois et par enfant, soit 200 euros au total, le montant de la contribution à l’entretien des enfants :
— [M] [E] né le [Date naissance 5] 2008 à [Localité 13]
— [V] [E] né le [Date naissance 7] 2009 à [Localité 13]
— [R] [E] née le [Date naissance 6] 2012 à [Localité 13]
— [O] [E] née le [Date naissance 12] 2016 à [Localité 15]
— [K] [E] née le [Date naissance 8] 2022 à [Localité 16]
que [G] [E] devra verser à [I] [T] à compter du jugement, et au besoin l’y CONDAMNE;
DIT que ladite pension sera payable par l’intermédiaire de l’organisme débiteur des prestations familiales;
PRECISE que [G] [E] devra continuer à verser cette contribution entre les mains de [I] [T] jusqu’à la date de mise en oeuvre effective de l’intermédiation financière qui lui sera notifiée par l’organisme débiteur des prestations familiales;
DIT que ces pensions seront réévaluées le 1er janvier de chaque année, et pour la première fois le 1er janvier 2026, en fonction de l’indice des prix à la consommation des ménages urbains dont le chef est ouvrier ou employé (base 100 en 2015 série « France entière » hors tabac) publié par l’INSEE, selon la formule suivante :
P : € X B
A
Dans laquelle :
A = l’indice de base, à savoir celui paru au premier jour du mois où est rendue la présente décision,
B = l’indice du mois d’octobre précédent le 1er janvier où la majoration de la pension doit intervenir,
PRECISE que le débiteur défaillant encourt les peines prévues par les articles 227-3 et 227-29 du code pénal, à savoir deux ans d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende, interdiction des droits civils, civiques et de famille, suspension ou annulation du permis de conduire, interdiction éventuelle de quitter le territoire national;
PRECISE qu’en application de l’article 227-4 1° du code pénal, est puni de 6 mois d’emprisonnement et de 7 500 euros d’amende le fait, par une personne tenue, dans les conditions prévues à l’article 227-3, à l’obligation de verser une pension, une contribution, des subsides ou des prestations de toute nature, de ne pas notifier son changement de domicile au créancier;
PRÉCISE que cette contribution restera due au-delà de la majorité de l’ enfant si celui-ci reste à la charge à titre principal de la mère,
RAPPELLE que les mesures portant sur l’autorité parentale et sur la contribution à l’entretien et à l’éducation des enfants sont exécutoires de droit à titre provisoire
CONDAMNE [G] [E] aux dépens.
AINSI JUGE ET PRONONCE PAR JUGEMENT MIS A DISPOSITION AU GREFFE DE LA QUATRIÈME CHAMBRE AU PALAIS DE JUSTICE DE MARSEILLE, LE 20 mars 2025
LA GREFFIERE LA JUGE AUX AFFAIRES FAMILIALES
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Commissaire de justice ·
- Expulsion ·
- Associations ·
- Précaire ·
- Adresses ·
- Indemnité d 'occupation ·
- Exécution ·
- Tribunal judiciaire ·
- Libération ·
- Logement
- Nullité du contrat ·
- Contrat de vente ·
- Finances ·
- Sociétés ·
- Point de départ ·
- Bon de commande ·
- Délai de prescription ·
- Crédit affecté ·
- Demande ·
- Action
- Divorce ·
- Tribunal judiciaire ·
- Mariage ·
- Régimes matrimoniaux ·
- Date ·
- Partage amiable ·
- Mise à disposition ·
- Avantages matrimoniaux ·
- Avocat ·
- Juge
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Prêt ·
- Contrats ·
- Intérêt ·
- Clause ·
- Consommateur ·
- Directive ·
- Déchéance du terme ·
- Caractère ·
- Sanction ·
- Consommation
- Médiation ·
- Médiateur ·
- Adresses ·
- Tribunal judiciaire ·
- Partie ·
- Exécution ·
- Servitude de vue ·
- In solidum ·
- Astreinte ·
- Référé
- Baux d'habitation ·
- Contrats ·
- Épouse ·
- Loyer ·
- Logement ·
- Quittance ·
- Commissaire de justice ·
- Tribunal judiciaire ·
- Commandement de payer ·
- Demande ·
- Réparation ·
- Résiliation du bail
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Crédit ·
- Déchéance du terme ·
- Intérêt ·
- Consommation ·
- Mise en demeure ·
- Contrats ·
- Capital ·
- Fichier ·
- Défaillance ·
- Tribunal judiciaire
- Tribunal judiciaire ·
- Expertise ·
- Préjudice ·
- Consolidation ·
- Victime ·
- Partie ·
- Provision ad litem ·
- Fracture ·
- Contrôle ·
- Référé
- Cliniques ·
- Mise en état ·
- Provision ·
- Préjudice ·
- Titre ·
- Adresses ·
- Tribunal judiciaire ·
- Demande ·
- Déficit fonctionnel permanent ·
- Employeur
Sur les mêmes thèmes • 3
- Baux d'habitation ·
- Contrats ·
- Clause resolutoire ·
- Commandement de payer ·
- Locataire ·
- Loyer ·
- Commissaire de justice ·
- Expulsion ·
- Logement ·
- Bailleur ·
- Résiliation ·
- Délai
- Tribunal judiciaire ·
- Crédit ·
- Contentieux ·
- Protection ·
- Délai de grâce ·
- Consommation ·
- Juge des référés ·
- Délai ·
- Ordonnance ·
- Commissaire de justice
- Métropole ·
- Habitat ·
- Loyer ·
- Clause resolutoire ·
- Locataire ·
- Commandement ·
- Dette ·
- Tribunal judiciaire ·
- Bailleur ·
- Paiement
Textes cités dans la décision
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.