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Sur la décision
| Référence : | TJ Montbéliard, ch. de la famille, 4 juil. 2025, n° 23/00659 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 23/00659 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Prononce le divorce pour altération définitive du lien conjugal |
| Date de dernière mise à jour : | 30 juillet 2025 |
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Texte intégral
Minute n° :
TRIBUNAL
JUDICIAIRE
DE [Localité 10]
Chambre de la famille
Affaire N° RG 23/00659 – N° Portalis DBXR-W-B7H-DTS7
[Y] [Z] épouse [J]
c/ [N] [J]
JUGEMENT
du 04 JUILLET 2025
*********
PARTIE DEMANDERESSE
Madame [Y] [Z] épouse [J]
née le [Date naissance 2] 1984 à [Localité 11], demeurant [Adresse 5]
représentée par Me Yannick BARRE, avocat au barreau de MONTBELIARD
PARTIE DEFENDERESSE
Monsieur [N] [J]
né le [Date naissance 1] 1996 à [Localité 12] (SENEGAL), domicilié : chez Chez Madame [V] [B], [Adresse 6]
(bénéficie d’une aide juridictionnelle Totale numéro 2023/000455 du 20/04/2023 accordée par le bureau d’aide juridictionnelle de [Localité 10])
représenté(e) par Me Laura ANGELINI, avocat au barreau de BELFORT et Me Nelly ROUZET, avocat au barreau de MONTBELIARD, avocat postulant
COMPOSITION DU TRIBUNAL :
Juge aux affaires Familiales : Marion COUTURIER
Greffière: Delphine PHEULPIN
DÉBATS :
A l’audience non publique du 19 Mai 2025, l’affaire a été mise en délibéré au 4 juillet 2025 par mise à disposition ;
JUGEMENT :
Contradictoire, rendu en premier ressort, prononcé par Marion COUTURIER, Juge placée auprès de la Première présidente de la cour d’appel de Besançon, déléguée par ordonnance en date du 1er avril 2025 au tribunal judiciaire de Montbéliard en qualité de Juge aux affaires familiales, Juge aux affaires familiales, assistée de Delphine PHEULPIN, Greffière, à l’audience du 04 Juillet 2025.
Minute n° :
[Motifs de la décision occultés]
[Motifs de la décision occultés]
PAR CES MOTIFS
Le juge aux affaires familiales par jugement contradictoire rendu en premier ressort,
RAPPELLE que le juge français est compétent et que la loi française est applicable au litige ;
CONSTATE que des propositions ont été effectuées quant au règlement des intérêts pécuniaires et patrimoniaux des parties ;
DEBOUTE Mme [R] [Y] de sa demande de divorce aux torts exclusifs de M. [J] [N] ;
PRONONCE pour altération définitive du lien conjugal le divorce de :
M. [J] [N], né le [Date naissance 1] 1996 à [Localité 12] (SENEGAL),
et de
Mme [R] [Y], née le [Date naissance 2] 1984 à [Localité 10] ([Localité 9]),
lesquels se sont mariés le [Date mariage 4] 2018, devant l’officier de l’état civil de la mairie de [Localité 10] ([Localité 9]) ;
ORDONNE la publicité de cette décision en marge des actes de l’état civil de Monsieur et de Madame détenus par un officier de l’état civil français conformément aux dispositions de l’article 1082 du code de procédure civile ;
DEBOUTE Mme [R] [Y] de sa demande de report des effets du divorce dans le rapport entre les parties concernant les biens ;
CONSTATE que les effets du divorce entre les époux en ce qui concerne leurs biens sont fixés à la date du 31 août 2023 ;
RAPPELLE qu’à compter du divorce, les parties perdent l’usage du nom de leur conjoint ;
CONSTATE la révocation des donations et avantages matrimoniaux que Mme [R] [Y] et M. [J] [N] ont pu, le cas échéant, se consentir ;
RAPPELLE que le divorce emporte révocation de plein droit des avantages matrimoniaux qui ne prennent effet qu’à la dissolution du régime matrimonial ou au décès de l’un des époux et des dispositions à cause de mort, accordées par un époux envers son conjoint par contrat de mariage ou pendant l’union ;
RENVOIE les parties à procéder amiablement aux opérations de comptes, liquidation et partage de leurs intérêts patrimoniaux et dit qu’à défaut, le juge du partage sera saisi par la partie la plus diligente ;
DEBOUTE Mme [R] [Y] de sa demande de dommages-intérêts ;
RAPPELLE que l’autorité parentale s’exerce en commun entre Mme [R] [Y] et M. [J] [N] sur l’enfant [G] [R] ;
FIXE la résidence habituelle de l’enfant mineur chez Mme [R] [Y] ;
ACCORDE à M. [J] [N] un droit de visite et d’hébergement s’exerçant librement ;
DIT qu’à défaut d’accord entre les parents, M. [J] [N] l’exercera de la façon suivante, à charge pour lui de prendre et de ramener, ou de faire prendre et de faire ramener par une personne de confiance, l’enfant au lieu de résidence principale et d’assumer la charge financière des déplacements :
a) hors vacances scolaires :
* le troisième week-end du mois du vendredi à 18h au dimanche à 18h,
b) pendant les périodes de vacances scolaires :
* les années paires : la première moitié des vacances d’hiver, de printemps, de la [Localité 13], de Noël ainsi que la première et la troisième quinzaine des vacances scolaires d’été,
* les années impaires : la seconde moitié des vacances d’hiver, de printemps, de la [Localité 13], de Noël ainsi que la deuxième et la quatrième quinzaines des vacances scolaires d’été ;
DIT que si un jour férié précède ou suit une période d’hébergement, il sera inclus dans cette période ;
DIT que, sans remettre en cause l’alternance ainsi prévue, le jour de la fête des pères sera passé avec le père et le jour de la fête des mères sera passé avec la mère ;
DIT que les dates de vacances scolaires à prendre en considération sont celles de l’académie du lieu de scolarisation ;
DIT que les vacances scolaires débutent le soir après l’école et terminent la veille de la reprise à 18h ;
DIT que les horaires des vacances, pour chercher et ramener l’enfant, sont à définir librement entre les parents ou, à défaut d’accord, sont fixés à 10h le matin et à 18h le soir ;
RAPPELLE que le bénéficiaire du temps de résidence doit supporter les charges relatives à l’exercice de ce droit ;
FIXE à 125 EUROS (cent vingt-cinq euros) le montant mensuel de la contribution à l’entretien et à l’éducation de l’enfant [G] [R], née le [Date naissance 3] 2019 à [Localité 14], due par M. [J] [N] à Mme [R] [Y] et au besoin, le CONDAMNE à verser cette somme à compter de la date de la présente décision ;
DIT que cette somme est payable d’avance, le 5 de chaque mois, par mandat, virement, ou encore en espèces contre reçu, y compris pendant les périodes d’un éventuel exercice de droit de visite et/ou d’hébergement en période de vacances au domicile du créancier ;
RAPPELLE qu’en application de l’article 373-2-2 du code civil, il appartient à l’agence de recouvrement et d’intermédiation des pensions alimentaires ([7]) de mettre en place l’intermédiation financière avec le débiteur de la contribution à l’entretien et à l’éducation de l’enfant ou des enfants aux fins de versement de celle-ci au créancier par son intermédiaire ;
RAPPELLE que tant que le débiteur n’a pas effectué son premier versement auprès de l’ARIPA, il doit verser la contribution à l’entretien et l’éducation de l’enfant ou des enfants directement entre les mains du parent créancier ;
DIT que la contribution sera indexée chaque année à la date anniversaire de la présente décision, en fonction de l’indice publié par l’INSEE des prix à la consommation hors tabac des ménages urbains – ensemble des ménages – dont la base de calcul a été fixée à 100 en 2015, selon la formule suivante :
pension revalorisée = montant initial X nouvel indice
indice de base
dans laquelle l’indice de base est celui du jour de la décision et le nouvel indice est le dernier publié à la date de la revalorisation ;
RAPPELLE au débiteur de la contribution que, conformément à l’article R. 582-7 du code de la sécurité sociale, la pension alimentaire est revalorisée automatiquement par l’organisme débiteur des prestations familiales chaque année à la date anniversaire du titre prévoyant la pension alimentaire ;
DIT qu’elle est due même au-delà de la majorité de l’enfant tant qu’il poursuit des études ou est à la charge des parents ;
RAPPELLE pour satisfaire aux dispositions de l’article 465-1 du code de procédure civile, qu’en cas de défaillance dans le règlement des sommes dues :
1°) le créancier peut en obtenir le règlement forcé en utilisant à son choix une ou plusieurs des voies d’exécution suivantes :
— saisie-attribution dans les mains d’un tiers
— autres saisies
— paiement direct entre les mains de l’employeur
— recouvrement direct par l’intermédiaire du procureur de la République,
2°) le créancier peut exercer un recours auprès de la [8] pour obtenir le recouvrement des impayés,
3°) le débiteur encourt les peines des articles 227-3 et 227-29 du code pénal ;
DIT que les frais de santé non remboursées, les frais d’activités extra-scolaires et de voyages scolaires seront partagés par moitié sur présentation de justificatifs et à condition d’avoir été décidés par les deux parents préalablement, et au besoin, les y CONDAMNE ;
CONDAMNE chacune des parties à supporter la charge de ses dépens ;
DIT que les mesures portant sur l’autorité parentale et sur la contribution à l’entretien et à l’éducation de l’enfant sont exécutoires de droit à titre provisoire ;
DIT n’y avoir lieu à exécution provisoire pour le surplus ;
RAPPELLE que le présent jugement est susceptible d’un recours devant la cour d’appel de Besançon, lequel doit être interjeté dans le délai d’un mois suivant la notification de la présente décision, auprès du greffe de cette cour ;
DIT que pour satisfaire aux dispositions de l’article 1074-3 du code de procédure civile, la présente décision sera notifiée aux parties par les soins du greffe en lettre recommandée avec accusé de réception ;
Ainsi jugé, mis à disposition au greffe le 4 juillet 2025 et signé par le juge aux affaires familiales et par le greffier.
LE GREFFIER LE JUGE AUX AFFAIRES FAMILIALES
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