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Sur la décision
| Référence : | TJ Nice, ch. des réf., 13 juin 2025, n° 24/02117 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 24/02117 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Accorde une provision et désigne un expert ou un autre technicien |
| Date de dernière mise à jour : | 21 juin 2025 |
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Sur les parties
| Avocat(s) : | |
|---|---|
| Parties : | Compagnie d'assurance GAN ASSURANCES SA |
Texte intégral
COUR D’APPEL D'[Localité 10]
TRIBUNAL JUDICIAIRE
DE [Localité 14]
ORDONNANCE DE RÉFÉRÉ
—
EXPERTISE
N° RG 24/02117 – N° Portalis DBWR-W-B7I-QCAY
du 13 Juin 2025
M. I 25/00624
N° de minute 25/911
affaire : [G] [M]
c/ Compagnie d’assurance GAN ASSURANCES SA, Organisme CCSS DE [Localité 13]
Grosse délivrée à
Expédition délivrée à
EXPERTISE
le
L’AN DEUX MIL VINGT CINQ ET LE TREIZE JUIN À 14 H 00
Nous, Céline POLOU, Vice-Présidente, assistée de Monsieur Thibaut LLEU, Greffier, lors de l’audience, et de Monsieur Thibaut LLEU, Greffier, lors de la mise à disposition, avons rendu l’ordonnance suivante :
Vu l’assignation délivrée par exploit en date du 14 Novembre 2024 déposé par Commissaire de justice.
A la requête de :
M. [G] [M]
[Adresse 4]
[Localité 2]
Rep/assistant : Me Aurélie HUERTAS, avocat au barreau de NICE
DEMANDEUR
Contre :
Compagnie d’assurance GAN ASSURANCES SA
[Adresse 5]
[Localité 6]
Rep/assistant : Me Olivier ARNAUBEC, avocat au barreau de NICE
Organisme CCSS DE [Localité 13]
[Adresse 3]
[Localité 8] – PRINCIPAUTE DE [Localité 13]
DÉFENDERESSES
Après avoir entendu les parties en leurs explications à l’audience du 06 Mai 2025 au cours de laquelle l’affaire a été mise en délibéré au 13 Juin 2025.
EXPOSÉ DU LITIGE
Monsieur [G] [M] a été victime d’un accident de la circulation, survenu à [Localité 11] le 11 avril 2024 , ce dernier qui pilotait son scooter ayant percuté le véhicule circulant devant lui, qui s’est déporté sur la gauche, conduit par Monsieur [Y] [F] assuré auprès de la SA GAN ASSURANCES.
Par acte de commissaire de justice du 21 janvier 2025, Monsieur [G] [M] a fait assigner la SA GAN ASSURANCES et la Caisse de compensation des services sociaux de MONACO devant le juge des référés du tribunal judiciaire de Nice, afin de voir:
— ordonner, une expertise médicale
— de voir condamner, la SA GAN ASSURANCES à lui payer la somme de 100 000 euros à titre de provision à valoir sur son préjudice patrimonial et extra patrimonial, une provision ad litem de 4000 euros et une indemnité de 2000 euros au titre de l’article 700 du code de procédure civile ainsi qu’aux dépens
— dire que l’ordonnance sera commune et opposable à la Caisse de compensation des services sociaux de [Localité 13]
À l’audience du 6 mai 2025, Monsieur [G] [M] représenté par son conseil a maintenu dans ses conclusions en réponse, ses demandes .
Dans ses écritures déposées à l’audience, la SA GAN ASSURANCES représentée par son conseil demande de:
— de désigner un expert spécialisé en réparation du dommage corporel avec la mission dévelopée dans ses écritures
— limiter la provision à valoir sur l’indemnisation définitive à la somme de 20 000 euros
— rejeter les demandes de provision ad litem, au titre de l’article 700 du code de procédure civile et toute demande plus ample ou contraire formées à son encontre
— condamner Monsieur [M] à lui payer la somme de 1500 euros au titre de l’article 700 du code de procédure civile et aux dépens
Bien que régulièrement assignée par acte remis à personne se disant habilitée, la Caisse de compensation des services sociaux de [Localité 13] n’a pas constitué avocat mais a fait parvenir un courrier dans lequel elle indique que l’accident en objet étant un accident du travail, les conséquences pécuniaires ne sont pas prises en charge par la caisse.
L’affaire a été mise en délibéré au 13 juin 2026.
MOTIFS DE LA DÉCISION
Sur la demande d’expertise :
Aux termes de l’article 145 du code de procédure civile, s’il existe un motif légitime d’établir avant tout procès la preuve de faits dont pourrait dépendre la solution d’un litige, les mesures d’instruction légalement admissibles peuvent être ordonnées à la demande de tout intéressé en référé.
En l’espèce, il ressort des éléments versés aux débats et notamment du certificat médical du 11 avril 2024 que Monsieur [G] [M] a subi un préjudice corporel consécutif à un accident de la circulation consistant en particulier en un traumatisme crânien, un traumatisme du rachis cervical avec amnésie des faits, une fracture du rachis thoracique, une fracture de la clavicule gauche, une fracture de l’hémi face et de la base du crâne à droite outre une contusion pulmonaire associée à un pneumothorax droit.
Monsieur [G] [M] justifie en conséquence d’un intérêt manifeste à voir établir de façon contradictoire l’étendue du préjudice subi par un médecin expert, inscrit sur la liste de la cour d’appel, présentant toutes les garanties d’objectivité et d’impartialité.
Il convient dès lors de faire droit à sa demande d’expertise, à ses frais avancés. La mission de l’expert et les modalités de l’expertise seront précisées conformément à la demande des parties, dans le dispositif de la présente ordonnance.
Sur la demande de provision :
Le juge des référés est sur le fondement de l’article 835 alinéa 2 du code de procédure civile, habilité à allouer une indemnité provisionnelle, lorsque la créance du requérant n’est pas sérieusement contestable.
En l’espèce, le droit à indemnisation de la victime, n’est pas sérieusement contestable au regard des circonstances de l’accident impliquant un véhicule terrestre à moteur et des dispositions de la loi du 5 juillet 1985, ni même contesté par la SA GAN ASSURANCES qui indique avoir adressé une offre provisionnelle de 20 000 euros à Monsieur [M] à valoir sur l’indemnisation définitive de ses préjudices, qui a été refusée.
Il ressort de l’ensemble des éléments médicaux versés que Monsieur [G] [M] a subi de multiples lésions et notamment en un traumatisme crânien, de multiples fractures et une contusion pulmonaire associée à un pneumothorax droit donnant lieu à :
la prise d’un traitement médicamenteux ;une opération chirurgicale le 11 avril 2024 consistant en une corporectomie de C7 avec arthrodèse C6 T1 par cervicotomie antérolatérale droite le port d’une attelle pour l’épaule gauche, d’un collier cervical et d’un corsetune nouvelle hospitalisation du 21 au 24 mai 2024 pour la prise en charge chirurgicale d’une brèche ostéo méningée des séances de kinésithérapiedes arrêts de travail répétés allant du 11 avril 2024 au 30 avril 2025
Monsieur [M] qui expose en outre avoir subi une perte de revenus du fait de son arrêt de travail, justifie qu’il percevait en qualité d’électricien un salaire mensuel moyen de 3772 euros mais que suite à l’accident, son revenu mensuel s’élève à la somme de 2791 euros.
Bien que la SA GAN ASSURANCES demande de limiter la provision à allouer à Monsieur [M] à la somme de 20 000 euros en faisant valoir que la provision sollicitée est excessive et se heurte à des contestations sérieuses en argant de l’importance des lésions initiales mais de l’absence d’éléments justificatifs sur l’évolution de son état de santé et notamment suite à son hospitalisation de mai 2024, force est de relever qu’il ressort des pièces produites, que ce dernier a subi d’importantes blessures notamment de multiples fractures au niveau notamment du rachis cervical, de la clavicule gauche, de l’hémi-face et de la base du crâne outre une contusion pulmonaire associée à un pneumothorax, qu’il a subi deux interventions chirurgicales et qu’il justifie suivre des soins de kinésithérapie depuis le 17 juin 2024 en versant un bilan kinésithérapie.
Il ressort en outre du rapport de réquisition du médecin légiste [J] [P] en date du 23 octobre 2024, qu’il subit une modification de l’aspect de son visage (région orbitaire droite enfoncée, nez dévié et dents enfoncées), deux cicatrices chirurgicales, une impotence au niveau du rachis cervical et une douleur à la mobilisation des épaules.
Enfin, il démontre également être encore en arrêt de travail jusqu’au 30 avril 2025.
Dès lors, au vu de la nature et la gravité des blessures subies, des soins qu’elles ont entraînés, des hospitalisations et des souffrances endurées, il sera alloué à Monsieur [M] une provision de 80 000 euros à valoir sur son préjudice corporel, dans l’attente de l’expertise.
La SA GAN ASSURANCES sera en conséquence condamnée à son paiement.
Sur la provision ad litem
Le juge des référés a le pouvoir sur le fondement de l’article 835 alinéa 2 du code de procédure civile d’accorder une provision pour les frais d’instance dès lors que l’obligation n’est pas sérieusement contestable, sans que cette allocation soit subordonnée à la preuve d’une impécuniosité de la partie qui en sollicite l’attribution.
En considération des frais prévisibles d’expertise judiciaire et d’assistance à expertise judiciaire, il y a lieu d’allouer une provision ad litem de 2000 euros qui sera mise à la charge de la SA GAN ASSURANCES.
Sur l’article 700 du code de procédure civile et les dépens :
Il sera alloué à Monsieur [G] [M] la somme de 1200 euros en application des dispositions de l’article 700 du code de procédure civile au titre des frais qu’il a dû supporter en la présente instance.
Les dépens seront mis à la charge de la SA GAN ASSURANCES dont l’obligation à indemnisation n’est pas sérieusement contestable.
PAR CES MOTIFS
Nous, juge des référés, statuant publiquement par ordonnance réputée contradictoire, en premier ressort et prononcée par mise à disposition au greffe, avis préalablement donné,
Au principal, RENVOYONS les parties à se pourvoir ainsi qu’elles aviseront ; vu les articles 145 et 835 alinéa 2 du code de procédure civile, vu la loi du 5 juillet 1985, L 376-1 du code de la sécurité sociale,
ORDONNONS une expertise médicale de Monsieur [G] [M] ;
DÉSIGNONS pour y procéder le Docteur [V] [E] expert inscrit sur la liste de la cour d’appel d'[Localité 9] demeurant
[Adresse 7]
Tél : [XXXXXXXX01]
Mèl : [Courriel 12]
à charge pour lui d’avoir recours à un sapiteur dans une spécialité distincte de la sienne si cela s’avérait nécessaire, avec mission de :
1°- convoquer la victime du dommage corporel, avec toutes les parties en cause et en avisant leurs conseils ;
2°- se faire communiquer par tout tiers détenteur, l’ensemble des documents nécessaires à l’exécution de la présente mission, en particulier, et avec l’accord de la victime ou de ses ayants droits, le dossier médical complet (certificat médical initial descriptif, certificat de consolidation, bulletin d’hospitalisation, compte-rendu d’intervention, résultat des examens complémentaires, etc.) et les documents relatifs à l’état antérieur (anomalies congénitales, maladies ou séquelles d’accident) ainsi que le relevé des débours de la CPAM ou de l’organisme social ayant servi des prestations sociales, sous réserve de nous en référer en cas de difficulté;
DISONS qu’en cas de besoin et sans que le secret professionnel puisse lui être opposé, l’expert pourra se faire directement communiquer par tous les tiers concernés (médecins, établissements hospitaliers, établissements de soins, patriciens ayant prodigué des soins à DEMANDEUR toutes les pièces qui ne lui auront pas été produites par les parties dont la production lui apparaîtra nécessaire à l’accomplissement de sa mission ; à charge pour lui de communiquer aux parties les pièces directement obtenues, afin qu’elles en aient contradictoirement connaissance
3°- relater les constatations médicales faites à l’occasion ou à la suite de ce dommage et consignées dans les documents ci-dessus visés ;
4°- examiner la victime ;
5°- décrire les lésions subies ou imputées par la victime à l’événement dommageable, leur évolution, les soins médicaux et paramédicaux mis en œuvre jusqu’à la consolidation ;donner tous éléments afin de déterminer si ces lésions et soins subséquents sont en relation directe et certaine avec les dits faits;
6° – fixer la date de consolidation des blessures, définie comme étant la date de stabilisation des lésions médicalement imputables aux faits à l’origine des dommages ;
Au titre des préjudices patrimoniaux temporaires avant consolidation :
* Dépenses de Santé Actuelles (DSA)
* Frais divers (FD) : au vu des décomptes et des justificatifs fournis, donner son avis sur d’éventuelles dépenses de santé ou de transport exposées par la victime avant la consolidation de ses blessures qui n’auraient pas été prises en charge par les organismes sociaux ou par des tiers payeurs, en précisant le cas échéant si le coût ou le surcoût de tels faits se rapportent à des soins ou plus généralement à des démarches nécessitées par l’état de santé de la victime et s’ils sont directement en lien avec les lésions résultant des faits à l’origine des dommages ;
* Perte de gains professionnels actuels (PGPA), indiquer les périodes pendant lesquelles la victime a été avant sa consolidation et du fait de son incapacité fonctionnelle résultant directement des lésions consécutives aux faits à l’origine des dommages, dans l’incapacité d’exercer totalement ou partiellement une activité professionnelle ou économique ou encore sportive ;
Au titre des préjudices patrimoniaux permanents après consolidation :
* Dépenses de santé futures (DSF)
* frais de logement adapté (FLA) : donner son avis sur d’éventuelles dépenses ou frais nécessaires pour permettre le cas échéant à la victime d’adapter son logement à son handicap ;
* frais de véhicule adapté (FVA) : au vu des justificatifs fournis, donner son avis sur d’éventuelles dépenses nécessaires pour permettre le cas échéant à la victime d’adapter son véhicule à son handicap en précisant leur coût ou leur surcoût, ainsi que la nature et la fréquence de renouvellement des frais d’adaptation ;
* assistance par tierce personne (ATP) : donner son avis sur la nécessité d’éventuelles dépenses liées à l’assistance permanente d’une tierce personne, en précisant, le cas échéant, s’il s’agit d’un besoin définitif ;
* perte de gains professionnels futurs (PGPF) : indiquer au vu des justificatifs produits si le déficit fonctionnel permanent dont la victime reste atteinte après sa consolidation entraîne l’obligation pour elle de cesser totalement ou partiellement son activité professionnelle ou de changer d’activité professionnelle ;
* incidence professionnelle (IP) : indiquer, notamment au vu des justificatifs produits, si le déficit fonctionnel permanent entraîne d’autres répercussions sur son activité professionnelle actuelle ou future (obligation de formation pour un reclassement professionnel, pénibilité accrue dans son activité, dévalorisation sur le marché du travail etc.;
* préjudice scolaire, universitaire ou de formation (PSU) : dire si la victime a subi une perte d’année d’étude scolaire, universitaire ou de formation en précisant le cas échéant si celle-ci a dû se réorienter ou renoncer à certaines ou à toutes formations du fait de son handicap ;
Au titre des préjudices extrapatrimoniaux temporaires avant consolidation :
* déficit fonctionnel temporaire (DFT) : indiquer si la victime a subi un déficit fonctionnel temporaire, en préciser sa durée, son importance et au besoin sa nature ;
* souffrances endurées (SE) : décrire les souffrances physiques et psychiques endurées par la victime, depuis les faits à l’origine des dommages jusqu’à la date de consolidation, du fait des blessures subies et les évaluer sur une échelle de 1 à 7 degrés ;
* préjudice esthétique temporaire (PET) : décrire la nature et l’importance du dommage esthétique subi temporairement jusqu’à consolidation des blessures et l’évaluer sur une échelle de 1 à 7 degrés ;
Au titre des préjudices extrapatrimoniaux permanents après consolidation :
* déficit fonctionnel permanent (DFP) : indiquer si la victime a subi un déficit fonctionnel permanent subsistant après la consolidation des lésions ; en évaluer l’importance et au besoin en chiffrer le taux ;
* préjudice d’agrément (PA) : donner son avis sur l’existence d’un préjudice d’agrément résultant de l’impossibilité pour la victime de pratiquer régulièrement une activité spécifique sportive ou de loisirs ;
* préjudice esthétique permanent (PEP) : décrire la nature et l’importance du préjudice esthétique subi de façon définitive après la consolidation des blessures et l’évaluer sur une échelle de 1 à 7 degrés ;
* préjudice sexuel et préjudice d’établissement (PS) (PE) : indiquer s’il existe ou existera (lorsque la victime est un enfant) un préjudice sexuel, de procréation ou d’établissement ;
DISONS que l’expert devra établir un état récapitulatif de l’évaluation de l’ensemble des postes énumérés dans la mission et dire si l’état de la victime est susceptible de modification en aggravation ou en amélioration ;
Dans l’affirmative, fournir à la juridiction toutes précisions utiles sur cette évolution, son degré de probabilité, et, dans le cas où un nouvel examen apparaîtrait nécessaire, indiquer le délai dans lequel il devra y être procédé ;
DISONS qu’en application des dispositions des articles 748-1 et suivants du code de procédure civile , dans l’hypothèse où l’expert judiciaire aurait recueilli l’accord des parties à l’utilisation de la plate-forme OPALEXE, celle-ci devra être utilisée, conformément à la convention entre le ministère de la justice et le conseil national des compagnies d’experts de justice concernant la dématérialisation de l’expertise civile du 18 avril 2017 et à l’arrêté du 14 juin 2017 portant application des dispositions du titre XXI du livre 1° du code de procédure civile aux experts judiciaire , aux envois, remises et notifications mentionnés à l’article 748-1 du code de procédure civile ;
DISONS que Monsieur [G] [M] devra consigner à la régie du tribunal judiciaire de NICE une provision de 1000 € à valoir sur les frais d’expertise, et ce au plus tard le 13 août 2025, à peine de caducité de la mesure d’expertise, sauf dans l’hypothèse où une demande d’aide juridictionnelle antérieurement déposée serait accueillie, auquel cas les frais seront avancés directement par le Trésorier Payeur Général ;
DISONS que l’expert procédera à sa mission dès qu’il sera avisé du versement de la consignation ci-dessus fixée ou dès notification de la décision d’aide juridictionnelle, et qu’il déposera au greffe rapport de ses opérations au plus tard le 13 février 2026 sauf prorogation dûment autorisée ;
DISONS que, conformément aux dispositions de l’article 280 du code de procédure civile, en cas d’insuffisance manifeste de la provision allouée, au vu des diligences faites ou à venir, l’expert en fera sans délai rapport au juge, qui, s’il y a lieu, ordonnera la consignation d’une provision complémentaire à la charge de la partie qu’il détermine et qu’à défaut de consignation dans le délai et selon les modalités fixés par le juge, et sauf prorogation de ce délai, l’expert déposera son rapport en l’état ;
DISONS que, conformément aux dispositions de l’article 282, le dépôt par l’expert de son rapport sera accompagné de sa demande de rémunération, dont il aura adressé un exemplaire aux parties par tout moyen permettant d’en établir la réception et disons que, s''il y a lieu, celles-ci adresseront à l’expert et à la juridiction ou, le cas échéant, au juge chargé de contrôler les mesures d’instruction, leurs observations écrites sur cette demande dans un délai de quinze jours à compter de sa réception ;
DISONS que, passé le délai imparti aux parties par l’article 282 pour présenter leurs observations, le juge fixera la rémunération de l’expert en fonction notamment des diligences accomplies, du respect des délais impartis et de la qualité du travail fourni ;
DISONS que, sauf accord contraire des parties, l’expert commis devra adresser aux parties un pré-rapport de ses observations et constatations afin de leur permettre de lui adresser un DIRE récapitulant leurs arguments sous un DÉLAI DE UN MOIS ;
DISONS qu’en cas d’empêchement de l’expert commis, il sera procédé à son remplacement par ordonnance du juge chargé de la surveillance des expertises ;
COMMETTONS le magistrat chargé du contrôle des expertises, pour surveiller les opérations d’expertise ;
CONDAMNONS la SA GAN ASSURANCES à payer à Monsieur [G] [M] une indemnité provisionnelle de 80 000 euros à valoir sur la réparation de son préjudice patrimonial et extra patrimonial ;
CONDAMNONS la SA GAN ASSURANCES à payer à Monsieur [G] [M] une provision ad litem de 2000 euros ;
CONDAMNONS la SA GAN ASSURANCES à payer à Monsieur [G] [M] la somme de 1200 euros au titre de l’article 700 du code de procédure civile ;
CONDAMNONS la SA GAN ASSURANCES aux dépens de l’instance,
DÉCLARONS la présente ordonnance commune à la Caisse de compensation des services sociaux de [Localité 13];
REJETONS le surplus des demandes ;
RAPPELONS que la présente décision est exécutoire de droit à titre provisoire ;
LE GREFFIER LE JUGE DES RÉFÉRÉS
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