Commentaire • 0
Sur la décision
| Référence : | TJ Nîmes, juge libertes detention, 27 juil. 2025, n° 25/03680 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 25/03680 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Maintien de la mesure de rétention administrative |
| Date de dernière mise à jour : | 5 août 2025 |
| Lire la décision sur le site de la juridiction |
Texte intégral
COUR D’APPEL DE NÎMES
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE NÎMES
MAGISTRAT DU SIEGE DU TRIBUNAL JUDICIAIRE DE NIMES
Requête: N° RG 25/03680 – N° Portalis DBX2-W-B7J-LEAO
ORDONNANCE DU 27 Juillet 2025 SUR LA DEMANDE DE TROISIEME PROLONGATION DE RÉTENTION ADMINISTRATIVE
Nous, Elodie DUMAS, vice-présidente, magistrat du siège du tribunal judiciaire de NIMES, assisté de Sarah DJABLI, siégeant publiquement conformément à l’article L. 743-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile,
Vu les articles L. 742-1 à L. 743-25 et les articles R. 743-1 à R. 743-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
Les avis prévus par les articles R. 743-3 et R . 743-4 du CESEDA ayant été donnés par le greffier ;
Vu la requête reçue au greffe le 25 Juillet 2025 à 17 heures 49 enregistrée sous le numéro N° RG 25/03680 – N° Portalis DBX2-W-B7J-LEAO présentée par Monsieur LE PREFET DES BOUCHES DU RHONE concernant :
Monsieur [I] [M] [O] alias [K] [I]
né le 24 Octobre 2004 à [Localité 4] (Algérie)
de nationalité Algérienne ;
Vu l’arrêté préfectoral ordonnant une obligation de quitter le territoire français en date du 20/02/2025 et notifié le 20/02/2025 ayant donné lieu à une décision de placement en rétention en date du 27/05/2025 notifiée le28/05/2025 à 9 heures 30 ;
Vu l’ordonnance du 31 mai 2025 du magistrat du siège du tribunal judiciaire de NIMES autorisant la prolongation de la mesure de rétention pour une durée de 26 jours et confirmée par ordonnance du Premier président de la Cour d’appel de NIMES le 03 juin 2025 ;
Vu l’ordonnance du 21 juin 2025 du magistrat du siège du tribunal judiciaire de NIMES autorisant la prolongation de la mesure de rétention pour une durée de 30 jours et confirmée par ordonnance du Premier président de la Cour d’appel de NIMES le 30 juin 2025 ;
Attendu que Monsieur le Préfet requérant, régulièrement avisé, ne s’est pas fait représenter;
Attendu que la personne concernée par la requête est assistée de Me Patricia PERRIEN , avocat commis d’office, désigné par Madame le Bâtonnier du Barreau de NÎMES, qui a pris connaissance de la procédure et s’est entretenu librement avec son client ;
Attendu qu’en application de l’article L.141-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile la personne étrangère présentée a déclaré au début de la procédure comprendre et savoir lire la langue française et a donc été entendue en cette langue ;
DEROULEMENT DES DEBATS
La personne étrangère déclare :
Je m’appelle [K] [I]. Je suis né en 2005. Je n’ai rien à dire sur le déroulement de la rétention.
Me Patricia PERRIEN ne soulève aucune nullité de procédure ;
La Préfecture ne s’est pas fait représenter à l’audience de ce jour bien que dûment avisée.
Sur le fond, Me Patricia PERRIEN plaide le non renouvellement de la rétention administrative de son client pour les motifs suivant :
Au visa de L742-5, on est sur une 3eme demande, l’Algerie ne repond pas malgré les sollicitations. Monsieur n’a pas fait obstruction à la mesure.
La personne étrangère déclare :
Je te demande de me relacher, je vais quitter la France pour aller vers l’Espagne.
OQTF c’est pour quitter le territoire francais juste.
MOTIFS DE LA DECISION
— sur le fond
Attendu que l’article L742-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers du droit d’asile dispose : « A titre exceptionnel, le magistrat du siège du tribunal judiciaire peut à nouveau être saisi aux fins de prolongation du maintien en rétention au-delà de la durée maximale de rétention prévue à l’article L. 742-4, lorsqu’une des situations suivantes apparaît dans les quinze derniers jours :
1° L’étranger a fait obstruction à l’exécution d’office de la décision d’éloignement ;
2° L’étranger a présenté, dans le seul but de faire échec à la décision d’éloignement :
a) une demande de protection contre l’éloignement au titre du 5° de l’article L. 631-3 ;
b) ou une demande d’asile dans les conditions prévues aux articles L. 754-1 et L. 754-3 ;
3° La décision d’éloignement n’a pu être exécutée en raison du défaut de délivrance des documents de voyage par le consulat dont relève l’intéressé et qu’il est établi par l’autorité administrative compétente que cette délivrance doit intervenir à bref délai.
Le juge peut également être saisi en cas d’urgence absolue ou de menace pour l’ordre public.
L’étranger est maintenu en rétention jusqu’à ce que le juge ait statué.
Si le juge ordonne la prolongation de la rétention, celle-ci court à compter de l’expiration de la dernière période de rétention pour une nouvelle période d’une durée maximale de quinze jours.
Si l’une des circonstances mentionnées aux 1°, 2° ou 3° ou au septième alinéa du présent article survient au cours de la prolongation exceptionnelle ordonnée en application de l’avant-dernier alinéa, elle peut être renouvelée une fois, dans les mêmes conditions. La durée maximale de la rétention n’excède alors pas quatre-vingt-dix jours» ;
Attendu que Monsieur [I] [M] ne disposait au moment de son interpellation d’aucun document d’identité ni d’aucun document de voyage et n’en a pas davantage communiqué depuis aux autorités administratives, de sorte qu’il est nécessaire de l’identifier formellement avant de pouvoir procéder à son éloignement effectif ; que l’administration justifie avoir accompli les diligences utiles et effectives en saisissant le 28 mai 2025 le consulat algérien d’une demande d’identification, l’étranger déclarant être ressortissant de ce pays ; qu’une relance a été réalisée le 24 juin et le 24 juillet 2025 ; que l’administration est dans l’attente d’un retour des autorités consulaires algériennes ; que malgré ses diligences, l’administration ne démontre pas qu’une réponse des autorités algériennes pourra intervenir à bref délai ;
que cependant, le comportement de Monsieur [I] [M] [O] alias [K] [I] représente une menace pour l’ordre public en ce qu’il a été condamné le 21 février 2025 par le tribunal correctionnel de MARSEILLE à une peine de six mois d’emprisonnemnt pour trafic de stupéfiants ; qu’il vient d’exécuter cette peine en détention ; qu’il avait déjà été signalisé à 6 reprises au FAED, principalement pour des faits de même nature ; qu’ainsi, une prolongation exceptionnelle de la mesure de rétention est justifiée ;
que par ailleurs, Monsieur [I] [M] [O] alias [K] [I] ne dispose d’aucune garantie de représentation ;
qu’en conséquence, il sera fait droit à la requête préfectorale ;
PAR CES MOTIFS
DECLARONS la requête recevable ;
ORDONNONS pour une durée maximale de 15 jours commençant à l’expiration du délai de 30 jours précédemment accordé par le magistrat du siège du tribunal judiciaire , le maintien dans des locaux ne relevant pas de l’administration pénitentiaire, de Monsieur [I] [M] [O] alias [K] [I]
né le 24 Octobre 2004 à [Localité 4]
de nationalité Algérienne
et DISONS que la mesure de rétention prendra fin à l’expiration d’un délai de 15 jours à compter du 27 juillet 2025 ;
RAPPELONS à la personne étrangère que, pendant toute la période de la rétention, elle peut demander l’assistance d’un interprète, d’un conseil ainsi que d’un médecin et communiquer avec son consulat et avec une personne de son choix et qu’un espace permettant aux avocats de s’entretenir confidentiellement avec les étrangers retenus est prévu au Centre de Rétention de [Localité 1] ;
AVISONS cette personne de ce que la présente décision est susceptible d’être frappée d’appel devant le Premier Président de la Cour d’Appel de Nîmes, dans les 24 heures de son prononcé, que ce délai est susceptible d’être prorogé jusqu’au premier jour ouvrable suivant s’il expire normalement un samedi, un dimanche, ou un jour férié ou chômé ;
AVISONS cette personne que l’appel doit être formé par une déclaration motivée transmise par tout moyen au Greffe de la Cour d’Appel de Nîmes (mail : [Courriel 3] ou uniquement en cas de dysfonctionnement fax N° 04.66.76.46.83) ;
AVISONS la personne concernée que la même faculté appartient à Monsieur le [2] demandeur et à Monsieur le Procureur de la République près ce Tribunal ;
LUI INDIQUONS en outre que Monsieur le procureur de la République a seul la possibilité, dans un délai de 24 heures à compter de la notification de demander la suspension de l’exécution de la présente ordonnance et à cette fin de la maintenir à la disposition de la justice pendant ce délai et jusqu’à décision de Monsieur le Premier Président ou si celui-ci donne un effet suspensif à l’appel du ministère public, jusqu’à ce qu’il soit statué sur le fond.
Fait à [Localité 1], en audience publique, le 27 Juillet 2025 à
LE GREFFIER LA PRESIDENTE
Reçu notification le 27 Juillet 2025 à
LE PRÉFET L’INTÉRESSÉ L’AVOCAT L’INTERPRÈTE
Pris connaissance ce jour à heures
☐ de l’ordonnance de maintien en rétention de Monsieur [I] [M] [O]
☐ de l’ordonnance ayant assigné à résidence Monsieur [I] [M] [O]
☐ de l’ordonnance ayant mis fin à la rétention de Monsieur [I] [M] [O]
et déclare :
☐ Faire appel de la présente ordonnance assorti d’une demande d’effet suspensif devant Monsieur le Premier Président
☐ Ne pas faire appel de la présente ordonnance
Le Procureur de la République
☐ Notification de la présente ordonnance a été donnée à Monsieur LE PREFET DES BOUCHES DU RHONE
le 27 Juillet 2025 à par mail Le Greffier
☐ Notification de la présente ordonnance a été donnée au Centre de Rétention Administrative de [Localité 1];
le 27 Juillet 2025 à par mail Le Greffier
☐ Notification de la présente ordonnance a été donnée par le Centre de Rétention Administrative de [Localité 1] au retenu, accompagnée du récépissé de notification ;
le 27 Juillet 2025 à par mail Le Greffier
☐ Notification de la présente ordonnance a été donnée à Me Patricia PERRIEN ;
le 27 Juillet 2025 à par mail Le Greffier
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Dommages causés par l'action directe d'une personne ·
- Responsabilité et quasi-contrats ·
- Syndicat de copropriétaires ·
- Adresses ·
- Tribunal judiciaire ·
- Sociétés ·
- Grue ·
- Immeuble ·
- Ordonnance de référé ·
- Intérêt à agir ·
- Renvoi ·
- Astreinte
- Intérêt ·
- Taux légal ·
- Tribunal judiciaire ·
- Crédit aux particuliers ·
- Fichier ·
- Prêt ·
- Solde ·
- Contentieux ·
- Titre ·
- Protection
- Déchéance du terme ·
- Consommation ·
- Tribunal judiciaire ·
- Prêt ·
- Contrat de crédit ·
- Mise en demeure ·
- Fiche ·
- Intérêts conventionnels ·
- Historique ·
- Contentieux
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Colportage ·
- Tribunal judiciaire ·
- Garantie ·
- Préjudice de jouissance ·
- Réserve ·
- Réception ·
- Expertise judiciaire ·
- Coûts ·
- Adresses ·
- Périmètre
- Tribunal judiciaire ·
- Commissaire de justice ·
- Adresses ·
- Syndicat de copropriétaires ·
- Expertise ·
- Juge des référés ·
- Commune ·
- Ordonnance de référé ·
- Syndic ·
- Partie
- Dommages causés par des immeubles ·
- Responsabilité et quasi-contrats ·
- Tribunal judiciaire ·
- Adresses ·
- Assurances ·
- Assistant ·
- Référé ·
- Expertise ·
- Ordonnance ·
- Commune ·
- Désistement ·
- Commissaire de justice
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Habitat ·
- Tribunal judiciaire ·
- Expulsion ·
- Ordonnance de référé ·
- Dette ·
- Loyer ·
- Trêve ·
- Exécution provisoire ·
- Situation sociale ·
- Adresses
- Créance ·
- Divorce ·
- Frais d'étude ·
- Titre ·
- Règlement ·
- Avantages matrimoniaux ·
- Mariage ·
- Adresses ·
- Révocation ·
- Indivision
- Commissaire de justice ·
- Tribunal judiciaire ·
- Caducité ·
- Lettre simple ·
- Exécution ·
- Juge ·
- Lettre recommandee ·
- Habitat ·
- Guadeloupe ·
- Réception
Sur les mêmes thèmes • 3
- Tribunal judiciaire ·
- Dessaisissement ·
- Action ·
- Désistement d'instance ·
- Copie ·
- Partie ·
- Procédure civile ·
- Avocat ·
- Jugement ·
- Dépens
- Biens - propriété littéraire et artistique ·
- Demande relative à d'autres servitudes ·
- Servitudes ·
- Cadastre ·
- Adresses ·
- Parcelle ·
- Enclave ·
- Servitude ·
- Tréfonds ·
- Lotissement ·
- Voie publique ·
- Commune ·
- Permis d'aménager
- Contrats ·
- Expertise ·
- Tribunal judiciaire ·
- Sapiteur ·
- Bâtiment agricole ·
- Juge des référés ·
- Adresses ·
- Aval ·
- Assurances ·
- Partie ·
- Compagnie d'assurances
Textes cités dans la décision
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.